
Cela fait 30 ans qu’il est maire, et il espère le rester quelques années de plus. Alain Kelyor, édile d’Émerainville (Seine-et-Marne) depuis 1995, a annoncé être candidat à sa réélection en 2026. Il brigue un sixième mandat. « La force de notre équipe, c’est l’expérience que l’on a accumulée. L’équipe est reconduite à près de 70 %. 6 ans, c’est long, il faut être sûr de sa force, et ces personnes ont à cœur de travailler pour la commune », explique-t-il.
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Maison de santé, finances et urbanisation
Pour appuyer sa candidature, l’élu précise qu’il a réalisé « 90 % de son programme. » « Les quelques points restants, c’est lié au fait que nous sommes en lien avec d’autres partenaires, et qu’il faut plus de temps pour les réaliser. »
Parmi les sujets que le maire compte régler rapidement, il y a la question de la maison de santé. « On pense que ce sera terminé dans quelques mois. Avant la fin 2026, elle sera ouverte, c’est une certitude. »
L’édile compte également continuer son combat contre l’urbanisation. « Je veux qu’Émerainville reste une commune de 7 ou 8000 habitants. Si nous augmentons considérablement les habitations à Émerainville, et que l’on accueille de nombreuses autres personnes, nous aurons des soucis sur la circulation, de stationnement ou sur les crèches par exemple. »
Actuellement, des promoteurs essayent de racheter des maisons pour y mettre des petites tours et caser le plus de personnes possibles.
Il continue : « Malheureusement, nous sommes dans une opération d’intérêt nationale, et que ce n’est pas la mairie qui donne les permis de construire, c’est la préfecture, et nous donnons simplement des avis. Ça sera l’un des dossiers essentiels du prochain mandat, car nous avons donné un avis négatif, et le préfet a dit positif. Nous voulons simplement accueillir tout le monde dans de bonnes conditions. »
Autre problématique que le maire compte bien continuer d’affronter : les finances. « En 2012, nous avions une dotation de l’État de 2,2 millions d’euros par an pour assurer des missions
obligatoires. Aujourd’hui, nous sommes à 750 000 euros, et le cadre légal ne cesse d’augmenter. Par exemple, il faut installer des défibrillateurs dans tous les équipements publics il faut mettre une sonnette dans toutes les écoles pour prévenir en cas d’attentat terroriste etc. Tout cas mis bout à bout ça coûte cher. »
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Crèche, commerces et sécurité
Dans les prochains mois, le maire précise également que la réouverture de la crèche située dans la halte-garderie aura lieu. « Nous aurons que quelques lits supplémentaires par rapport à ce que nous avions
avant, mais il fallait absolument faire une rénovation du bâtiment pour éviter une fermeture définitive. »
Autre problématique que compte résoudre l’édile : le manque de petits commerçants. « La Cour des comptes indique que ce n’est pas grave, que tout va bien, car nous avons notamment un Intermarché. Mais ce qui ne va pas, ce sont les petites structures. »
Nous avons deux places commerçantes, dans le bourg et à Malnoue. Comme le maire ne peut pas imposer aux commerçants de venir ou de rester, on a un souci à ce niveau-là.
Alain Kelyor
Pourtant, le maire essaye de faciliter la vie à ces derniers. « On organise des réunions pour essayer d’améliorer la situation, on facilite leurs stationnements etc… mais c’est compliqué pour eux de se trouver une clientèle et de proposer des prix attractifs quand il y a une grande surface à côté. »
Sur son prochain mandat, l’édile souhaiterait continuer à maintenir à haut niveau les performances de sécurité. « Nous avons 12 membres de police municipale et plus de 80 caméras de vidéoprotection, nous sommes très contents des chiffres bas de délinquance que nous avons. On espère continuer sur cette voie. »
Pour une potentielle prochaine mandature, Alain Kelyor évoque enfin deux autres objectifs : continuer la rénovation énergétique des bâtiments publics et continuer le développement de l’école des savoirs, qui permet à tout un chacun de prendre des cours de diverses matières scolaires comme les langues ou la philosophie.
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