, Municipales 2026 à Mantes : le maire Raphaël Cognet peut-il réellement abandonner ceux qui ont cru en lui

Municipales 2026 à Mantes : le maire Raphaël Cognet peut-il réellement abandonner ceux qui ont cru en lui

Raphaël Cognet, maire de Mantes-la-Jolie (Yvelines) depuis 2017, briguera-t-il un nouveau mandat en mars 2026 ? À l’heure où plusieurs candidatures se sont déjà déclarées, l’intéressé ménage le suspense, et assure même qu’il n’a pas pris sa décision. Faut-il vraiment le croire ? Hésite-t-il vraiment à se présenter à sa propre succession ?
On peut légitimement en douter. Après avoir pris autant de coups, au sens propre comme au figuré, pour gagner sa liberté et prendre le pouvoir en mai 2022, on voit mal comment l’élu biberonné à la politique depuis près de trente ans pourrait aujourd’hui renoncer.

A-t-il seulement le choix ? Peut-il réellement abandonner aujourd’hui ceux qui ont cru en lui, à commencer par son équipe municipale, où personne n’a encore la stature pour reprendre le flambeau ? La réponse à ces questions, il la connaît : c’est non !
Dans l’entretien qu’il nous a accordé il y a quelques jours, Raphaël Cognet a d’ailleurs laissé poindre quelques signes attestant que l’histoire n’est pas encore terminée. L’élu fait le point sur cette échéance électorale, dresse un bilan et partage sa vision de la commune à plus long terme.

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> CANDIDAT… OU PAS ?

« Des questions qui ne sont pas tranchées »

• Êtes-vous candidat à votre succession ?

Aujourd’hui, la question de la candidature ne se pose pas. Est-ce que j’ai envie de faire une campagne ? De refaire un mandat ? Ces questions, pour moi, elles ne sont pas tranchées aujourd’hui. Et je me les pose sincèrement.

• Hésitez-vous ?

En fait, j’ai deux réflexions. La première est d’ordre politique, à savoir qui est le plus capable d’aboutir le projet qu’on a et d’en commencer un autre ? Il faudra discuter avec l’équipe qui est là, avec aussi tous les gens qui nous soutiennent parce qu’ils sont quand même nombreux. Et j’ai une réflexion en termes personnels, parce qu’ici, être maire, c’est aussi un engagement très personnel, avec un traitement de faveur particulier.

« Ce n’est pas un boulot comme un autre, une fonction comme un autre. C’est donc aussi une décision à prendre en famille. »

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« On a d’abord un boulot à finir »

• Vous auriez pu avoir cette réflexion bien avant ?

La fin du mandat, elle est dans six mois. On a donc d’abord un boulot à finir. Entre le covid qui nous a ralenti, les problèmes politiques nationaux et internes à Mantes, on a eu un mandat hyperhaché [depuis 2020]. Si en plus on commence six mois avant la fin du mandat à se remettre en campagne…

• Vous vous êtes quand même donné une échéance pour trancher ?

Ce sera probablement en fin d’année ou en début d’année prochaine, quand la poussière sera retombée, que les autres candidats se seront déclarés. Mais ça sera surtout au moment où on aura fini ce qu’on a commencé depuis 2022. On a encore des choses à faire, à terminer. Le moment n’est pas venu.

• Certains diront que vous gagnez du temps, qu’en fait votre décision est prise et que vous allez y retourner, sans aucun doute…

Personne n’est irremplaçable, je le pense fondamentalement. Je l’ai dit à l’inauguration de l’hôtel de ville (en septembre – N.D.L.R.).

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> BILAN, RÉUSSITES, REGRETS

« On a fait un mandat magnifique »

• Quel bilan tirez-vous de ce mandat ? Avez-vous tenu les engagements pris auprès des Mantais en 2022 ?

