La cérémonie commémorant les 80 ans de la Libération de Sannois (Val-d’Oise) ont été l’occasion pour le maire (Dvd) de la commune, Bernard Jamet, de rendre hommage aux Français engagés dans la Résistance au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

« Le 26 août 1944, notre ville de Sannois connaissait la joie de la libération. C’était il y a 80 ans ; c’était hier », a-t-il lancé en préambule, avant de poursuivre.
« Car, si l’Histoire ne se répète pas à l’identique, elle transporte avec elle les fondamentaux immuables de notre civilisation. Car, voyez-vous, chers amis, quand la France est en danger, quand le pays est meurtri, c’est toujours une poignée de braves qui s’érige contre l’ordre établi. En juin 1940, après l’appel du général De Gaulle, ils étaient quelques centaines, pour un pays qui comptait alors 40 millions d’habitants. Et puis, au cœur même du pays occupé, oppressé par une dictature barbare, des femmes et des hommes se sont organisés, dans la clandestinité, pour qu’à l’heure du débarquement allié, la France de l’intérieur soit prête à participer activement à sa libération. En 1944, les chefs d’état-major établissaient leurs plans d’attaque, à partir des renseignements fournis par la résistance française. Ce travail de renseignement n’était pas sans risque, comme en témoignent les nombreux résistants qui furent soit déportés, soit fusillés, durant les années sombres de l’occupation allemande, bien aidée, il faut le dire, par la milice française zélée au-delà de ce que l’on peut imaginer. Renseignements, embuscades, déraillement de trains, la résistance française, de plus en plus active, préparait la libération de la France, et surtout, au côté du général de Gaulle, cette résistance française imposait la présence de la France à la table des vainqueurs. Sans elle, toute la politique gaullienne d’indépendance de la France n’aurait jamais pu voir le jour. C’est pourquoi mes chers amis, vous me permettrez de mettre à l’honneur, aujourd’hui, les noms gravés sur notre stèle sannoisienne. »
Les résistants décédés pendant la Libération à Sannois (noms inscrits sur la stèle des FFI) :
« Parmi la liste des résistants présents sur la stèle, deux noms sont à distinguer car décédés dans les rues de Sannois durant la Libération »
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Maurice Guignot : né le 3 novembre 1904 à Pessac. D’après un témoignage oculaire, il a été tué le 26 août 1944, boulevard Maurice-Berteaux près du passage à niveau lors d’un accrochage avec un groupe de sept soldats allemands qui battaient en retraite.
Georges Keiser : né le 29 septembre 1899, il demeurait au 5, rue du Marechal-Joffre et était négociant en vin. Fin août 1944, une barricade a été élevée au croisement de la rue Joffre et rue d’Ermont (actuelle rue Keiser). Cette barricade était protégée par deux chicanes à hauteur de la rue de la Mutualité. Le lieutenant Georges-Keiser est tué le 27 août 1944 à 14h30 au moment où il contrôlait une voiture venant d’Ermont à hauteur des chicanes.
« Il convient de noter que le registre des délibérations du Comité local de Libération mentionne la mort de 3 combattants des FFI rue des deux ponts (actuelle rue du 26 août). Ces résistants ne sont par contre pas nommés ».
Résistant décédé durant la Libération mais pas à Sannois : Marcel Laignel.
« Il y a assez peu de renseignements aux archives sur ce résistant. Il est décédé le 27 août 1944 à Montmorency. Il n’y a cependant pas de détail indiquant s’il a été fusillé ou est mort en combattant. Il habitait au 44, rue du Jardin-Renard. »
Les résistants décédés plus tôt dans le conflit : honorés sur la stèle, ils sont décédés dans diverses circonstances plus tôt dans le conflit :
Michel Turbelin : né en 1923, il faisait partie du réseau de résistance « Libération Nord » et transmettait des messages à Londres. Dénoncé aux allemands par un milicien, il a été déporté au camp de Dora où il est mort.
Felix Pozzi : né en 1900 et fusillé au Mont Valérien en avril 1942. Roger Pozzi : fils de Félix, il a été abattu par un collaborateur allemand à Argenteuil en 1942 à l’âge de 20 ans.
Robert Bellec : fusillé au Mont Valérien en octobre 1943 à l’âge de 20 ans, main dans la main avec le jeune Robert Vermassen.
Robert Vermassen : né le 20 février 1923, il était chaudronnier et demeurait boulevard Maurice Berteaux. Il s’est engagé dans les rangs des « Francs-tireurs et partisans français » en septembre 1941. Son état de service mentionne qu’il a incendié un dépôt de caoutchouc, fait dérailler un train à Ermont et tué un officier allemand à Saint-Gratien. Il est fusillé en même temps que Robert Bellec au Mont Valérien le 2 octobre 1943.
Eugène Duhamel : fusillé par les allemands le 12 août 1944 à Domont, au lieu-dit des « Quatre chênes ». Il habitait au 45 rue Damiette.2
Les résistants non mentionnés dans les registres de décès de la ville ni dans les ouvrages historiques.
« Il n’y a malheureusement pas d’information dans les sources consultées aux archives sur ces trois noms. Nous pouvons seulement supposer qu’ils ne sont pas décédés à Sannois ni en habitant Sannois car il n’y a aucune trace d’acte de décès ou de transcription d’acte de décès dans les registres de la ville : Maurice Reichsteiner, Jean Leclerc, Marcel Nicard. »
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