, Le ciel s’assombrit partiellement pour le projet de centre européen de musique à Bougival

Le ciel s’assombrit partiellement pour le projet de centre européen de musique à Bougival

, Le ciel s’assombrit partiellement pour le projet de centre européen de musique à Bougival

Cela fait plusieurs années que le baryton Jorge Chaminé se bat pour la création d’un ambitieux centre européen de musique au milieu de la colline des impressionnistes à Bougival. A quelques dizaines de mètres à peine se trouvent en effet les anciennes demeures de l’écrivain Ivan Tourgueniev, de la peintre impressionniste Berthe Morisot et la villa néopalladienne de la chanteuse lyrique Pauline Viardot ou encore la maison du compositeur Georges Bizet. C’est dans cette dernière que le compositeur a écrit Carmen, l’une des plus célèbres oeuvres d’art lyrique au monde. « C’est un véritable joyau, un lieu magique pour l’histoire européenne, qui mérite d’être développé », souligne Jorge Chaminé.

Le département très réservé

Le projet prévoit la création de nouveaux bâtiments à proximité des maisons historiques avec notamment un auditorium de 500 places, un programme de recherche autour de la musique et des résidences d’artistes. Malgré le soutien officiel du président de la république et de son conseiller culture, le dossier est actuellement à la peine. Les collectivités territoriales rechignent en effet à sortir le carnet de chèque et aller plus avant. « Le projet demeure trop flou, le département des Yvelines a fait sa part du chemin en rachetant la maison Bizet. Et nous étions prêts à mettre un million d’euros supplémentaires dans l’opération. Mais à condition que tous les autres partenaires s’engagent financièrement, ce qui n’a pas été le cas », regrette Joséphine Kollsmannsberger, vice-présidente du département des Yvelines, en charge de la culture et maire de Plaisir.

C’est un véritable joyau, un lieu magique pour l’histoire européenne, qui mérite d’être développé

Jorge Chaminé. Baryton

Publicité

Au-delà de l’investissement initial, certains s’interrogent aussi sur l’organisation du futur centre. « Le projet présenté coûterait plus de 12 millions et serait probablement structurellement déficitaire. Il n’est pas question pour nous de venir éponger d’éventuels déficits », souffle un proche du conseil départemental des Yvelines. La collectivité souhaiterait d’autant moins s’engager qu’elle connaît actuellement des difficultés financières et songerait même à se séparer de la maison Bizet. « Nous sommes en réflexion sur le sujet et nous allons demander à la ville de Bougival si elle souhaiterait reprendre le lieu », déclare Joséphine Kollmansberger.

Solution intermédiaire

Jorge Chaminé, de son côté, déplore les nombreuses hésitations qui se font jour. D’autant, assure-t-il que le projet peut obtenir des fonds européens. « Nous avons déjà développé des antennes du centre européen de Musique dans de nombreux pays européens qui nous accueillent à bras ouverts, du Portugal à l’Allemagne, en passant par l’Italie et l’Espagne. C’est paradoxalement en France, qui représentait pour nous le coeur du projet, que tout est plus compliqué » se désole le baryton. Ce dernier insiste sur le rôle fondamental joué par les artistes installés à Bougival, à commencer par ceux qui fréquentaient le salon de la villa de Pauline Viardot. « C’était un véritable creuset de l’esprit européen regroupant de nombreuses personnalités du monde de l’art et de la politique. Il faudrait réaliser un projet ambitieux à cet endroit », plaide encore Jorge Chaminé.

Le maire de Bougival, Luc Wattelle aimerait, quant à lui, qu’une solution intermédiaire puisse être proposée : maintenir le projet tout en le revoyant à la baisse. Il estime que la présence d’autant de demeures de musiciens, peintres et écrivains dans un périmètre restreint constitue une chance unique pour la ville. Et souhaiterait que cette richesse puisse être davantage exploitée dans le cadre de la politique de développement culturel de la ville. Mais l’élu rappelle que les moyens financiers de la commune de 9.000 habitants sont limités. Il s’interroge notamment sur l’utilité de l’auditorium : « la région parisienne compte déjà de très grands lieux musicaux prestigieux, comme La Seine Musicale », souligne l’élu.

Source

En résumé, DMJarchives.org se positionne comme un gardien vigilant de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès sans précédent à une multitude de trésors d’archives numériques. Avec un engagement ferme envers la préservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives redonne vie aux documents historiques disparus, les rendant accessibles à tous. Grâce à une organisation méticuleuse par territoire, cette plateforme permet une plongée immersive dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque riche en images digitales, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région. En somme, en archivant méticuleusement ces témoignages du passé, DMJarchives.org s’érige en véritable gardien de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette précieuse plateforme pour découvrir et redécouvrir les trésors cachés de la région, archivés pour les générations futures.