
Dans quelques mois, Marc Tourelle (UDI) ne sera plus le maire de Noisy-le-Roi (Yvelines). À la tête de la commune depuis 2014, l’élu de 63 ans ne conduira pas la liste issue de la majorité sortante, les 15 et 22 mars 2026, lors des élections municipales, laissant ce soin à son premier adjoint, Christophe Molinski.
Il ne sera alors plus que conseiller départemental, pour le canton de Verneuil-sur-Seine (jusqu’en 2028), et peut-être encore le suppléant de la députée (Renaissance) Béatrice Piron, sur la 3e circonscription des Yvelines.
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Pourquoi il arrête ?
Entré au conseil municipal en 2001, sous la mandature de Michel Colin, puis nommé adjoint chargé du Sport à partir de 2003, Marc Tourelle s’est installé dans le fauteuil de maire il y a onze ans.
Il restera un habitant très impliqué à Noisy-le-Roi. « J’ai un projet entrepreneurial qui verra le jour en 2026, après les élections », révèle-t-il. S’il part, même s’il ne le dit pas, c’est un peu à reculons. Il ne s’interdit d’ailleurs pas, « si je suis sollicité », glisse-t-il, de poursuivre un engagement politique, après 2028.
« Je fais le choix d’arrêter, mon successeur est prêt, l’équipe est soudée, avec beaucoup de ses membres qui repartent. »
De la musique à la politique
Marc Tourelle a intégré le conseil municipal via son engagement associatif. « J’étais président de Cèdre Loisirs lorsque Michel Colin m’a proposé de faire partie de son équipe », raconte-t-il.
Une association musicale, créée en 1965, à laquelle Marc Tourelle avait adhéré pour parfaire sa pratique de la guitare. Un instrument offert par son épouse. « Je joue toujours, de la guitare acoustique et basse, et depuis peu de la cornemuse. »
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De nombreuses satisfactions
Sa vie d’élu aura été intense, surtout lors de ce dernier mandat. Des difficultés, mais aussi des joies. Des satisfactions comme l’aboutissement en 2026 du projet, mené avec Hydreaulys, le Département et l’Agence de l’eau Seine Normandie, pour mettre en place un réseau local d’assainissement à Antoura, au Liban, territoire de 15 000 habitants, dont Noisy-le-Roi est partenaire.
« Je garde de ces moments passés avec les villes jumelées, Albion, Godella, des souvenirs très riches, d’ouverture, comme la possibilité d’une vision élargie du monde, d’une incitation à voir les citoyens se tourner vers l’extérieur, découvrir d’autres cultures, sortir des clichés où sont cantonnés les pays étrangers. »
« Favoriser les jumelages, la connaissance de l’autre, c’est aussi le rôle du maire », souligne Marc Tourelle, qui se réjouit de voir les jumelages s’élargir bientôt vers l’Allemagne et la Grande-Bretagne.
Passeport du civisme, projets Montgolfier et Chaponval
La mise en place du passeport du civisme, pour impliquer la jeunesse dans la vie citoyenne, la vision d’une ville à dix ans, tournée vers l’avenir avec les projets Montgolfier, Chaponval, le travail collectif avec son équipe, « cette idée de pollinisation, chère à Jean-Louis Borloo », seront parmi les souvenirs marquants de Marc Tourelle.
Il préfère par contre ne pas trop se souvenir des moments plus noirs auxquels il a été confronté. Comme ce vendredi soir, où le téléphone sonne alors qu’il ferme son bureau et qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui pour le week-end.
« Nous avons été, avec le commandant de la gendarmerie, annoncer le décès accidentel d’un Noiséen à sa famille. »
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« Être maire, c’est côtoyer des gens extraordinaires »
Pour son baptême du feu, tout juste élu maire, il avait dû faire face aux gens du voyage, qui avaient investi le parking de la gare en découpant au chalumeau le portique anti-caravanes. La confrontation avait été évitée grâce aux gendarmes. Les intrus avaient été condamnés ensuite à régler la facture pour les dégradations commises.
« Mais être maire, c’est côtoyer surtout des gens extraordinaires, des associatifs, des personnes soucieuses de l’autre, des réseaux de solidarité. »
Marc Tourelle a encore quelques dossiers chauds sur le feu avant de passer la main. Notamment en matière d’urbanisme et concernant le projet Montgolfier, dont les premiers permis de construire sont attribués ou en passe de l’être.
Emmanuel Fèvre
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