, Dans le Val-d’Oise, entre la municipalité de Soisy et Omar Bekare, le feuilleton judiciaire continue

Dans le Val-d’Oise, entre la municipalité de Soisy et Omar Bekare, le feuilleton judiciaire continue

, Dans le Val-d’Oise, entre la municipalité de Soisy et Omar Bekare, le feuilleton judiciaire continue

La tension ne redescendra pas de sitôt.

La municipalité de Soisy-sous-Montmorency (Val-d’Oise)  » prend acte des décisions judiciaires définitives qui condamnent à plusieurs reprises Omar Bekare pour diffamation à l’encontre d’élus et d’agents de la commune ».  

L’élu d’opposition réfute les propos de la Ville.

Réponses

M. Strehaiano (le maire, Lr) prend mes critiques et révélations sur sa gestion municipale comme des attaques personnelles. Il considère, par exemple, que dénoncer des faits de favoritisme dans des marchés publics (comme ceux pour lesquels il a été condamné en octobre 2020 à 20 000 € d’amendes et 5 000 € de dommages et intérêts à Anticor) sont des attaques personnelles, dont j’ai fait l’objet depuis 2017.

Omar Bekare

Selon lui, la « divulgation de mon adresse personnelle en plein conseil municipal. Puis, en décembre 2018, le maire écrit une page entière sous forme d’attaques personnelles contre moi dans le magazine municipal de la ville ».

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Mais aussi « un tract de campagne de mars 2020 qui m’attaque sur mes sources de revenus, mon métier, mes origines avec des propos nauséabonds » font partie de ces attaques.

Des procédures judiciaires qui ne découragent pas l’élu d’opposition.

Aucune de ces manœuvres politiciennes ne viendra arrêter ma motivation à ce que Soisy soit enfin dirigée par des élus intègres et soucieux de l’intérêt général.

Omar Bekare

Selon lui, les « décisions judiciaires définitives » ne le sont pas car la Cour européenne des droits de l’Homme a été saisie.

La « judiciarisation systématique des échanges » serait une « aversion de la réalité », car la municipalité aurait « judiciarisé la politique municipale et gaspillé l’argent public depuis 2015″.

La Ville s’explique

Depuis plusieurs années, M. Bekare a multiplié les attaques personnelles et les procédures judiciaires infondées contre les membres du conseil municipal et les services de la Ville. Sous couvert d’un combat prétendument politique, il a utilisé les tribunaux comme une tribune, transformant des débats démocratiques en règlements de comptes personnels.

Ville de Soisy-sous-Montmorency

La Ville explique que quatre affaires distinctes ont mené à « quatre condamnations et plus de 21 000 euros à rembourser ».

La première est une « diffamation envers le maire et son directeur de cabinet en 2019, avec une condamnation définitive après trois niveaux de juridiction à 5 500 euros ».

Concernant mon site internet d’informations locale, M. Strehaiano a perdu son procès en diffamation et j’ai été relaxé. 

Omar Bekare

Par la suite, une affaire de « diffamation envers un conseiller municipal en 2021 » aurait mené à « une condamnation définitive à 600 euros pour procédure abusive ».

Un point réfuté par Omar Bekare : 

C’est moi qui avait poursuivi cet élu en diffamation, il ne m’a jamais fait condamner en diffamation d’une quelconque manière que ce soit.

Omar Bekare

Puis une troisième « diffamation envers 18 élus de la majorité (2019) » s’en serait suivie d’une « condamnation confirmée en appel à verser 12 600 euros ».

Enfin, une « nouvelle procédure jugée abusive de 2022 » a mené à une « relaxe du maire et condamnation de M. Bekare à 3 000 euros au titre des frais irrépétibles », avance la municipalité.

La démocratie locale ne peut pas fonctionner sous la menace permanente de procédures malveillantes. Ces condamnations  récurrentes actent le caractère abusif des démarches de M. Bekare, qui a détourné les outils juridiques à des fins personnelles et politiciennes.

Ville de Soisy

Les prochains conseils municipaux risquent d’être toujours aussi tendus à Soisy.

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