En déclin au milieu du 20e siècle, La Motte, près de Loudéac (Côtes d’Armor), s’est métamorphosée dès les années 1960, sous l’impulsion du maire Ernest Mercier. Récit.
1 200 habitants de moins en 50 ans
Dans la première moitié du 20e siècle, La Motte, est frappée de plein fouet par l’exode rural.
Les chiffres sont éloquents. En un demi-siècle, la commune a perdu 1 200 habitants passant ainsi de 2 701 âmes, en 1901, à 1 533 habitants, en 1954.
Au début des années 1960, Loudéac, sa voisine, connaît un développement économique fulgurant marqué notamment par l’installation des entreprises Duquesne-Purina, en 1961, de Olida, en 1965, ou encore par l’ouverture de plusieurs abattoirs.
Ernest Mercier, le maire bâtisseur
« Nous voulons bien que nos jeunes s’en aillent travailler à Loudéac. Mais, malgré tout, nous souhaitons les garder chez nous ! »

Le personnage qui prononce cette phrase, en mars 1969, s’appelle Ernest Mercier (1910-1975). Maire de La Motte de 1959 à 1975, Ernest Mercier s’est imposé dans l’histoire mottérieuse comme le « maire bâtisseur ».
Pour enrayer le déclin démographique de sa commune et attirer de nouveaux habitants, l’édile et son conseil municipal vont lancer, au milieu des années 1960, un vaste programme de construction marqué par l’aménagement de plusieurs lotissements et la construction d’équipements municipaux.
Le premier lotissement en 1964
Dès 1962, le conseil municipal est à l’origine de l’acquisition de terrains au Clos-Rouge et à la Croix-Montfort. La ville achète les terrains, les viabilise et les vend aux candidats à la construction pratiquant, à l’époque, des prix concurrentiels : 8 francs le m2.
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L’emplacement des premiers lotissements n’est pas choisi au hasard.
Pour la municipalité de l’époque, il s’agit de combler par des habitations l’espace resté vide entre le bourg et la Croix-Jartel. Les premières maisons sortent de terre en 1964. Il y a donc tout juste 60 ans.
Des lotissements à la place des champs
Dans les années 1970 et 1980, de nouveaux terrains sont acquis par la commune aux familles Hamon, Lostie, Jéglot…

Sur d’anciennes terres agricoles, les lotissements communaux, HLM ou privés poussent comme des champignons, en bordure des actuelles rue des Epinais, Le Clos, des Aubépines, de Beauséjour…
Des équipements sortent de terre
Pour répondre aux besoins des habitants, les écoles de Bel-Air et des Bruyères sont réhabilitées, le terrain des sports sort de terre en 1969, l’étang de Baulieu est aménagé deux ans plus tard et la mairie actuelle sort de terre entre 1980 et 1981…
Le vœu de Ernest Mercier exaucé
L’expansion urbaine, lancée dans les Trente Glorieuses, porte ses fruits.
La Motte voit sa population atteindre les 1 536 habitants, en 1975, les 1 834 âmes, en 1982, et dépasser le cap des 2 000 habitants, au début des années 2000.
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En six décennies, La Motte est ainsi passée d’une bourgade en déclin, de 1 500 âmes, à une commune dynamique, de 2 145 habitants, résolument tournée vers l’avenir.
Le vœu pieux de Ernest Mercier s’est concrétisé.
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