Est-ce que je pourrais regarder dans les yeux les Mantais et leur dire qu’on a tenu nos engagements ? Oui, clairement. Nos engagements, ils auront été en très grande majorité et même en immense majorité tenus. Franchement, on a fait un mandat magnifique et d’ailleurs nos chiffres en matière d’investissement, notamment, le prouvent.
On a mis 35 M€. On a participé à transformer cette ville. Il y a encore quelques semaines, les gens ne voyaient pas où on voulait en venir et nous disaient : C’est quoi la cohérence de tout ça ?

• C’est différent aujourd’hui selon vous ?

Maintenant que nos travaux en centre-ville sont sur le point de se terminer, qu’on a fini à Gassicourt et que, au Val Fourré, il y a des rénovations de logements, ils comprennent ce qu’on veut faire. On est en train aussi de lancer un dossier qui m’est très cher, contre l’habitat indigne, insalubre et dégradé en centre-ville. C’est un sujet qui va nous concerner ces douze prochaines années, quelle que soit l’équipe municipale, parce que c’est à ce prix-là qu’on aura une action décisive sur notre ville.

« Ce que je veux, c’est surtout changer la vie des gens. Mon boulot, c’est de faire en sorte que les gens qui habitent ici soient plus heureux, et ensuite de montrer à l’extérieur que les gens sont heureux chez nous. »

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« Notre pays crève de sa technocratie et de sa bureaucratie »

• Vous dites avoir abouti beaucoup de vos promesses de campagne. Mais est-ce que vous auriez pu mieux faire ? Qu’auriez-vous aimé faire aussi et que vous n’avez pas pu accomplir ?

Le regret, il est un peu toujours le même quand tu es maire. C’est la lenteur à laquelle on doit faire face avant de pouvoir aboutir un projet. Les gens sont persuadés qu’on est calé sur un calendrier politique. En gros, qu’on fait tout pour inaugurer les trucs au dernier moment, pour que ça se voit et que ça ait un impact électoral. La réalité, ce n’est pas du tout ça.

• Quelle est cette réalité ?

En fait, notre pays, il est en train de crever de sa technocratie et de sa bureaucratie. L’habitant moyen ne le mesure pas, et heureusement d’ailleurs, parce que ça rendrait les gens fous. Le nombre de questions, techniques, administratives, juridiques, qu’on doit régler avant de pouvoir sortir un dossier…

« On passe beaucoup plus de temps à essayer de faire rentrer nos idées dans des cases juridiques et techniques qu’à faire ce pour quoi on est payés. »

• Un exemple ?

Les travaux du centre-ville, j’aurais adoré qu’ils sortent il y a deux ans. Autre exemple : la concession d’aménagement du centre-ville contre l’habitat dégradé dont j’ai déjà parlé. Ça fait, je crois, six ou sept ans que je suis dessus. Il y a sans doute aussi du pourrissement politique, mais au-delà de ça, on a l’impression de faire du droit tout le temps, et ça va de la chose la plus simple à la plus compliquée. Il y a des gens qui vous diront : Fonce, on s’en fout. Sauf que non, on est obligé de sécuriser juridiquement les choses.

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« C’est beaucoup trop long pour les gens »

• Tout est trop long ?

Hyperlong même ! Regardez l’Anru 2 au Val Fourré. Lors du dernier mandat de Michel Vialay (2014-2017), il ne s’est quasiment rien passé et sous mon premier mandat (2017-2021), on a fait le plan guide, le plan de financement… Il y a eu des rénovations de logements, on a eu de belles réussites sur d’autres choses, mais, en fait, quelqu’un qui ne suit pas tout ça de très près est fondé à se dire : Mais qu’est ce qui a changé autour de chez moi?

• Et vous répondez quoi ?

On aura mis dix à douze ans à réenclencher de façon forte l’Anru 2, c’est beaucoup trop long pour les gens. Un gamin né en 2010, s’il habite dans le quartier des tours Ader, il n’a rien vu changer autour de chez lui dans l’aménagement des espaces publics et des logements. On a fait un travail colossal ailleurs et des travaux importants, grâce aux soutiens, vont être entrepris dans des copropriétés.

