
On appelle ça des Nro (nœud de raccordement optique).
La Ville de Pontoise (Val-d’Oise) a fait appel à l’agence Osaro, spécialiste de l’art urbain en milieu public pour décorer une cinquantaine d’armoires du réseau de fibre optique de la commune.
L’idée figurait dans les propositions du Budget citoyen et la mairie a décidé de la retenir.
« Les décorations devront avoir un rapport avec l’identité de la ville », a expliqué Robert Dupaquier, maire adjoint à l’urbanisme et au patrimoine, lors du conseil municipal du 3 juillet.
« Pourquoi pas du land art, un peu de folie », a suggéré Florence Chambon.
« La Ville a-t-elle envisagé d’y faire participer les élèves des écoles », a demandé Gérard Bommenel, élu d’opposition de gauche du groupe Pontoise Ensemble.
« Nous sommes en période d’essai et le programme est ouvert aux écoles et aux associations », a précisé Robert Dupaquier.
Les portraits sont conçus en mettant en avant un personnage et un lieu connu de la ville.
Pour la municipalité, l’ambition est double : embellir l’espace public et rendre hommage à l’histoire locale.
« Ce projet inaugure un parcours artistique à ciel ouvert et de faire de chaque coin de rue une vitrine de l’identité pontoisienne », souhaite-t-on en mairie. Pour lancer le programme, les portraits de célébrités de la commune sont le premier thème choisi.
« Les portraits choisis sont conçus en mettant en avant un personnage et un lieu connu de la ville », souligne t-on en mairie.
Les premières fresques sont actuellement réalisées par Jean-Baptiste Colin.
Plus connu sous les initiales de JBC, il a déjà concrétisé son intérêt pour le street art à 27 ans avec des réalisations de collage dans la rue.
Inspiré par l’univers coloré d’Amérique latine, il est aussi un portraitiste affirmé.
Pour réaliser son œuvre, l’artiste prépare d’abord le support. L’armoire technique de la fibre optique est repeinte d’une couleur de fond qui fait office d’apprêt.
« J’utilise un pochoir pour constituer la forme générale du sujet. Ensuite, je mets des couches et des couches pour faire monter les teintes, les ombres aussi », détaille Jean-Baptiste Colin, sur sa technique de peinture.
JBC
JBC a été choisi par la Ville, via l’agence de street art Osaro. C’est un réseau d’artistes qui se met à la disposition de collectivités locales.
Jean-Baptiste Colin a d’abord été un étudiant en droit et sciences politiques avant de passer à la peinture et au graphisme urbain.
Sa spécialité c’est la fresque. On lui doit des peintures murales comme celle représentant Frantz Fanon et Stéphane Hessel à Montreuil (Seine-Saint-Denis) ou encore ceelles d’Angela Davis et de Paulette Nardal à Malakoff (Hauts-de-Seine).
À Pontoise, JBC va représenter Camille Pissarro, maître de l’impressionnisme, quai de l’Oise, avec derrière lui le quartier de l’Hermitage où il a vécu.
Il y a aussi la réalisatrice Céline Sciamma, rue Victor-Hugo sur fond du quartier de la Harengerie, un de ses lieux de tournage.
Pour Jean-Éric Vergne, pilote automobile, rue Thiers, ce sera le hall Philippe-Hemet, pour le lien avec le sport.
Chaque année la Ville en rajoutera plusieurs réalisations.
Au quartier des Louvrais, un portrait du champion de boxe Redouane Bougara pourrait être l’un des prochains sujets. Le sportif, décédé, en 1998, lors d’un combat était aussi un graffeur confirmé, qui signait ses œuvres Riden.
Chacune des fresques sera dotée d’un QR code donnant accès à une médiation numérique.
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