Ce programme de rénovation doit coûter entre 36 et 38 millions d’euros d’après la Ville de Paris, qui espère le voir sortir de terre d’ici trois ans maximum.
Publié le 27/03/2025 21:55
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La mairie de Paris et le ministère de la Culture ont dévoilé jeudi 27 mars le lauréat de l’appel à projets pour le réaménagement de la place de la Concorde, la plus vaste de la capitale, rapporte « Ici Paris Ile-de-France » (ex-France Bleu). Il y aura moins de voitures, plus de verdure pour la nouvelle « place jardin » de la Concorde. C’est l’architecte Philippe Prost, accompagné de l’atelier de paysages Bruel-Delmar, qui a été choisi à la quasi-unanimité par le jury composé d’experts, parmi cinq équipes candidates. À 65 ans, celui qui a déjà rénové l’hôtel de la Monnaie de Paris, s’attaque donc au monument historique, entièrement classé au patrimoine mondial de l’Unesco.
Des fossés recreusés comme à l’époque de Louis XV, des prairies pour pique-niquer ou bouquiner, les corridors souterrains autoroutiers supprimés et des pistes cyclables clairement délimitées… La place de la Concorde à Paris va se transformer dans les prochaines années. C’était annoncé depuis un an et la création par Anne Hidalgo d’une « commission Concorde ».
De la Révolution française aux Jeux Olympiques, « cette place n’a jamais cessé d’évoluer », s’enthousiasme Philippe Prost, en conférence de presse de présentation, à l’Hôtel de Ville. Il entend redonner à la Concorde son aspect historique avec de grandes pelouses et des fossés, tout en anticipant les enjeux climatiques et les nouvelles mobilités. Ainsi, son projet respecte les 12 recommandations listées et intégrées au cahier des charges par la « commission Concorde », à savoir notamment la préservation et la valorisation des décors historiques de la place, la réduction de l’emprise de la circulation automobile et la végétalisation.
Pour la restauration du patrimoine, l’architecte et ses équipes ont choisi de maintenir toutes les perspectives historiques. Est-ouest entre le jardin des Tuileries et les jardins des Champs Élysées pour conserver la ligne de fuite entre la pyramide du Louvre, l’Obélisque, l’arc de Triomphe et la Grande Arche de la Défense, mais aussi nord-sud entre la Madeleine, les fontaines monumentales, l’Obélisque et l’Assemblée Nationale. Sur cette partie minérale, les symboliques pavés parisiens en granit seront restaurés.
Autre nouveauté, la réouverture des fossés d’antan, tout autour de la place. La profondeur dépendra de ce qu’on y a mis depuis des années, les réseaux de gaz, de télécom, mais aussi les infrastructures de la ligne 1 du métro. Ces fossés feront 22 mètres de large, seront sécurisés par une restauration ou la reconstruction des balustrades historiques et seront intégralement végétalisés. Ils serviront aussi de bassins de stockage en cas de fortes pluies et permettront l’infiltration de l’eau jusqu’aux nappes phréatiques.
Le reste des 2,8 nouveaux hectares de végétalisation consistera en de grandes pelouses, en majorité à la place des actuelles voies de circulation automobile. Pour faire de l’ombre, 131 nouveaux arbres vont être plantés, en partie des platanes, le long de la Seine, bordant une nouvelle grande promenade piétonne et cycliste, de 10 mètres de large. Des très grands arbres vont être plantés dans les coins de la place pour faire de l’ombre jusqu’à l’esplanade centrale. Les prévisions des paysagistes tablent sur une baisse de température de 8,5°C.
Quant aux voitures, elles ne disparaissent pas totalement, mais elles devront faire des détours. Car les voies de circulation, comme actuellement, ne seront maintenues que sur un côté de la place, à l’ouest. Pour les trajets ouest-est, les voies souterraines qui permettent actuellement de traverser la place en longeant la Seine et en évitant les feux du carrefour, vont disparaître. Ce programme de rénovation doit coûter entre 36 et 38 millions d’euros d’après la Ville de Paris et que la maire, Anne Hidalgo, espère voir sortir de terre d’ici trois ans maximum.
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