« Le type qui vit là-bas, tu as beau lui dire que ça va commencer l’année prochaine, au bout d’un moment, il te dit : Attends, c’est bon, ça fait dix ans que vous dites ça. C’est une grosse frustration. »

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Cognet contre Bédier : « Il faut tourner la page »

• Quelle serait votre solution pour déverrouiller tout ça, accélérer les choses ?

Il faudrait décentraliser ce pays, c’est la priorité. Sauf que ça, ça ne dépend pas de moi. Je ne suis pas parlementaire et je ne le serai sans doute jamais. J’ai 46 ans, je fais de la politique depuis que j’ai 18 ans, ça fait donc près de trente ans qu’on me dit qu’on va avoir un grand acte de décentralisation au profit des territoires, parce que l’État fait trop de choses.

« En réalité, ce que je constate, c’est qu’on prend exactement la direction inverse alors que, pourtant, tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut décentraliser. »

• D’autres regrets ?

J’en ai un qui me vient en tête. Je regrette que, parfois, ici, le prisme de la politique locale soit vu dans une guerre entre Bédier et Cognet. Je pense que ça ne sert pas le territoire et qu’il faudrait qu’on réussisse à passer à autre chose. Parce que les gens, ce qu’ils attendent, c’est qu’on résolve leurs problèmes. J’ai gagné [les élections en 2022] et très largement, ça m’a permis de m’installer. J’ai donc la légitimité démocratique pour prendre des décisions.

« Parfois, on se dit : que de temps perdu, que d’énergie perdue, que de pourrissement politique. Il faut qu’on tourne la page. »

Raphaël Cognet
Raphaël Cognet, maire de Mantes-la-Jolie (Yvelines), dit d’abord se concentrer sur ses derniers mois de mandat. ©David Goudey

> UNE LISTE RENOUVELÉE ?

« Ai-je les meilleures personnes possibles sur chaque poste ? »

• Avez-vous la volonté de renouveler une partie de l’équipe si vous vous représentez ? Est-ce nécessaire ?

Si je dois conduire une liste, il est évident que la question qu’il faudra se poser est celle de savoir si sur chaque poste j’ai les meilleures personnes possibles ? Une trentaine de personnes, je n’ai pas en tête le chiffre exact, ont déjà demandé à être sur ma liste. C’est très encourageant et ça fait du bien, et encore plus quand des gens vous disent qu’ils n’ont jamais été chez LR, Horizon, et qu’ils viennent plutôt de la gauche.

• Comme Audrey Hallier par exemple. Elle a manifesté un intérêt certain pour être sur votre liste. Ça vous inspire quoi ?

Honnêtement, je ne m’y attendais pas du tout. J’ai été assez surpris. Madame Hallier, je ne la connaissais pas avant les dernières municipales. Parfois, elle n’a pas été tendre avec moi. Mais je suis content, et ça me rassure, de voir que des gens qui ont des parcours politiques différents peuvent tomber d’accord sur certaines choses.

« Je pense que si on discutait de politique nationale avec Madame Hallier, on ne serait pas d’accord sur grand-chose, mais en ce qui concerne Mantes, j’ai l’impression que nos visions convergent. »

• Est-ce envisageable qu’elle intègre votre liste si vous êtes candidat, ou totalement exclu ?

Je ne suis pas dans le débauchage. Je veux dire que, quand je fais une liste, ce n’est pas pour aller piquer quelqu’un chez l’adversaire pour l’affaiblir. Mais pour répondre à votre question, concernant Madame Hallier [sur ma liste], ce n’est ni totalement inclus ni totalement exclu. La question se posera plus tard, au moment où j’aurai pris ma décision, de me représenter ou pas.

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> L’ADVERSITÉ

« La gauche, c’est toujours un adversaire sérieux »

• Quel traitement de faveur pensez-vous que vos opposants vont vous réserver ?

