
C’est le « marronnier » du début d’année. Examinés de près par les élus, ce sont les résultats du recensement. Qui gagne des habitants, qui en perd ? Des chiffres qui ont leur importance pour l’obtention des dotations financières mais aussi parce qu’ils révèlent si la ville est plutôt dans une dynamique positive en gagnant des habitants ou plutôt négative quand elle en perd, car le signe de déménagements en série, ou que la commune attire peu ou moins qu’avant. Des données qui peuvent aussi faire l’objet de « récupération » et d’interprétations diverses, notamment des politiques quand, à moins de trois mois des élections municipales, certains en profitent pour dénoncer la « bétonisation » de la commune, ou a contrario, si la hausse n’est pas très élevée, permettent aux sortants de défendre leur idée d’une ville qui a su construire avec modération. Les résultats du recensement dévoilés par l’Insee sont la population légale au 1er janvier 2026 qui est en fait celle au 1er janvier 2023. L’Insee fait le distinguo entre la population municipale qui comprend les habitants ayant leur résidence habituelle sur la commune et la population comptée « à part » qui comprend ceux qui vivent dans la commune mais n’y sont pas résidents, comme les étudiants, les militaires et autres. Nous avons choisi de prendre la population totale qui englobe les deux et de faire la comparaison avec les chiffres de 2017 afin d’établir l’évolution annuelle.
Nous sommes désormais 1 281 653 dans le Val-d’Oise, au sein d’une région qui compte 12 463 067 habitants. Mais qu’en est-il plus près de nous, dans l’agglomération Val Parisis et à Argenteuil et Bezons ?
Argenteuil. La ville la plus peuplée du Val-d’Oise, la seule qui est intégrée à la métropole du Grand Paris (l’Établissement public territorial Boucle Nord de Seine) et aussi la seule au-dessus des 100 000 habitants, voit sa population se réduire. Après avoir augmenté entre 2012 et 2017 (de 104 962 à 110 210 habitants), celle-ci ne compte plus aujourd’hui que 106 546 habitants. Soit une baisse annuelle de 0,55% (-3,3% en six ans). Argenteuil reste la cinquième commune d’Île-de-France, derrière Paris, Saint-Denis (commune nouvelle qui a fusionné en 2025 avec Pierrefitte-sur-Seine), Boulogne-Billancourt et Montreuil.
Bezons. Au contraire d’Argenteuil, la petite voisine, intégrée à une agglomération yvelinoise (Saint Germain Boucles de Seine), continue de grossir à vue d’œil. Elle est passée en six ans de 29 383 à 36 551 habitants. Un bond que certains mettront au crédit (ou au passif) de l’arrivée du tramway et du Plan local d’urbanisme. Evolution annuelle : +4,06% (24,36% en six ans).
Les villes de Val Parisis Agglo
L’agglomération Val Parisis reste, depuis sa fusion entre les agglomérations Le Parisis et Val-et-Forêt, la première du département en terme de population, avec 293 108 habitants.
Franconville fait toujours la course en tête avec 37 896 habitants soit une évolution en six ans de 1134 habitants : +0,51% par an (3,06% sur six ans). Il faut cependant noter qu’entre 2012 et 2017, la progression était bien plus importante puisqu’on était passés de 33 196 à 36 762 habitants. Sans doute la conséquence du choix fait par le maire (Lr) Xavier Melki qui annonçait, en devenant maire en 2017, vouloir freiner l’urbanisation.
Herblay-sur-Seine continue sur sa lancée. Très étendue (plus de 12 km2), la ville située entre la Seine et la Patte d’Oie, poursuit sa forte progression en passant en six ans le cap des 30 000. De 29 342 à 32 044 habitants, c’est une évolution annuelle de +1,53% (9,18% sur six ans). Entre 2012 et 2017, la ville avait déjà gagné de nombreux habitants (de 26 944 à 29 342).
Ermont, après avoir progressé près de 1 800 habitants entre 2017 et 2017, a ralenti son rythme puisque la commune est passée de 29 108 à 29 691 habitants soit une hausse de 2% (+0,33% par an).
Taverny connaît une progression mesurée de sa population qui est passée entre 2017 et 2023 de 26 441 à 27 756 habitants soit une hausse de 4,97% (+0,83% par an).
À Cormeilles-en-Parisis, le maire (Lr) Yannick Boëdec s’est souvent interrogé sur les statistiques de l’Insee, estimant que les chiffres ne correspondaient pas à la réalité de l’urbanisation de la ville. Les logements ont poussé comme des champignons ces dernières années avec la Zac des Bois-Rochefort (achevée) et aujourd’hui la marina Seine Parisii. La ville a progressé à un rythme important : de 24 161 habitants en 2017 à 27 522 soit une évolution de 13,91% (+2,31% par an).
Sannois, comme Taverny, progresse à pas comptés, passant en six ans de 26 662 à 27 266 habitants soit une évolution de 2,26% (+0,38% par an).
Eaubonne est passée de 25 097 à 26 558 habitants soit une hausse assez conséquente en six ans de 5,82% (+0,97% par an).
Montigny-lès-Cormeilles est passée de 21 601 à 22 555 habitants soit un rythme de 4,42% (0,74% par an).
Saint-Leu-la-Forêt progresse aussi légèrement et gagne un peu plus de 600 âmes (de 15 798 à 16 267 habitants (+2,97% en six ans, +0,49% par an).
Beauchamp ne devrait pas tarder à passer le cap des 10 000. La ville a connu une hausse importante de sa population en six ans, passant de 8683 à 9920 habitants : +14,25% (+2,37% par an).
Bessancourt aussi continue de grossir fortement et de s’étendre avec l’urbanisation sur la plaine de la Zac des Meuniers, cet écoquartier lancé à la fin des années 2000 qui, aujourd’hui, se termine. La commune située entre la forêt et l’A115 compte désormais 8912 habitants soit un bond de +21,8% en six ans.
Le Plessis-Bouchard compte 8594 habitants (+2,09% en six ans, +0,35% par an).
Pierrelaye prend de la bedaine. Sortie de la Ville nouvelle de Cergy-Pontoise en 1984, elle est passée en six ans de 8 393 à 10 156 habitants. Le cap symbolique des 10 000 est franchi depuis l’an dernier. Une augmentation de +21% (+3,5% par an). De quoi alimenter le débat politique sur l’urbanisation, à quelques mois des élections.
La Frette-sur-Seine connaît les mêmes débats. Mais les statistiques montrent que la population de celle qu’on surnomme la perle du Val-d’Oise, a baissé en six ans, passant de 4 686 à 4 623 habitants : -1,34% (-0,22% par an).
Frépillon passe de 3317 à 3358 habitants, soit une quasi stabilité (+1,23% en six ans, +0,20% par an).
Enfin, Saint-Prix, commune hors agglomération Val Parisis, est passée en six ans de 7158 à 7692 habitants (+7,46% soit +1,24% par an).
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DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale à travers les sites d’archives
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Grâce à son partenariat avec l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en gardien vigilant de la mémoire collective, permettant à chacun d’explorer les trésors archivés de l’Île-de-France.
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