
L’institution communale a évolué avec le village au fil des siècles.
À trois mois des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, un petit retour s’impose sur l’histoire de l’institution communale au fil des siècles.
Jean-Baptiste Monery, premier maire en 1789
« Les premières élections municipales du 31 janvier 1789 ont désigné Jean-Baptiste Monery, premier maire de Soubès, dans un conseil de cinq membres », explique l’historien Francis Moreau*. L’illustre personnage n’est pas un inconnu puisqu’il occupait déjà la fonction de premier consul depuis 1785. En effet, l’administration communale existait déjà à travers les consuls qui, dès 1434, géraient les affaires du village. Parmi leurs chantiers, on peut citer l’église Sainte-Madeleine (1784) ou le premier point d’eau du bourg, en haut de la Coural, réalisé en 1701-1702 qui fut complété d’un bassin, en 1770, pour donner la Grande fontaine d’aujourd’hui, au pied du clocher.
À l’époque, le conseil consulaire se réunissait dans le bâtiment en face de l’église qui devint, plus tard, le presbytère. Le projet de mairie vit le jour en 1868 en même temps que la place du Terral. L’hôtel de ville, œuvre du maçon soubésien Maurice Babot, livré en 1872, est un bel édifice dans le style du XIXe siècle avec sa corniche, ses encadrements et chaînages d’angle en pierre de taille. Il abritait, au rez-de-chaussée, l’école des garçons.
Une Marianne réalisée par Aristide Rudel
Et pour ce qui est de la statue de Marianne, symbole de la République, on fit appel au sculpteur soubésien Aristide Rudel qui avait réalisé, pour le compte de l’État, le buste de la République du gouvernement général d’Algérie à Alger. Ainsi, la Marianne de Soubès, féminine et sensuelle, relève d’une histoire insolite puisque son modèle trônait de l’autre côté de la Méditerranée. Pour autant, l’entrée des femmes au conseil municipal a pris du temps : la première conseillère élue fut Alice Rouquet, en 1959, puis la première maire, Marie-Claire Rudelle, qui effectua deux mandats entre 1995 et 2008.
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