
C’est un argument que le maire sortant de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Arnaud Péricard, et très probablement futur candidat en mars 2026 – mais non encore officiellement déclaré – n’hésitera pas à mettre en avant lors de sa campagne. Pour la quinzième année consécutive, la ville royale n’augmentera pas le taux de ses taxes locales et ce malgré un contexte économique et budgétaire de nouveau compliqué pour les collectivités.
Ainsi, la taxe foncière sur les propriétés bâties est fixée à 21,55 %, celle sur les propriétés non bâties à 41,03 %. La taxe d’habitation sur les résidences secondaires est quant à elle maintenue à 12,43 %.
Un poids de l’impôt allégé
Si, comme l’a rappelé Maurice Solignac, le maire adjoint en charge des finances, Saint-Germain-en-Laye se distingue par un revenu fiscal moyen largement supérieur à celui de villes de la même strate (20 000 à 50 000 habitants), le poids de l’impôt y est beaucoup plus léger. Ainsi, le montant est de 512 € par habitant pour la commune contre 793 € pour la strate.
« Comparée à cette strate, Saint-Germain-en-Laye affiche les taux de fiscalité les plus faibles, sachant que ceux de Chatou sont quasiment identiques, mais il s’agit également de comparer les valeurs locatives », avait expliqué le maire adjoint aux finances lors du débat d’orientation budgétaire.
« À Saint-Germain-en-Laye, le montant est de 512 euros par habitant, car les valeurs locatives sont relativement faibles. La Ville encaisse 35 % par habitant en moins que ses voisines. Chatou apparaît à 685 euros par habitant, soit largement plus que Saint-Germain-en-Laye, alors que les taux d’imposition sont sensiblement les mêmes. »
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Le budget total de la Ville atteindra 113,5 M€
Les sommes collectées sur les Saint-Germanois viendront alimenter le budget total de la Ville qui atteindra 113,5 M€. En baisse de 2.5 % par rapport à l’année dernière, il se décompose de la façon suivante : 79,1 M€ pour le fonctionnement et 34,4 M€ pour les investissements.
Dans ce budget, la fiscalité locale abondera les recettes de fonctionnement à hauteur de 36,6 M€, soit 46 % du total perçu par la Ville.
« Saint-Germanois payeraient 87 % de plus »
« Les impôts que nous percevons auprès des Saint-Germanois, c’est 32,7 M€ et ce en rapport avec le taux de 21,55 % sur les propriétés bâties, a indiqué Maurice Solignac. Si l’on adoptait le taux moyen des communes comparables, c’est-à-dire 40,27 %, cet impôt nous rapporterait 61 M€, soit 28 M€ de plus qu’actuellement. »
« C’est-à-dire que si nous étions une ville moyenne, à la gestion moyenne, les contribuables Saint-Germanois payeraient 87 % de plus sur leur taxe foncière. »
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D’autres entrées d’argent
Le solde de la manne liée à la fiscalité locale, est composé par les droits de mutations espérés par la Ville, soit 3,9 M€.
Les autres rentrées d’argent se feront via la fiscalité reversée (16,8 M€), les produits des services (12,4 M€), les dotations et subvention (9,5 M€) et « autres » (3,8 M€).
« La fiscalité reversée représente 21 %. C’est ce qui nous est reversé notamment par la communauté d’agglomération à savoir les attributions de compensation. Je tiens à rappeler que ces dernières ne sont pas des subventions. Les attributions de compensation, ce n’est rien d’autre que le juste retour des taxes professionnelles que nous percevions dans le temps. »
Le personnel représente 51 % des charges de fonctionnement
Du côté des dépenses réelles de fonctionnement, elles atteindront 74,1 M€. Plus de 51 % d’entre elles correspondent aux charges de personnel (37,9 M€) et 30 % à des charges à caractère générales (22 M€).
« Les charges de personnel progressent un petit peu plus que le reste des dépenses à hauteur de 2,6 % alors que la moyenne de la hausse se retrouve à 2,5 %. La raison, c’est qu’il y a plusieurs phénomènes prévisionnels qui interviennent sur 2026 comme la hausse des taux des caisses auxquelles nous cotisons ou la diminution des vacances de postes, ce qui est une bonne chose. »
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Des dépenses supplémentaires pour les élections
Le maire adjoint aux finances a également rappelé que la tenue des prochaines élections municipales de mars 2026 nécessitait de prévoir les dépenses de personnel qu’elle allait entraîner pour, par exemple, la tenue des bureaux de vote.
Les dépenses réelles de fonctionnement comprennent aussi les masses suivantes : péréquation – ce que la commune reverse à l’État – (9,9 M€), autres charges (4,3 M€) et charges financières (30 000 €). Quant à l’autofinancement, il devrait atteindre 5 M€, un montant quasi identique à celui affiché depuis 2023.
32,6 M€ d’investissement sur le budget « Ville »
Concernant le volet investissement, ce budget principal Ville prévoit un montant de 32,6 M€, hors report, dont près de 25 M€ pour la seule poursuite du projet « Le cœur des sources ». 7 M€ seront consacrés à d’autres investissements en faveur de la voirie, des bâtiments, des écoles, etc. Précisons que dans le cadre des budgets annexes « Quartier de l’hôpital » et « Locaux commerciaux », la Ville prévoit d’investir 22,5 M€ supplémentaires en 2026, dont 20 M€ pour le premier des deux.
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