
.Dans un des bureaux de vote de Rosheim, petite commune de 5.000 habitants à 25 kilomètres de Strasbourg, la file d’attente est déjà longue.
« On est à un tournant de l’histoire de la République », relève Antoine Schrameck, retraité de 72 ans, « angoissé » par la situation.
Même fébrilité chez Emilie, une fonctionnaire de 44 ans. « J’espère qu’il y aura un sursaut dans la participation, comme au premier tour. Après j’ai donné mon vote, advienne que pourra ».
Dimanche dernier, les Français ont placé le Rassemblement national – et ses alliés issus de LR – largement en tête (33 %), devant l’alliance de gauche Nouveau Front populaire (NFP, 28 %), et le camp présidentiel Ensemble (20 %).
La mobilisation s’annonce toujours forte avec une participation attendue au même niveau qu’au premier tour où elle avait atteint 66,7 %, du jamais-vu depuis la précédente dissolution en 1997.
Les premiers résultats sont tombés dans certains territoires d’outre-mer, des résultats qui ne présument en rien d’une tendance nationale.
En Guadeloupe, les deux candidats RN qualifiés pour le second tour n’ont pas transformé l’essai : les quatre députés sortants indépendants et de gauche retrouvent leur siège, avec des scores compris entre 69 et 77,5 % des voix.
En Martinique, les quatre circonscriptions vont à des candidats du Nouveau Front populaire.
En Guyane, les deux sortants soutenus par le NFP sont confortés, Davy Rimane totalisant même 100 % des suffrages, faute d’adversaire.
Nombreux désistements
Un gouvernement issu de l’extrême droite en France serait une première depuis la Deuxième Guerre mondiale.
Mais la campagne de l’entre deux-tours a été marquée par le désistement de très nombreux candidats du camp macroniste et du NFP, au nom d’un « front républicain » revigoré par la perspective d’une nomination du président du RN Jordan Bardella, 28 ans, à Matignon.
Au total 130 candidats NFP et 80 Ensemble se sont retirés, faisant passer le nombre de triangulaires de 306 à 89.
Conséquence de ces retraits, la perspective d’une majorité absolue pour le RN semble s’éloigner.
Quelques heures avant la fin de la campagne électorale vendredi à minuit et le début d’une période de réserve, plusieurs sondages semblaient montrer un resserrement entre les trois blocs (RN/NFP/Ensemble).
Encore faut-il noter la fragilité de ces prévisions avec, comme le soulignait le président délégué d’Ipsos Brice Teinturier vendredi, une « cinquantaine de circonscriptions qui se joue dans un mouchoir de poche ».
Marine Le Pen juge, elle, « sérieuses » les chances du RN « d’avoir une majorité absolue à l’Assemblée », estimant que les projections en sièges « ne sont pas une science exacte ».
Conclusion approfondie sur DMJ Archives
DMJarchives.org représente une ressource inestimable pour la préservation de l’histoire locale de l’Île-de-France à travers les archives du web.
Engagement envers la préservation
Engagé dans la sauvegarde de la richesse culturelle et patrimoniale de la région IDF, DMJ Archives offre un accès sans précédent à une variété de documents historiques numériques, organisés par territoire.
Exploration des archives numériques
Que vous soyez un chercheur passionné, un étudiant curieux ou un habitant désireux de découvrir l’histoire de votre ville, vous trouverez dans les archives du web de DMJ Archives une mine d’informations précieuses et captivantes.
Contribuez à la préservation de l’histoire
En explorant cette mémoire collective numérique, vous contribuez à préserver et à transmettre le patrimoine historique de l’Île-de-France pour les générations futures. Votre intérêt et votre engagement sont essentiels pour assurer la pérennité de cette ressource unique.
Accès aux archives
Pour accéder à cette richesse d’archives numériques et découvrir l’histoire locale de l’Île-de-France, rendez-vous sur DMJ Archives.

