, Seine-et-Marne : après 10 ans d’attente, ce hameau enfin relié à sa commune par une route neuve et sécurisée

Seine-et-Marne : après 10 ans d’attente, ce hameau enfin relié à sa commune par une route neuve et sécurisée

C’était un chantier attendu : à Saint-Germain-sur-Morin, depuis la rentrée, la route de Montguillon a été rénovée au bénéfice des habitants du hameau, des enfants de la commune et des randonneurs. Le projet stagnait dans les cartons de la mairie depuis 10 ans.
« Aujourd’hui, on rétablit le lien », résume Gérard Gourovitch, le maire, mercredi 26 novembre 2025. En compagnie de nombreux élus, il venait inaugurer la réfection de la route de Montguillon, un projet de longue date qui est finalement devenu concret à la rentrée de septembre après deux mois et demi de travaux.

Relier le hameau de Montguillon

C’était l’un des grands chantiers de la municipalité : en 2022, elle avait en effet lancé un grand plan de rénovation des routes. Ce qui n’avait pas été fait « depuis 40 ans », soulignait-elle alors. À ce moment, une première partie de la rue de Monguillon avait bénéficié de travaux, avec d’autres rues. Mais il restait encore 500 mètres de voirie à rénover.

À lire aussi

L’objectif ? Sortir le hameau éponyme de l’isolement et le relier davantage au centre, par le biais d’un projet de liaison douce. « Au début des années 70, Saint-Germain est passée de 700 à 2 000 habitants. Depuis, la population croît chaque année de 1 %. Le hameau de Montguillon représente aujourd’hui 800 habitants », rappelle le maire de la commune qui avoisine désormais les 4 000 âmes.

Assurer la sécurité des piétons

La rénovation de cette route ne visait pas seulement à raffermir le lien qui existe avec le centre-ville. Il y avait aussi un enjeu de sécurité pour tous les jeunes qui l’empruntent pour se rendre au collège ou pour profiter des équipements sportifs qui entourent le gymnase Jacques Goddet. « C’était dangereux pour les enfants », résume Gérard Gourovitch.

L'inauguration a réunit de nombreuses personnalités.
L’inauguration a réuni de nombreuses personnalités. ©JG
Vidéos : en ce moment sur Actu

La rue était en effet dépourvue de trottoir et les piétons, comme les randonneurs du dimanche, nombreux à emprunter ce chemin pour s’évader de la ville, se retrouvaient à marcher sur le bas-côté, entre la route et les champs. « C’était un enjeu pour les piétons, mais aussi pour les vélos », souligne l’adjoint au maire en charge de la sécurité, Julien Gaillard.

Une route grignotée par les champs

La rue était dans un très mauvais état, souligne-t-il. « Le problème, c’est qu’au fil des années, les champs ont grignoté la route. Ça a créé des crevasses et dès qu’il pleuvait, il y avait du ruissellement. À force, c’est tout l’enrobé qui partait par morceaux. »

À lire aussi

C’est l’une des problématiques qui a rendu le dossier complexe : la route était ainsi passée de huit mètres de large… à six. « On s’en est aperçu quand on a fait venir un géomètre », poursuit le maire. Le passage des machines, nécessaire pour l’activité agricole, accentuait aussi l’usure de la rue. Il a donc fallu travailler avec les agriculteurs. « Nous avons par exemple réalisé des bateaux renforcés pour le passage des engins », explique Julien Gaillard.

Une rue en « chaucidou »

Au final, la municipalité a gardé 5,50 mètres pour la route et le reste pour le passage des piétons. Impossible dans ce cas de ménager une voie en double sens et une voie cyclable, comme le souhaitait la mairie. Mais une solution a été trouvée. « On a créé une chaussée à voie centrale banalisée, ou CVCB ou un chaucidou comme on l’appelle dans l’ouest de la France », vulgarise Gérard Gourovitch.

À lire aussi

Le principe est simple : les voitures peuvent circuler en double sens. Un marquage au sol de part et d’autre matérialise toutefois deux couloirs pour les mobilités douces et si un usager s’y trouve, les voitures doivent lui laisser la priorité. Elles peuvent bien sûr, lorsque c’est possible, les doubler.

Autre avantage de cette route fraîchement rénovée : elle dispose maintenant d’un éclairage. « Il s’agit d’un éclairage LED automatique qui s’éteint dans les 10 secondes après votre passage », explique le maire.

Désormais la route est sécurisée pour tous les usagers, les véhicules, les piétons, les cyclistes… C’est un vrai soulagement de ne plus voir des habitants marcher dans le fossé.

Gérard Gourovitch, maire de Saint-Germain-sur-Morin

Un obstacle financier

Voilà plus de dix ans que le projet de rénovation stagnait dans les cartons de la ville, précise Julien Gaillard. Mais au-delà de la difficulté technique, le frein était avant tout… financier. « C’est un budget à 609 455 €. Pour donner une idée, notre budget annuel pour les investissements s’élève à 2,5 millions et encore, parce que le maire gère les comptes en bon père de famille. C’est l’un des plus gros chantiers des dix dernières années », souligne Julien Gaillard.

A l'occasion de son passage, Jean-François Parigi a remis la médaille d'or du département à gérard Gourovitch pour ses années d'engagement en tant qu'élu.
À l’occasion de son passage, Jean-François Parigi a remis la médaille d’or du Département à Gérard Gourovitch pour ses années d’engagement en tant qu’élu. Une récompense surprise qui a beaucoup ému le maire. ©JG

« Il reste beaucoup à faire »

Sans l’aide du département de Seine-et-Marne qui a mis 243 782 € et de la région Île-de-France qui a participé à hauteur de 137 500 €, la ville n’aurait pas pu mener à bien ce projet, a remercié le maire. « La mobilité est l’un des grands challenges du département. On a pris du retard, on a été oublié, regrette Jean-François Parigi, le président du département. Mais, là, tu as fait avancer un grand projet », salue-t-il en s’adressant au maire avec chaleur. Et ce n’est pas le dernier, glisse Julien Gaillard. « On est bien conscients qu’il reste beaucoup à faire, notamment pour la rue Montaumer. »

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

En conclusion, DMJarchives.org incarne une véritable bibliothèque virtuelle de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès inestimable à une multitude de trésors d’archives numériques. Grâce à son engagement à préserver la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives comble les lacunes laissées par les documents historiques disparus. L’organisation méthodique des archives par territoire permet une exploration approfondie de l’histoire de chaque ville et commune. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque exhaustive, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région francilienne. En somme, en offrant un accès facile et organisé à ces archives numériques, DMJarchives.org joue un rôle crucial dans la préservation et la diffusion de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette riche plateforme pour plonger dans l’histoire fascinante de chaque territoire, et découvrez ainsi les trésors cachés de la région à travers les âges.