Je m’attends dans les prochains mois à être la cible de tout le monde. C’est normal, je suis le maire sortant. Et une des premières façons de se distinguer en politique, c’est évidemment de dire du mal du maire en place en expliquant qu’on aurait tout fait mieux que lui, moins cher, plus rapidement et avec plus d’efficacité.

• Kanza Sakat (La France insoumise) a été la première à se dévoiler ? Elle n’a déjà pas été tendre avec vous…

Je ne la connais pas vraiment. Et je ne crois pas avoir échangé cinq minutes avec elle. D’après ce que j’ai compris, elle me tape très fort dessus dès le début. Mais je ne sais pas ce qu’elle propose. Franchement, j’ai du mal à me prononcer. Je lui dis bonne chance. J’espère qu’elle fera en sorte que la campagne se situe au bon niveau.

• Est-ce qu’une alliance de toute la gauche vous compliquerez la tâche ?

La gauche, c’est toujours un adversaire sérieux. Ceci dit, aux dernières municipales, leur score cumulé était je crois de 15 % (un peu moins de 14 % en fait – N.D.L.R.). Il est évident qu’il y a un électorat de gauche et une sociologie de gauche à Mantes-la-Jolie. Mais depuis trente ans, ils n’ont jamais été en situation de gagner aux élections municipales. Ça ne veut pas dire qu’ils ne le seront jamais, mais ça veut dire que ça va être à eux de prouver aux électeurs qu’ils peuvent gérer cette ville.

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« J’attends de voir leur programme »

• Vous en doutez ?

Je me fie à ce que dit Monsieur Quévarec (élu écologiste du Printemps Mantais) en conseil municipal. C’est quelqu’un de poli, gentil, respectueux. Il n’a jamais franchi certaines limites. Mais je ne crois pas qu’il soit en situation de gérer cette ville avec efficacité. Et il passe beaucoup plus de temps à critiquer ce qu’on fait qu’à proposer une alternative. J’attends de voir leur programme.

« La gauche, c’était deux personnes au conseil municipal. Ils sont maintenant divisés en deux groupes. Et ça ne fait pas un rassemblement. »

• Il y a aussi depuis peu la candidature citoyenne d’Adama Gaye. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Je trouve ça très bien que des jeunes veuillent s’engager pour cette ville. J’en ai pris moi-même beaucoup sur ma liste en 2022 et c’était leur premier mandat, Ils ont beaucoup apporté en dynamisme, en façon de communiquer. Je regarde donc cette candidature avec intérêt. Mais une fois que tu as dit qui tu es, il va falloir que tu dises ce que tu veux faire et avec qui.

> LES PRINCIPAUX THÈMES DE CAMPAGNE ?

« On ne peut pas avoir, en tant que citoyen, un rapport utilitariste à la politique »

• Quels doivent être à vos yeux les sujets fondamentaux de la campagne, que vous soyez candidat ou pas ?

Il y a un sujet qui me vient immédiatement à l’esprit, mais que je vais essayer d’adoucir. Je vais le dire avec mes mots, et j’espère être compris. Il faut qu’on change, c’est vraiment prioritaire, le rapport entre le citoyen et politique. Et ça ne dépend pas que de moi, ça dépend aussi des gens. Il faut que les prochains élus, quels qu’ils soient, réussissent à faire comprendre à tout le monde qu’on ne peut pas avoir, en tant que citoyen, un rapport utilitariste à la politique. C’est très, très, très ancré dans notre ville.

« Ça détruit beaucoup de choses parce que, en fait, c’est ce qui fait que certains ne s’engagent pas, c’est ce qui fait que certains s’engagent pour de mauvaises raisons. »

• Il y a d’autres thématiques importantes ?

