, Municipales 2026 dans le Val-d’Oise. À Sannois, Célia Jacquet-Léger tente le retour gagnant

Municipales 2026 dans le Val-d’Oise. À Sannois, Célia Jacquet-Léger tente le retour gagnant

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Élue depuis 2014 dans l’équipe de Bernard Jamet, maire (Dvd) de Sannois (Val-d’Oise), Célia Jacquet-Léger, alors 2e adjointe, s’était vue exclure de la majorité le 28 septembre 2023.

Le maire, qui l’avait pourtant soutenue quand elle s’était présentée aux élections départementales en 2021 et qui pensait à elle pour sa succession, lui avait reproché son attitude lors d’un bureau municipal au cours duquel il avait annoncé à son équipe son intention de rester jusqu’au bout de son mandat et de se représenter… contrairement à ce qu’il avait annoncé en conseil municipal le 9 mars 2023.

Célia Jacquet-Léger, qui se voyait bien reprendre le flambeau, avait alors déclaré, selon le maire : « Je ne sais pas ce que je ferai en 2026 ». La sanction a été immédiate. « Deuxième adjointe, c’est important, j’estime qu’elle a un devoir d’accompagnement et donc j’ai décidé de lui retirer ses délégations », avait tranché le maire. Aujourd’hui, Célia Jacquet-Léger sait ce qu’elle veut pour 2026 : devenir maire de Sannois.

« Ce n’était pas la première fois qu’il changeait d’avis du tout au tout », tacle l’élue, qui dénonce d’abord le positionnement politique de Bernard Jamet.

« Il a soutenu Éric Zemmour à la présidentielle puis il s’est présenté aux élections sénatoriales sur une liste Reconquête (Ndlr, conduite par Sébastien Meurant) sans nous prévenir, alors que nous étions partis aux municipales avec une liste sans étiquette ».

Célia Jacquet-Léger reproche aussi au maire de ne pas avoir respecté ses promesses de 2020 : « à peine 25% du programme a été réalisé ». Elle évoque la maison de santé, la rénovation de la Villa Rozée.

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« En plus, on a augmenté de 5% le taux de la taxe foncière alors qu’on avait promis de ne pas toucher aux impôts. Le maire voulait faire +10%, on l’a convaincu de rester à 5% ».

Célia Jacquet-Léger s’est trouvée un allié en la personne de Laurent Gorza, également longtemps compagnon de route politique du maire.

« Un changement de méthode »

Laurent Gorza a été adjoint aux finances de 2014 à 2020 puis adjoint à la culture. Il dit avoir « très mal vécu » l’éviction « à main levée » de sa collègue et qu’il en avait « marre du prêt à penser. J’ai fini par quitter cette équipe de moutons de Panurge ».

« Il faut un changement de méthode ! » claque Célia Jacquet-Léger. « On ne peut plus continuer ainsi dans cette monarchie municipale, il faut une gouvernance participative où on associera les habitants. Aujourd’hui, ce n’est que de la pseudo-concertation avec les habitants ».

La sécurité et la prévention seront un des éléments importants du programme. L’élue compte, si elle devient maire, renforcer la police municipale et « revoir son organisation pour faire plus de prévention. Une équipe motorisée à deux-roues permettrait d’intervenir partout plus efficacement. L’idéal serait un policier municipal pour 1 000 habitants ». Soit 26 agents. « C’est un objectif certes ambitieux, mais à réaliser sur six ans ».

Redynamiser le pôle gare

Comment financer ces embauches ? « Nous avons 14 millions d’€ d’excédent budgétaire », explique Laurent Gorza.

La maison de santé sera une autre priorité. « Le projet était prêt depuis 2017, mais il n’a pas avancé », regrette Céla Jacquet-Léger.

« Nous sommes passés, depuis, de treize à sept médecins », déplore l’élue. La « redynamisation » du pôle gare, en lien avec la métropole du Grand Paris et Val Parisis fera aussi partie des dossiers à travailler, tout comme le Cœur de ville.

Si elle devient maire, Célia Jacquet-Léger affirme qu’elle limitera la densité de logements. « Actuellement, entre 200 et 250 logements sont prévus. Le seuil de 200 nous semble être un maximum. Une jauge de 150 serait plus absorbable ».

Si elle conduira une liste sans étiquette, Célia Jacquet-Léger, candidate aux élections départementales de 2021 en binôme avec Philippe Métézeau (Dvd) et aux côtés de Malika Ahrès (Lr) et Julien Bachard (Lr), ne cache pas sa sensibilité « centre-droit ». Laurent Gorza se dit de la « droite modérée ».

La candidate exclut à ce jour toute forme d’alliance pour le second tour.

Même pas avec la liste de Nicolas Ponchel (Horizons) ? « Ça m’étonnerait ! », dit-elle. La candidate ne compte que sur son équipe pour gagner. « Après neuf années, on a pu me voir à l’œuvre. J’ai sorti des projets, comme l’espace Éliane-Chouchena, la création de crèches, l’espace parentalité. On a fait tellement de choses… »

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