, Petite histoire d’un cimetière disparu de Lagny-sur-Marne

Petite histoire d’un cimetière disparu de Lagny-sur-Marne

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Connaissez-vous l’histoire du cimetière de l’Aître à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) ? Aujourd’hui, seule la rue de l’Aître fait écho à ce lieu de recueillement qui a totalement disparu en 1907. Le mot aître désigne en effet un terrain libre qui entoure une église et qui sert de cimetière. Et, au XIIIe siècle, il existait une petite Chapelle dédiée à Saint-Vincent, saint patron des vignerons, autrefois nombreux dans la région, à l’ouest de la ville. La chapelle devait se situer aux environs du numéro 3 de la rue de la République. Au XIVe siècle, ses alentours devinrent en effet un cimetière.

Une épidémie de peste

Mais pourquoi y a-t-il eu besoin d’ajouter de l’espace, qui plus est hors des remparts, alors que Lagny, avec ses quatre églises en cœur de ville disposait déjà de plusieurs lieux d’inhumation ? C’est une épidémie de peste qui, en 1348, a conduit à la création de ce nouveau cimetière. La chapelle est d’ailleurs alors renommée Saint-Vincent de l’Aître, c’est-à-dire, du cimetière.

Le lieu est commun à toutes les paroisses pour accueillir les dépouilles de toutes les victimes de cette terrible maladie, surnommée par les Romains « le fils aîné de la mort », qui touche les nerfs et la peau, crée des lésions formant comme des écailles sur la peau. À l’époque, et comme on l’a déjà raconté, Pomponne abritait une léproserie pour recueillir les malades.

Déplacé pour l’extension de la ville

Le cimetière, d’une surface de 78 ares, va perdurer jusqu’en 1870. Déjà en 1862 et en 1869, le maire de l’époque, le docteur Bonnet, souhaitait le déplacer pour agrandir la ville. La guerre meurtrière de 1870 va faire aboutir ce projet. Avec le décès de soldats français dans les ambulances de la ville, un nouveau cimetière est créé au lieudit des « Etoisies ». C’est celui qui existe encore aujourd’hui.

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Le cimetière de l’Aître est définitivement fermé en 1884. les tombes sont peu à peu transférées et le lieu, avec les grands arbres qui l’arborent devient un jardin public. Puis, le terrain, vendu en 1907, permet de tracer l’avenue de la République sur son emplacement.

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Quelques maigres traces

De nos jours, il serait compris entre les rues suivantes : Jacques Le Paire, Alphonse Meanceau, l’avenue du Général Leclerc et du Maréchal de Tassigny. L’entrée principale se confondait avec l’actuel carrefour de l’avenue de la République.

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La chapelle a été démolie vers 1907, sans laisser guère de traces. Son aspect n’est connu que par une représentation dessinée par Cavallo-Peduzzi. Quelques poteries funéraires, recueillies en 1963 et un fragment d’une croix sculptée en pierre ont été retrouvés et remis au musée de Lagny.

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