, Faire rayonner le château de La Roche-Guyon, une nouvelle ambition dans le Val-d’oise touristique

Faire rayonner le château de La Roche-Guyon, une nouvelle ambition dans le Val-d’oise touristique

« Être à la direction d’un établissement culturel est une mission au long cours », explique Emmanuel Morin, 54 ans, nouveau directeur du château de La Roche-Guyon (Val-d’Oise).

« À La Roche-Guyon, je viens construire avec l’équipe du château une nouvelle aventure qui demande du temps, à l’image du lieu qui s’inscrit dans l’histoire », prévient-il.

« Quand on plante, il faut attendre que ça pousse avant de tailler et de donner une forme », ajoute-t-il en regardant les jardins du domaine.

Dans l’écrin paisible des boucles de la Seine, au pied des falaises de craie, le château de La Roche-Guyon est devenu le site le plus fréquenté du Val-d’Oise.

86 000 visiteurs en 2024. En prendre la direction relève du sacerdoce.

Vivre une expérience au cœur du patrimoine

La nomination d’Emmanuel Morin s’appuie sur la base d’un projet validé par le ministère de la Culture, la Drac Île-de-France et le département du Val-d’Oise, gestionnaire du château.

« J’ai travaillé pendant presque cinq mois sur l’écriture d’un projet. Ma seule ambition, c’est de faire rayonner le château pour le plus grand nombre, à travers événements, expositions, concerts… », confie le nouveau responsable qui souhaite présenter sa démarche auprès des acteurs extérieurs du château : commerçants, associations, mairie…

Le beau qui s’élève

« Je souhaite permettre au public de vivre une expérience au cœur du patrimoine », assure Emmanuel Morin.

Faire découvrir les lieux autour de son histoire et pourquoi pas des œuvres contemporaines. L’inscrire dans son temps actuel.

« Faire dialoguer l’histoire avec les créateurs contemporains et vivre une expérience ! ».

J’ai envie que le public se retrouve au château comme devant la vitrine d’un pâtissier

Emmanuel Morin pense ainsi compléter la traditionnelle visite du château avec des odeurs, des sons, de la réalité virtuelle, des projections monumentales… afin que le public s’immerge et s’imprègne du lieu.

« Parler d’histoire, parler de nos racines, parler de ce qui a fait la grandeur du lieu, tout en s’appuyant sur des gestes contemporains », conçoit-il.

Une immersion pour le grand public mais aussi pour les habitants du territoire.

Revenir régulièrement au château. En faire un lieu incontournable. Le projet culturel qu’il impulse s’articulera autour d’événementiels, comme le succès de la Fête des plantes, mais aussi de nouveaux rendez-vous.

« C’est donner envie aux habitants de Vétheuil, de Vernon, de Cergy-Pontoise, enfants, ados, actifs, retraités, de venir ici ».

L’escalier d’honneur va être entièrement retravaillé par des designers.

« J’ai envie que le public se retrouve au château comme devant la vitrine d’un pâtissier, en se disant, qu’est-ce que je vais manger ? Notre conception, c’est de faire en sorte qu’il ne choisisse pas. Il entre et il dévore tout ! » 

Voir le château sous tous ses angles à travers un moment ludique et d’émotions.

Le château de la Roche-Guyon et ses jardins sont les sites les plus visités du Val-d'Oise, avec 86 000 visiteurs en 2024.
Le château de la Roche-Guyon et ses jardins est le site le plus visité du Val-d’Oise, avec 86 000 visiteurs en 2024. ©Fabrice Cahen

Goûter le jardin

Profiter de l’ensemble du domaine et de ses particularités fait aussi partie du projet d’Emmanuel Morin. Ses jardins notamment.

 » Le château au printemps, ce n’est pas celui de l’été, ni de l’automne, ni de l’hiver. Il y a autant de saisons qu’il y a de façons de voir le château, explique-t-il. Il va y avoir de la musique dans les jardins. Le public échangera avec les jardiniers du domaine. On pourra faire goûter les fruits aux gens. Et quand il n’y a plus de fruits, il reste des choses qui poussent », évoque Emmanuel Morin.

Le programme culturel sera connu début décembre et sera axé sur les expériences

« visuelles, olfactives, sonores et gourmandes. » 

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Source

DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale à travers les sites d’archives

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