, Roger Coggio a mis son village sur grand écran

Roger Coggio a mis son village sur grand écran

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Dans le petit cimetière du Plessis-Luzarches, un sobre caveau de marbre noir au nom de Roger Coggio, en lettres dorées, témoigne d’une discrétion posthume qui contraste avec la grande carrière de ce comédien, metteur en scène et réalisateur. Roger Coggio, décédé des suites d’une longue maladie, à l’âge de 67 ans, fut révélé par son interprétation du « Journal d’un fou », de Nicolas Gogol, qu’il créa au théâtre en 1963 avant d’en faire un film en 1987. Le réalisateur André Cayatte le révéla en 1953 grâce à son film « Avant le déluge ».

Au théâtre, Jean Vilar, qui l’accueillit au Théâtre national populaire de 1957 à 1960, l’encouragea vers la mise en scène. Au cinéma, il réalisa plusieurs films remarqués comme « Chronique d’un couple » en 1971, « On peut le dire sans se fâcher » en 1977). Il adapta également « les Fourberies de Scapin » de Molière (1980) et « le Mariage de Figaro » de Beaumarchais (1989).

Il habitait l’une des plus belles maisons du Plessis-Luzarches

Au Plessis-Luzarches, Roger Coggio habitait depuis les années 1970 l’une des plus belles propriétés, au coin de la rue de la Mairie et de celle du Moulin, au cÅ?ur du village. Ici, la plupart des villageois ont bien connu ce monsieur du cinéma. « Il avait acheté sa propriété au chanteur Hugues Aufray, qui y logeait sa mère, raconte une habitante. Et avant, la maison appartenait à un grand patron des usines automobiles Simca. » Roger Coggio a apporté une certaine animation au village, grâce à ses tournages sur place, mais aussi à ses partenaires qui l’ont accompagné. En particulier sa compagne, Fanny Cottençon, l’une de ses actrices fétiches, avec laquelle il a vécu sur place une dizaine d’années, jusqu’au milieu des années 1990.

« Avant Fanny Cottençon, on a vu pas mal de temps Isabelle Huppert ici », témoigne Roselyne, une ancienne voisine. Dans les années 1980, à l’époque où l’épicerie existait encore, on pouvait y croiser régulièrement l’actrice aux tâches de rousseur. « C’est Fanny Cottençon qui avait fait construire leur piscine équipée d’un fond à hauteur modulable, s’émerveille encore une voisine qui a eu le privilège de visiter l’installation. Une autre riveraine ajoute que, pour les besoins d’un tournage, Roger Coggio avait même fait ajouter une tourelle à sa grande maison.

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