Ils viennent de commencer à grands coups de tractopelle. A Elancourt (Yvelines), les travaux de rénovation du parc des Coudrays ne font pas que des heureux. Depuis fin mai 2025, un collectif d’habitants se mobilise contre cette opération d’envergure qui prévoit le réaménagement de ce poumon vert de 8 ha situé en centre-ville.
Un projet qui « va défigurer le parc »
Ses membres dénoncent un projet de rénovation qui « va défigurer ce parc historique et artistique de Saint-Quentin-en-Yvelines » selon Jean Baptiste Minjoulat-Rey, Elancourtois à l’origine d’une pétition sur le sujet. « Détruire ces buttes qui constituent un écosystème, c’est aberrant ! »
Ces habitants regrettent également la fermeture du parc pendant près d’un an, un manque de concertation ainsi que le coût de l’opération, 4 millions d’euros (3 millions à la charge de l’agglomération et 1 million pour la Ville).
« C’est une somme considérable dans le contexte actuel. On pouvait embellir ce parc sans dépenser 4 millions d’euros. »
Les membres du collectif réclament également la reconstruction des quatre courts de tennis municipaux situés dans le parc et démolis cette semaine dans le cadre du projet.
« C’était des terrains en accès libre et gratuits, rappelle Virginie, habitante de la Villeparc, qui a lancé une autre pétition pour les sauver. Ils étaient fréquentés tous les jours. Des gens de tous âges venaient. Ils faisaient partie intégrante des lieux. »
« On ne comprend pas qu’on ait pu détruire ces terrains. Ils n’apportaient aucune nuisance. »
Deux pétitions et 850 signatures
Les deux pétitions ont réuni en tout près de 850 signatures en ligne et sur papier. Des membres du collectif se sont aussi rendus à deux reprises en mairie pour faire part de leur mécontentement.
De son côté, le groupe d’opposition municipale « Elancourt, c’est vous ! », par la voix de sa cheffe de file, Michèle Rossi, a également saisi le maire et le préfet sur le sujet. La conseillère municipale d’opposition regrette « un défaut de concertation et d’information » des élus sur le financement du projet et la nature des travaux.
« Il a fallu attendre le conseil municipal du 25 juin pour avoir la confirmation du coût du projet. Ce n’est pas comme ça qu’on procède !, s’insurge-t-elle. Les aménagements n’ont jamais fait l’objet de débats au sein du conseil municipal ni même une simple information. »

« Un îlot de fraîcheur au cœur de la ville »
Pour Thierry Michel, premier adjoint au maire, la transformation de ce parc des années 70, « en phase de vieillissement », était nécessaire dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.
« Il faut que ce parc ait plus d’ombre. 200 arbres vont être plantés dont 90 sujets majeurs. On aura un îlot de fraîcheur au cœur de la ville. »
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Quant à la concertation, la Ville rappelle qu’elle s’est tenue en février et mars 2024.
« On a distribué un document pour recueillir l’avis des gens, précise le premier adjoint. Dans l’ensemble, le projet a été très bien accueilli. Nous n’avons eu aucune remarque sur les terrains de tennis, qui sont en fin de vie et très peu utilisés. »
Selon la municipalité, le coût de l’opération s’explique par une volonté de faire « un projet abouti sans avoir à y revenir dessus dans cinq ans. L’exercice 2024 a été très bien géré, tient à rassurer le premier adjoint, en charge des finances de la commune. La Ville s’est désendettée et devrait encore le faire en 2025. Il n’y a aucun risque et aucune augmentation d’impôts à craindre. »
« Des raisons politiques »
Pour la mairie, il est donc hors de question d’arrêter ou de reporter les travaux. « Le projet est lancé. Les travaux ont commencé. Si on veut planter cet hiver, on doit faire les terrassements avant », indique Thierry Michel qui voit dans cette mobilisation « des raisons politiques, à l’approche des élections municipales (de 2026) ».
La réouverture du parc est prévue en mars 2026.
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