
Il brigue un deuxième mandat. Philippe Audebert, maire (Se) de La Frette-sur-Seine (Val-d’Oise) depuis juin 2020, avait succédé il y a presque six ans à Maurice Chevigny, qui ne se représentait pas.
Seul en lice, il l’avait emporté avec 100% des suffrages. Mais il sera cette fois face à une liste concurrente, « Ma Frette Ensemble », conduite par Mikel Ciorda.
La gauche absente ?
La gauche, absente du scrutin en 2020, fera peut-être à nouveau l’impasse. Philippe Audebert, 64 ans, installé à La Frette depuis 1993, a pris sa retraite. Il a quitté son poste de cadre de direction à Bnp-Paribas.
Élu à La Frette depuis 2001, d’abord adjoint au maire, il fut ensuite premier adjoint chargé aux finances à partir de 2008.
Le maire revendique d’être à la tête d’une liste, La Frette à cœur, sans étiquette, « indépendante de tout parti », explique l’édile, même si le fait de ne pas être investi ou soutenu par un parti n’empêche pas le positionnement politique.
« Je n’ai jamais dit pour qui je votais et je ne le demande pas à mes colistiers. Mon parti, c’est la Frette », insiste l’élu. En 2020 pourtant, la préfecture avait classé sa liste Avenir Frettois comme étant « divers droite ».
Un classement contesté par Philippe Audebert, même si beaucoup considèrent le maire de La Frette comme étant à droite.
« Nous avons tenu nos promesses »
Philippe Audebert estime avoir fait le travail pour lequel il a été élu et avoir été un maire très présent auprès de ses administrés.
« La Frette est aujourd’hui une ville embellie, entretenue, où la vie locale est soutenue et stimulée, avec des finances particulièrement saines et des taux d’imposition qui, contrairement à beaucoup d’autres villes, n’ont pas augmenté. »
Il évoque « la réhabilitation en cours des quais de Seine » et le fait d’être « la deuxième ville du Val-d’Oise à intégrer des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments communaux. Ce n’était pas au programme mais on l’a fait ».
Après plusieurs démissions au sein du conseil municipal depuis 2020, le maire annonce que sa nouvelle équipe alliera « expérience et renouvellement ». Il l’assure :
« C’est toujours la même passion qui m’anime ».
« Ces six années écoulées n’ont pas été un long fleuve tranquille », reconnaît l’édile, qui relate « les crises de toute nature : le Covid, la crise énergétique, la crise sécuritaire avec les émeutes dans les banlieues et la crise financière (inflation, baisse des dotations) ».
Les constructions nouvelles ont également suscité des polémiques.
La liste d’opposition conteste plusieurs projets sortis durant la mandature et le programme de la rue des Lilas en bordure de Seine, mais Philippe Audebert explique avoir voulu respecter la loi Solidarité et renouvellement urbain (Sru) qui impose 25% de logements sociaux aux communes de plus de 1500 habitants.
Ces constructions n’ont au final pas été « très nombreuses » assure-t-il, et selon lui, elles
« s’insèrent de façon harmonieuse dans l’environnement, comme celle du 44, boulevard de Pontoise, qui monte à R+1+combles, pas plus haut que les pavillons voisins, sans altérer le caractère résidentiel de La Frette. Nous étions carencés et nous payions une pénalité financière trois fois plus élevée. Nous ne sommes plus carencés, nous gardons notre maîtrise de l’urbanisme et nous avons récupéré notre droit de préemption urbain en respectant le plan triennal de construction de logements sociaux ».
La commune paye désormais une pénalité réduite à 65 000€ par an et son taux de logements sociaux est passé de 6 à 11%.
Le maire-candidat travaille encore sur son programme qui sera dévoilé « en début d’année » prochaine.
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