
En 2022, il avait perdu d’une voix face à Hadrien Ghomi (Renaissance). Deux ans plus tard, Arnaud Bonnet, résidant à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne), souhaite porter ses idées et convictions pour cette nouvelle élection législative, sous le signe du dialogue et de l’unité, face notamment à un binôme écologiste : Bernard et Kévin Duchaussoy.
Quelles sont vos motivations pour ces élections ?
Ces élections sont une opportunité de défendre des sujets importants pour moi. Je veux mettre en place des choses du point de vue de la démocratie citoyenne (consiste à associer les citoyens au processus de décision politique, en dehors des grands rendez-vous électoraux, N.D.L.R.), c’est un de mes axes de campagne, notamment des propositions de loi de circonscriptions selon des thématiques comme l’éthique politique. On veut redonner l’envie aux gens de voter. Nous souhaitons également diminuer les angoisses du quotidien : le pouvoir d’achat, la condition de nos retraités, la fin de vie, l’emploi, le racisme, les personnes invalides et handicapées, adultes ou enfants. Je veux recréer du lien. On discute avec tout le monde, même ceux qui ne votent pas à gauche. Il y a beaucoup de colères et nous le comprenons. Il y a des gens qui s’amusent avec nos vies pour avoir une majorité. Je veux l’inverse.
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Avec cette campagne express, quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?
Le sommeil (rires), je dors très peu pour cette campagne. C’est comme si on gérait une petite entreprise, avec plusieurs services dédiés, des dizaines de personnes mobilisées pour la communication, la logistique, finalement tout ce qui est indispensable pour le fonctionnement d’une entreprise en soi. Tout ça en une semaine et en se coordonnant sur les 22 villes et villages de notre circonscription. Il faut réussir à embarquer tout le monde, sans oublier personne.
Avez-vous peur que le dénouement de 2022 se répète ?
Non, absolument pas. Ça m’a permis de porter mes sujets pendant deux ans au niveau national, en travaillant avec d’autres partis, sénateurs et des associations, notamment sur des sujets liés à l’enfance et sur leurs conditions. Les conclusions que j’en tire c’est de prendre les étapes les unes après les autres, dans l’ordre le plus logique. Nous préparons le 1er tour, on envisage les possibilités, puis on envisagera le second tour.
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Pensez-vous que ces élections vont être un « copier-coller » des européennes ?
« Copier-coller » par rapport au vote RN, peut-être, mais la dynamique n’est pas du tout la même. Beaucoup de gens se questionnent, légitimement. Après on a trouvé une solution dans l’urgence, un peu comme la Nupes finalement, mais avec un regroupement beaucoup plus large. Ça offre une opportunité d’avancer sur de nombreux sujets. Il faut rappeler aux gens que ce que nous faisons, c’est du bénévolat. C’est un engagement qui me prend du temps depuis quatre ans. Certains politiques que nous voyons ne sont pas forcément des politiques « professionnels ». Ce sont des représentants qui portent la parole d’une équipe qui sont derrière eux, une équipe qui donne beaucoup de son temps, bénévolement.
Un binôme familial se déclarant « écologiste indépendants » se présente face à vous. Pourquoi ne pas avoir fait alliance ?
J’invite les personnes à se pencher sur l’historique de ce candidat. Ce n’est pas quelqu’un que je connais et a priori, c’était un ancien adjoint du maire de Roissy-en-Brie, François Bouchart, qui a fait campagne avec Monsieur Ghomi. Je fais partie du plus gros rassemblement écologique de France… donc je trouve ça surprenant. Ça va enlever des voix forcement. S’il souhaite échanger avec moi, pas de souci mais je n’ai pas eu de demande d’alliance de leur part.
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