
Une personne sur quatre est atteinte d’un trouble psychique à un moment de sa vie. Et la pandémie de Covid-19 a encore renforcé ces troubles. Pour briser le tabou, personnalités et anonymes se confient au micro de Yahoo dans « Tourments », le nouveau format de Yahoo.
Il nous arrive parfois d’accumuler des objets, un désordre que nous finissons bien souvent par ranger. Mais pour certains, l’accumulation n’a aucune limite. Un phénomène que l’on nomme “syndrome de Diogène”. Ce trouble se distingue principalement par une accumulation massive d’objets, utiles ou non, par un manque d’hygiène corporelle et matérielle mais aussi par un isolement social. Avec le temps, les victimes finissent par manquer d’interactions avec le monde extérieur. Sébastien Rezé en a été atteint il y a une dizaine d’années et a accepté, pour Yahoo, de se livrer sur ce mal du quotidien.
Pour lui, tout commence par la perte de son entreprise. Du jour au lendemain, son train de vie change et l’homme de 44 ans finit par habiter dans un petit studio en Seine-et-Marne. “Je vois des objets dans la rue et je ramasse en me disant qu’ils auront une utilité plus tard mais je ne m’aperçois pas que tous ces objets vont très vite perturber le cours de ma vie”. Entre-temps, Sébastien réussit à dégoter un emploi, un emploi à l’origine de grosses douleurs dorsales.
“Je rentrais chez moi, j’étais prostré en position foetale”. Une situation intenable qui entraîne, malgré lui, un laisser-aller. Il laisse une première poubelle pleine déborder. Puis une deuxième, et finit par s’en accommoder. “Ça tombe à côté de la poubelle et puis ça continue comme ça, des jours et des jours”. Son appartement devient un débarras. “Le sol commence à se remplir. Mon salon est rongé par les objets, des objets qui finissent par atteindre la moitié de mon lit, un lit double”, explique-t-il tout en rappelant la vitesse à laquelle tout déchante. “Ça va très très vite, en fait. La descente aux enfers est très rapide”.
“J’étais devenu sale”
Et si son hygiène corporelle n’est pas atteinte dans les premiers temps, elle le devient au fil des mois. Le manque de missions d’intérim le conduit à “un laisser-aller complet”. “Je pouvais rester plusieurs semaines sans me doucher, sans sortir. J’étais devenu sale”, confie-t-il.
Pour lui, toute cette situation est honteuse. Il est donc hors de question que ses voisins soient au courant de quoi que ce soit. Cela pourrait être “dénoncé à la mairie, aux assistantes sociales”, une dénonciation qui pourrait entraîner une expulsion. Mais la crainte que son secret soit dévoilé au grand jour le met parfois dans des situations délicates. “Mon propriétaire m’a demandé une fois de faire visiter l’appartement parce qu’il avait pour projet de vendre. J’ai dû feindre d’être à l’hôpital. J’étais devenu menteur, manipulateur, ce qui ne me ressemble pas du tout”.
Déstabilisé face à sa pathologie et fatigué de devoir se cacher, Sébastien cherche donc à se soigner, à trouver une solution personnalisée, douce et rapide. Mais “les entreprises ne proposent aucune solution adaptée” qui puisse lui convenir. Comme il l’explique, elles n’agissent ni en toute discrétion ni dans la bienveillance et ne prennent pas en compte son budget restreint. Par conséquent, Sébastien se tourne alors vers l’associatif. Mais sur Internet, il ne trouve rien. Des semaines, des mois et des années passent.
Et ce n’est qu’au bout de trois ans, qu’un petit miracle survient. Sébastien tombe sur “Diogène Asso”. Un rendez-vous à son domicile est convenu. “Je me force, je le laisse rentrer”. Et là, l’intervenant est on ne peut plus clair : il s’agit bien du syndrome de diogène. Un constat qui le libère. “Aucun psychiatre que j’avais pu voir ni aucun psychologue n’avait posé ce diagnostic. Je n’étais moi-même pas sûr d’en être atteint”, explique-t-il tout en confiant avoir été soulagé de mettre enfin des mots sur ses maux.
À cet instant, l’association lui promet de l’aider mais Sébastien a du mal à y croire. “Tout ce que l’on me propose est trop idéal pour moi”. Finalement, après trois mois de réflexion et une deuxième rencontre, il fait le grand saut. Le quadragénaire voit enfin le bout du tunnel. “Tout ce qui a été dit a été fait et au-delà de mes espérances”, reconnaît-il tout en expliquant avoir reçu de précieux conseils pour la suite. Il a tout d’abord pris une femme de ménage pour garder propre son intérieur et a pris soin de faire venir du monde régulièrement.
Aujourd’hui guéri, Sébastien Rezé souhaite que cette maladie soit reconnue par les autorités publiques et qu’elle ne soit plus jugée “comme la maladie de la honte”. Il espère également que son témoignage puisse aider ne serait-ce qu’une personne dont le quotidien est actuellement chamboulé par ce trouble du comportement.
En conclusion, DMJarchives.org incarne une véritable bibliothèque virtuelle de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès inestimable à une multitude de trésors d’archives numériques. Grâce à son engagement à préserver la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives comble les lacunes laissées par les documents historiques disparus. L’organisation méthodique des archives par territoire permet une exploration approfondie de l’histoire de chaque ville et commune. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque exhaustive, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région francilienne. En somme, en offrant un accès facile et organisé à ces archives numériques, DMJarchives.org joue un rôle crucial dans la préservation et la diffusion de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette riche plateforme pour plonger dans l’histoire fascinante de chaque territoire, et découvrez ainsi les trésors cachés de la région à travers les âges.