Il y a évidemment la question du logement, dans le privé, dans le social, son adéquation avec la taille de la famille, le parcours résidentiel, la lutte contre l’habitat dégradé… Ça doit passer par la construction de logements nouveaux, mais aussi par la réhabilitation de l’ancien. C’est un sujet fondamental. Cette action, conjuguée aux nouvelles infrastructures de transport notamment, doit nous permettre d’attirer un nouveau type de population. On en a besoin.

« Il faut qu’on réussisse à convaincre que Mantes-la-Jolie est une ville d’avenir, qu’elle a changé et que c’est bien de venir y habiter, parce qu’on y aura aussi une meilleure qualité de vie en général. »

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« Urgent, nécessaire et vital qu’on ait une ville de plus en plus sécure »

• C’est-à-dire ?

Je parle ici d’espaces publics, d’une propreté qui tient la route… Ça paraît débile, mais atteindre un certain niveau de qualité en propreté, ce n’est pas facile du tout. Ce n’est pas facile aussi parce qu’il y a beaucoup de gens qui ne respectent rien. Mais franchement, notre ville, pour moi, elle est quand même plutôt propre.

« Quand je parle de qualité de vie, il est aussi question d’avoir une administration municipale plus efficace, plus numérique, plus simple, et surtout au service intégral de la population. »

• Et la sécurité ?

À force d’agir là-dessus toute la journée, on n’y pense plus. Mais notre ville, même s’il s’y passe des choses, elle est plutôt safe. J’adorerais qu’il n’y ait plus aucun acte de délinquance. Il est urgent, nécessaire et vital qu’on ait une ville de plus en plus sécure. On y a mis beaucoup de moyens et beaucoup d’argent. De l’argent qu’on n’a pas pu mettre ailleurs.

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« Ouvrir le champ des possibles »

• Un mot sur l’éducation ?

On a fait des choses avec la cité éducative, la réussite éducative. Mais une des priorités de l’équipe municipale doit être non pas de se battre pour qu’il y ait cinq élèves par classe, mais de faire en sorte que chaque Mantais qui en a besoin puisse être aidé en termes de scolarité. C’est pour ça que c’est bien aussi que ceux qui réussissent en parlent et le disent, parce qu’il faut des exemples. Mais en même temps, les exemples ne suffisent pas. Il faut aussi des gens pour accompagner.

« On sait très bien que tous les gamins n’ont pas les mêmes chances et que le service public municipal doit être là pour rétablir quelque part une égalité des chances. »

• Pouvez-vous être plus précis ?

Je parle d’un périscolaire de meilleure qualité, mais aussi d’ouvrir le champ des possibles, c’est-à-dire de faire découvrir à nos gamins qu’il y a un monde à l’extérieur de Mantes, notamment à Paris, qu’il y a de la culture aussi chez nous. C’est en fait une espèce d’accès à autre chose que ma rue, mon quartier… Parce que le monde est vaste, il s’ouvre, et qu’il y a des choses très intéressantes qui se passent à l’intérieur du monde. Il faut donc faire venir également à Mantes des choses intéressantes, mais aussi inciter les gens à aller les chercher à l’extérieur.

• Il y a un jeune sur cinq au chômage à Mantes. L’emploi est également un sujet fondamental, non ?

On est beaucoup plus utile à l’emploi avec ce que je fais, à la communauté urbaine, avec le développement économique, qu’en créant un service municipal de l’emploi comme la gauche l’évoque. C’est tellement démagogique. On a maintenant un service de développement économique à l’Agglo qui fonctionne et on y met des moyens et de l’énergie pour accompagner les entreprises qui sont sur le territoire, pour les aider à se développer, et en accueillir d’autres.

« Tout le monde ne pourra pas être embauché à la mairie de Mantes-la-Jolie, et ce n’est pas souhaitable. Je dis ça parce que c’est l’horizon professionnel de beaucoup de personnes encore aujourd’hui. »

Il y a aussi un sujet de formation, à mettre en adéquation avec les besoins en main-d’œuvre des boîtes du territoire.

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