, En Seine-et-Marne, cette ville dote enfin sa police municipale de vrais locaux

En Seine-et-Marne, cette ville dote enfin sa police municipale de vrais locaux

Il y a quelques mois encore, c’était un club de musculation. Aujourd’hui, le local situé entre l’église et la bibliothèque, à deux pas de la mairie de Saint-Germain-sur-Morin (Seine-et-Marne), abrite la police municipale. « C’était une nécessité », résume Gérard Gourovitch, le maire de la commune, lors de l’inauguration qui s’est déroulée en fin de journée jeudi 18 septembre. Jusque-là, les conditions de travail des agents et d’accueil du public n’étaient pas idéales.

« On a tout ce qu’il faut »

Sous un soleil inespéré, les quelques invités découvrent les locaux de 90 m2 qui ont été entièrement refaits et agencés pour les deux agents de police de la ville. Un bureau d’accueil, une salle de pause agrémentée de deux vestiaires homme et femme et de toutes les commodités, mais aussi une salle dédiée au visionnage des caméras de vidéosurveillance, aussi appelé CSU (centre de supervision urbain) ainsi qu’un bureau de direction et une armurerie sécurisée. « On a tout ce qu’il faut », se réjouit le chef de la police.

La ville de Saint-Germain-sur-Morin a désormais un poste de police.
Pour cette inauguration, le maire de la ville, Gérard Gourovitch ainsi que son adjoint en charge de la sécurité, Julien Gaillard, étaient présents. Christian Robache, vice-président du Département de Seine-et-Marne en charge de la Sécurité et Nathalie Tortrat, conseillère régionale d’Île-de-France étaient conviés.  ©Julia GUALTIERI

De précédents locaux inadaptés

Il faut dire que les conditions dans lesquelles il travaillait jusque-là avec son adjointe n’étaient pas idéales. « Leurs locaux étaient dispersés », explique Julien Gaillard, maire adjoint en charge de la Sécurité. Les deux membres de la police devaient par exemple… s’appeler par téléphone pour échanger et le chef de la police ne pouvait pas recevoir de public dans son bureau.

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Autre problématique depuis le recrutement d’une adjointe : l’absence de vestiaire pour femme. Par ailleurs, depuis que la mairie avait pris la décision d’armer sa police, elle était tenue de fournir une salle sécurisée pour le stockage des armes à feu. En plus du bâton télescopique et des bombes lacrymogènes, les policiers portent maintenant un pistolet semi-automatique, un Glock 45, à la ceinture.

Pour les agents et les habitants

En créant un poste de police à part entière, la mairie souhaitait donc « améliorer le confort de travail pour ses agents » mais aussi « améliorer la qualité d’accueil des habitants ». Avec l’enseigne bleu blanc rouge flambant neuve qui habille la façade du bâtiment, le lieu est immédiatement identifiable pour les Saint-Germinois.

Le choix du lieu s’est assez vite imposé. Le local, peu utilisé par l’association d’après la mairie, était tout indiqué. D’abord en raison de son emplacement, central dans la vie locale, mais aussi en raison de ses caractéristiques. Il était suffisamment grand et adaptable. « Il était totalement vide. On a pu tout aménager, créer les différentes pièces nécessaires », explique Julien Gaillard.

Le CSU bientôt relié

Pour transformer l’espace, d’importants travaux ont été engagés. « On a tout refait : électricité, maçonnerie, peinture… », énumère le maire adjoint. À l’intérieur, tout sent encore le neuf : et pour cause, la rénovation a eu lieu pendant les deux mois d’été.

Seul point encore non opérationnel : le CSU. Il reste à tirer la fibre pour pouvoir transférer ce centre de visionnage souvent sollicité. « C’est en moyenne cinq à six réquisitions chaque semaine », précise le maire adjoint.

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Coût total de cet investissement ? Un peu moins de 100 000 €. Financé à 70 % par la commune qui a bénéficié d’une subvention à hauteur de 30 % de la Préfecture de Seine-et-Marne, soit 74 356 € pour la première et 24 785 € pour la seconde.

« Ce sont des aides bienvenues pour des petites communes comme la nôtre », souligne Julien Gaillard en s’adressant à Nathalie Tortrat, conseillère régionale d’Île-de-France et Christian Robache, vice-président du Département de Seine-et-Marne en charge de la Sécurité. Chaque instance, à son échelle, peut financer certains équipements à destination des polices municipales via le « bouclier sécurité ». Les véhicules ou encore les caméras de vidéosurveillance par exemple.

13 caméras supplémentaires

Or, Saint-Germain-sur-Morin a beaucoup investi pour sa sécurité ses dernières années. Dix-neuf caméras ont été installées en ville et 13 supplémentaires seront déployées dans les semaines à venir. Les deux instances, Département et Région, ont confirmé leur soutien à hauteur de 40 % des 96 000 € nécessaires à la réalisation de cette « 3e tranche » du plan sécurité.

Bientôt trois agents de police

L’investissement prévu n’est toutefois pas uniquement matériel. Un troisième poste a été voté en conseil municipal ce 18 décembre avec la création d’un poste de brigadier-chef. Avec cette extension, l’objectif affiché est d’étendre les horaires de la police, déjà présente sept jours sur sept depuis deux ans. « On voudrait pouvoir les étendre la nuit, l’été et pendant les vacances scolaires », explique le maire adjoint en charge de la Sécurité.

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Julien Gaillard ambitionne de monter à quatre les effectifs de la police. Mais ce sera un projet pour le prochain mandat… pour lequel le maire adjoint se portera candidat avec le soutien du maire qui a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne se représenterait pas. Et dans les faits, les locaux sont même dimensionnés pour pouvoir accueillir jusqu’à cinq agents.

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