, Disparition Alain Delon disparaît à l’âge de 88 ans : la mort du guépard

Disparition Alain Delon disparaît à l’âge de 88 ans : la mort du guépard

, Disparition Alain Delon disparaît à l’âge de 88 ans : la mort du guépard

« Je suis un des rares mythes vivants du XXIe  siècle »: ainsi parlait Alain Delon… d’Alain Delon. C’était en 2011. Un mythe, qui désormais, entre dans la légende. L’insaisissable et ombrageux héros des années 60  a fermé pour toujours ses yeux au regard d’acier à l’âge de 88 ans, ont annoncé ses trois enfants ce dimanche 18 août.

Ces dernières années, il était apparu très affaibli après avoir été victime d’un AVC et d’une hémorragie cérébrale en 2019. Au cours de l’été 2023, après avoir mis en vente aux enchères les 80 œuvres d’art qui composaient sa collection, la star était revenue dans l’actualité avec les plaintes déposées par ses enfants à l’encontre d’Hiromi Rollin, sa dame de compagnie (ou sa dernière compagne ?), qu’ils accusaient notamment de harcèlement moral et abus de faiblesse.

Né le 8  novembre 1935 à Sceaux (Hauts-de-Seine), Alain Delon a 4  ans lorsque ses parents divorcent, le laissant au soin d’une famille d’accueil. Élève turbulent et rebelle, il quitte l’école très tôt et travaille dans la charcuterie de son beau-père, avant de s’engager dans la Marine et de partir pour l’Indochine.

De retour à Paris en 1956, il fréquente Saint-Germain-des-Prés, où le remarquent Jean-Claude Brialy et la femme du réalisateur Yves Allégret. Lequel lui confie son premier rôle en 1957 dans Quand la femme s’en mêle« . Celui du taiseux, du gangster, dont il incarnera par la suite toutes les facettes, criminel, voyou ou flic, dans  Mélodie en sous-sol (1963), Le Samouraï de Melville (1963) ainsi qu’une flopée de polars et films noirs des années 70-80.

La naissance d’une légende

Auparavant, c’est dans Plein Soleil (1959) qu’explose l’aura de ce beau jeune homme distant et néanmoins magnétique. De films commerciaux en films d’auteurs, il cisèle la légende de son personnage chez Luchino Visconti, de Rocco et ses frères au Guépard , dans Borsalino ,  Mr. Klein… Avec pour partenaires le monstre sacré Jean Gabin, mais aussi les icônes Brigitte Bardot (« Je t’aime 80 fois »), Annie Girardot, Simone Signoret et Jean-Paul Belmondo, son opposé, que les médias de l’époque se plaisaient à ériger en rival. Et bien sûr la sublime Mireille Darc, « l’amour de sa vie » : un coup de foudre qui durera 15 ans et ne finira jamais vraiment.

D’amour et de noirceur

Comme dans un film, autour de lui graviteront les femmes  : Romy Schneider, qu’il retrouvera dans La Piscine de Deray des années après leur idylle, Dalida, une brève aventure et quelques « paroles, paroles  », Nathalie Canovas, la seule qu’il épousera, et la mannequin Rosalie Van Breemen.

Il y aura des enfants aussi, Anthony, l’acteur tourmenté aux innombrables frasques, Anouchka, Alain-Fabien, son portrait, et Arry Boulogne, le fils de la chanteuse Nico, qu’il refusera obstinément de reconnaître comme sien.

La réalité rejoint la fiction lorsque décède son ancien homme de confiance, Stevan Markovic, plongeant l’acteur dans une affaire digne d’un roman policier. Entre-temps, il a fondé sa société de production. Mais c’est un rôle à contre-emploi dans Notre Histoire, de Bertrand Blier qui offrira à Alain Delon son César du meilleur acteur en 1985, à 49  ans.

Un discours durci

Vieillissante, la figure de l’acteur se durcit. Ses prises de position en faveur du FN devenu Rassemblement national (« Je suis un ami de Jean-Maire Le Pen depuis 50 ans »), contre l’homosexualité, pour la peine de mort, exaspèrent – au point qu’il figure en 2014 dans la liste des personnalités « qui agacent «  établie par le magazine VSD.

Adulé au Japon, moqué pour son arrogance en France, il ne retrouvera jamais vraiment de rôle à sa stature à partir des années 1990. Plus discret sur les écrans, il se réfugie sur les planches. Alain Delon avait choisi de tourner, en 2017, un ultime film avec Patrice Leconte, «  comme un boxeur qui ne veut pas faire le combat de trop « , disait-il. En mai 2019, il n’avait pu retenir ses larmes en recevant une Palme d’honneur à Cannes. Sur scène, il avait prononcé un discours aux accents testamentaires, parlant d’ « un hommage posthume, mais de mon vivant ».

« Sans elle, je peux partir moi aussi », confiait-il en 2017, après le décès de Mireille Darc. « Je quitterai ce monde sans regrets » avait-il confirmé quelques mois plus tard dans Paris Match. « Je vomis cette époque ». Alain Delon n’avait pas peur de la mort : il l’a embrassée.

Source

DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale en Île-de-France

DMJarchives.org incarne une précieuse ressource pour l’archivage et la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, spécifiquement en ce qui concerne les archives internet.

En tant que gardien vigilant de la mémoire collective numérique, DMJ Archives offre un accès sans précédent à une vaste gamme de documents historiques en ligne, allant des versions passées des principaux sites web locaux à une riche photothèque d’images digitales.

Engagement envers la préservation

Avec un engagement ferme envers la conservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives joue un rôle crucial dans la préservation du passé pour les générations futures.

Grâce à son initiative soutenue par l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en véritable bibliothèque virtuelle, permettant à chacun d’explorer les archives numériques et de se plonger dans l’histoire de chaque territoire francilien.

Exploration des archives

La méthodologie organisée par territoire offre une immersion approfondie dans les événements et les évolutions locales au fil du temps. De la reconstitution minutieuse des sites internet à la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org représente une mine d’informations inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les passionnés d’histoire.

Un lien avec le passé

En embrassant les technologies numériques, DMJ Archives transcende les limites de l’espace et du temps, permettant à quiconque, où qu’il soit, de se connecter avec le passé de l’Île-de-France. En parcourant ces archives internet, chaque utilisateur est invité à devenir un acteur de la préservation de l’histoire locale, contribuant ainsi à préserver et à transmettre ce précieux héritage pour les générations futures.

Conclusion

Dans un monde en constante évolution, où les avancées technologiques redéfinissent notre manière d’interagir avec le passé, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un gardien vigilant des trésors numériques de l’Île-de-France. En explorant cette mémoire collective numérique, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans le tissu de l’histoire locale.