
Il s’agissait de la seconde édition, un brin folklorique, des Jeux dits modernes et organisés alors dans le cadre de l’Expo universelle. On ne dissertera pas ici sur la valeur des 120 (!) médailles…
Il s’agissait de la seconde édition, un brin folklorique, des Jeux dits modernes et organisés alors dans le cadre de l’Expo universelle. On ne dissertera pas ici sur la valeur des 120 (!) médailles, record absolu, décrochées par la France. Disons plutôt que le contexte de la compétition, d’une durée de 5 mois, renvoie à une période largement révolue.
Le Béarn attendra ensuite 12 ans et les JO de Stockholm (1912) avec Marie Broquedis
Le croquet, le tir au canon ou encore la pêche à la ligne faisaient, par exemple, partie du programme officiel d’une édition marquée également par l’entrée en lice des femmes.
54 ans lors des Jeux
Ces « Jeux oubliés », comme on peut le lire, et à propos desquels le qualificatif de « concours international » a plutôt été retenu, proposaient aussi des épreuves de voile, les régates se disputant sur la Seine à Meulan (Yvelines) où elles reviendront en 1924.
La lecture du palmarès fait apparaître que, à bord de l’un des bateaux français, le « Martha », engagé dans les courses réservées à l’une des plus petites classes (les 1 à 2 tonneaux), figure… un palois.
Il s’agit – c’est son patronyme complet – de François de Sales Vilamitjana, skipper né dans la cité royale en 1846. L’homme, décédé à Paris dans sa 81e année, a donc 54 ans lors des JO de 1900.
Il est, mine de rien, le premier des quinze Béarnais de l’histoire médaillés lors d’une olympiade d’été, ayant remporté l’argent (battu de peu par la Suisse) lors d’une première course avant de décrocher une autre breloque, en bronze, le lendemain.
Avec le petit-fils de Victor Hugo !
Pour l’anecdote, ses coéquipiers, tous plus jeunes que le Béarnais, étaient le manceau Auguste Albert, Albert Duval (un avocat) et un certain Georges-Victor Hugo, petit-fils de Victor Hugo !
La délégation de la voile française avait, sur ces Jeux, raflé pas moins de 13 médailles, dont deux par l’entremise de Vilamitjana.
Broquedis, la première femme
« Il n’y a pas eu d’installations durables dédiées à ces Jeux-là, et donc pas de traces du passé », peut-on d’ailleurs lire sur le site internet de la mairie de Paris.
Le Béarn devra, lui, attendre 12 ans de plus, et les Jeux olympiques de Stockholm en 1912, pour voir un autre de ses représentants prendre la lumière. Il s’agit de Marie Marguerite Broquedis, première Française sacrée championne olympique, toutes disciplines confondues.
Un peu plus contemporaine que Vilamitjana, cette joueuse de tennis très populaire au début du siècle dernier, et dominatrice dans sa discipline, a en plus eu le bon goût de décrocher l’or en Suède où la délégation tricolore ne compte que 2 % de femmes.
Née à Pau près de la maison du Jeu de Paume, en 1893, celle qui devait s’éteindre dans l’anonymat (à Orléans) 90 ans plus tard est entrée dans la légende de son vivant après sa finale olympique gagnée en 3 sets face à l’allemande Köring. Une performance que la Paloise tenta de rééditer en double mixte, se contentant de la médaille de bronze.
Bien faite de sa personne, « véritable déesse blonde, élégante, aux yeux bleus étincelants » selon les gazettes de l’époque, Marie Broquedis, par ailleurs devenue championne du monde la même année que les JO de Stockholm, n’était pas un ovni dans le monde du tennis.
Ainsi, après sa perf olympique, elle avait infligé quelques-unes de ses rares défaites à la référence Suzanne Lenglen en finales des Internationaux de France 1913 et 1914. Mariée mais veuve à deux reprises, la championne béarnaise, retraitée des courts à partir de 1930, a par ailleurs eu le privilège de jouer avec Jean Borotra.
Elle s’est d’ailleurs imposée aux côtés de la légende, en double mixte, lors de l’édition 1927 de Roland-Garros. Le déclenchement de la première guerre mondiale a, peut-être, privé la Paloise d’un doublé olympique.
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