, Municipales 2026 : qu’attendent les habitants de Saint-Germain-en-Laye de leur prochain maire

Municipales 2026 : qu’attendent les habitants de Saint-Germain-en-Laye de leur prochain maire

À quelques mois des élections municipales, notre rédaction est allée sur le marché de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) pour prendre le pouls. La question posée était simple : « Quelles sont les trois choses qu’il faudrait améliorer dans votre ville ? »
Des retraités attachés à leur cadre de vie aux jeunes familles venues s’installer récemment, en passant par les commerçants soucieux de l’avenir de leur activité, chacun a livré son sentiment.

Si la commune reste unanimement appréciée pour sa qualité de vie, ses espaces culturels et son ouverture aux jeunes, plusieurs sujets reviennent avec insistance : stationnement, circulation, commerces de proximité, végétalisation et cohabitation des mobilités.

Un cadre de vie « exceptionnel », mais parfois trop minéral

François, 76 ans, habitant de Fourqueux, ne tarit pas d’éloges : « Il y a une vie culturelle extraordinaire, une qualité de vie exceptionnelle, un cadre bien entretenu », confie-t-il, avant de nuancer son propos.

« Le problème, c’est le côté très minéral des places. Ça a été fait il y a vingt ou trente ans, tout le monde trouvait ça bien. Aujourd’hui, on se rend compte qu’il faudrait davantage de biodiversité, pas seulement planter deux ou trois arbres pour se donner bonne conscience. »

François, habitant de Saint-Germain-en-Laye

Le retraité a d’ailleurs quelques idées en tête. « Il faut des trames vertes, et faire appel à des spécialistes capables de concevoir un quartier durable », insiste-t-il en s’interrogeant à ce sujet sur l’aménagement en cours du quartier de l’hôpital.

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Les mobilités douces au cœur des préoccupations

Pour Marion et Marc, un couple de quadragénaires du quartier du Bel-Air, la priorité est claire : sécuriser les déplacements à vélo. Marion, cycliste quotidienne, pointe l’état de la passerelle reliant Bel-Air au centre : « Elle est pleine de petites bosses, ça déporte le vélo, c’est dangereux. » Elle regrette aussi le manque de stationnements adaptés et dénonce la présence de vélos abandonnés : « Certains encombrent les arceaux depuis dix ans. Que fait la police ? »

La question des ralentisseurs anime aussi le débat. « Il y en a trop, et certains sont inutiles », estime Marion, plaidant pour que des dispositifs plus doux, capables de ralentir des voitures sans les abîmer, soient envisagés.

À l’inverse, pour Marie-Thérèse et Gaston, retraités et Saint-Germanois de longue date, les vélos et trottinettes sont devenus un danger. « Depuis la piétonnisation de la rue de Poissy, on ne s’y sent plus en sécurité.

« Les deux-roues circulent dans les deux sens, c’est dangereux. Je suis malvoyant, je ne sais jamais d’où ça arrive. »

Gaston, retraité

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Stationnement : un casse-tête permanent

La problématique du stationnement est l’un des sujets les plus discutés, notamment chez les commerçants. Thomas, fleuriste depuis trente ans sur le marché, met en avant un paradoxe :

« Le stationnement, c’est le gros souci. Les gens veulent pouvoir se garer en marchant le moins possible, mais ne veulent pas non plus trop de voitures. On ne peut pas avoir les deux. »

Thomas, fleuriste sur le marché depuis trente ans

Laurence, commerçante fruits et légumes bio, présente sur ce marché depuis vingt-cinq ans, regrette, elle, la suppression des places de parking autour du marché. « Avant, les gens des communes voisines pouvaient venir. Maintenant qu’ils ne peuvent plus stationner, ils ne viennent plus et les communes ont créé leur propre petit marché. »

Marine, jeune maman et entrepreneuse, renchérit : « Dans toutes les villes, on se bat pour la même chose : le stationnement. » Elle apprécie cependant la gratuité de certains parkings, mesure mise en place par la mairie, mais déplore la panne prolongée de l’ascenseur de celui du château.

Laurence, commerçante fruits et légumes bio est présente sur ce marché depuis 25 ans, regrette la suppression des places de stationnement autour du marché
Les commerçants présents marché de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), eux aussi, ont des idées pour améliorer leur ville. ©Jehan-Jacques Peyre

Les commerces de proximité, un enjeu sensible

Si Saint-Germain bénéficie d’un tissu commerçant diversifié, certains constatent des manques. Marion souligne l’absence de boucherie et de boulangerie de qualité à Bel-Air. Marie-Sylvie, nouvellement installée, regrette pour sa part qu’il n’y ait pas de magasin de bricolage : « C’est dommage, il faut sortir de la ville pour le moindre achat. »

Pour les commerçants eux-mêmes, la situation est contrastée. Thomas, le fleuriste, rappelle que « les pas-de-porte sont de plus en plus chers, trop pour les petits commerçants ». Il plaide pour favoriser des boutiques proposant des produits de qualité, et laisser le bas de gamme à Internet.

David, lui, souhaite voir plus d’évènements du type des Fêtes Luziennes pour faire venir du monde et animer le centre-ville.

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Des habitants attachés à leur ville malgré tout

Malgré ces doléances, l’attachement à Saint-Germain est unanime. « On vient profiter de l’ambiance intéressante et de la diversité des magasins », expliquent Colette et Gérard, qui viennent régulièrement de Chavenay.

« Il y a une formidable vitalité dans cette ville. Ici, je vois une population jeune, des écoles, c’est stimulant ! Le forum des associations était superbe, on a accès à tout. »

Marie-Sylvie, nouvelle habitante de Saint-Germain-en-Laye

Tous reconnaissent profiter d’un cadre de vie enviable, avec une offre culturelle et associative riche. La propreté de la ville et le sentiment de sécurité sont également salués, même si Lydia, résidant au Bel-Air, émet un avis nuancé dans ce domaine.

Jehan-Jacques Peyre

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