, Ce village du Val-d’Oise doit s’adapter au flux touristique

Ce village du Val-d’Oise doit s’adapter au flux touristique

, Ce village du Val-d’Oise doit s’adapter au flux touristique

En six ans, elle aura fait évoluer le village. L’équipe municipale dresse son bilan de mandat et celui-ci se révèle plus fourni que prévu.

« Je pense qu’il y a eu plus de choses de faites que ce qu’on avait proposé dans le programme en 2020. Il y a des réalisations que l’on n’avait pas envisagées », explique Capucine Faivre, la maire (Horizons) de La Roche-Guyon (Val-d’Oise).

Gérer le succès

Le succès touristique du village des boucles de la Seine oblige à des aménagements.

C’est ainsi que la ville s’est équipée d’une antenne-relais de téléphonie mobile, discrète pour ne pas dénoter avec le caractère du bourg, reconnu plus beau village d’Île-de-France (et l’un des plus beaux de France).

Le mandat a surtout été marqué par le réaménagement du parking public mieux adapté au flux des touristes.

Des équipements nécessaires aux quelque 500 visiteurs avérés par jour.

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« Le château accueille, chaque semaine, trois fois la population résidente du village », observe l’édile. À lui seul, le site a reçu 86 000 visiteurs (en 2024). 

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Le parking bientôt payant est le passage qui doit permettre d’avancer sur des sujets plus locaux.

Ça doit générer des recettes qui vont soulager cet impact touristique sur le budget communal.

Car au-delà des réalisations en lien avec l’activité touristique, la municipalité connaît les mêmes contraintes que n’importe quelle autre commune.

Elle a ainsi travaillé sur des dossiers directement liés au quotidien de ses 399 administrés.

L’assainissement

Moins visibles mais nécessaires pour aligner la commune aux normes en vigueur, des travaux sur le réseau d’assainissement ont été effectués.

La compétence assainissement a été reversée à la Communauté de communes et des travaux de conformité ont été imposés.

Datant de plusieurs dizaines d’années, il nécessitait une mise aux normes en vigueur.

« La première étape était de mettre à jour le schéma directeur d’assainissement, déjà engagé par la précédente municipalité. Une fois ce document établi, nous avons lancé un appel d’offres auprès d’entreprises. Et là, le coût des travaux était absolument hors de portée pour la commune », rapporte Capucine Faivre.

Le village entre falaise de craies et la Seine s’est retrouvé face à un dilemme.

« Nous étions vraiment embarrassés parce que des travaux devaient être faits et nous n’étions pas en capacité de les financer », reconnaît la maire.

Des échanges avec des syndicats d’assainissement et d’eau potable ont permis un transfert de compétence au 1er janvier 2026.

Une station d’épuration a été construite dans les années 70 pour recevoir la totalité des eaux usées du village, « sauf qu’ensuite, les travaux de raccordement n’ont pas tous été effectués », souligne la maire.

Une partie des administrés paient pour ceux qui ne sont pas raccordés. Pire, des eaux usées finissent directement dans la Seine.

Un constat inconcevable pour la commune prisée pour son caractère bucolique.

« Une situation pas viable », estime-t-elle.

Parité

Un bilan et des actions qui encouragent une nouvelle candidature parmi les élus du conseil municipal.

Une modification du mode de scrutin appliquant la parité homme-femme oblige à cinq sièges homme et cinq sièges femme.

« Je suis dans l’idée d’avoir une équipe renouvelée. J’ai demandé au conseil qui était intéressé pour repartir. Six ans de mandat, ça demande un investissement. C’est long et c’est du boulot. On travaille pour constituer une équipe efficace et motivée pour l’avenir », espère Capucine Faivre, élue maire à 31 ans.

À ce jour, sa liste n’est pas finalisée. Une réunion publique est prévue fin janvier.

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