Elle y a vécu, tourné, et s’y est même mariée… Entre les Yvelines et Brigitte Bardot, dont le décès, à l’âge de 91 ans, a été annoncé ce dimanche 28 décembre 2025 par la fondation qui porte son nom, c’est une longue histoire d’amour.
Sur la route de BB dans le département, il y a d’abord Louveciennes, là où vivaient ses grands-parents paternels. C’est dans le « pavillon norvégien » de la rue du Général-Leclerc, héritage de l’exposition universelle de Paris en 1989, qu’elle a passé de nombreuses vacances en famille dans sa jeunesse. La demeure a été longtemps la propriété de sa sœur cadette Marie-Jeanne, dite Mijanou (87 ans).
À lire aussi
Juin 1959 : mariage à Louveciennes
Louveciennes, c’est aussi une date, celle du 18 juin 1959. Ce jour-là, en robe Vichy rose (une tendance est née – N.D.L.R.), l’icône internationale épouse civilement à la mairie en secondes noces Jacques Charrier (décédé en septembre 2025 à l’âge de 88 ans). Les tourtereaux se sont rencontrés quelques semaines plus tôt seulement sur un tournage. Le comédien donnera à BB en 1960 un fils, Nicolas, son seul et unique enfant. Le couple divorcera en 1963.
Cette union a été rejouée en 2022, au même endroit, pour les besoins du tournage de la mini-série Bardot, diffusée en mai 2023 sur France 2 avec Julia de Nunez dans le rôle-titre et Oscar Lesage sous les traits de Jacques Charrier.
Bazoches-sur-Guyonne, « mon refuge, un endroit secret »
« C’est mon refuge, un endroit secret… » Brigitte Bardot avait également trouvé dans les sud des Yvelines, et plus précisément dans le village de Bazoches-sur-Guyonne, près de Montfort-l’Amaury, « le havre » dont elle « avait toujours rêvé » pour elle et « les animaux ».
BB parlait ainsi, au début des années 1980, de cette ancienne bergerie du XVIIIe siècle – achetée en 1960 – dans les dernières minutes d’un documentaire consacré à sa carrière et ses combats. Telle qu’elle, réalisé par Allain Bougrain-Dubourg, son compagnon à l’époque, avait été diffusé en trois parties sur la deuxième chaîne (Antenne 2, ancêtre de France 2 – N.D.L.R.) entre décembre 1982 et janvier 1983. Son intégralité est à (re)découvrir sur YouTube.
« C’est un endroit que je vous livre pour la première fois »
On y voyait l’icône, en robe des champs et son panier sous le bras, déambuler dans sa propriété avec ses chiens, « [ses] enfants », nourrissant ici un âne et un cheval, là des moutons et des chèvres, dont Margarine, joueuse et accrochée à ses basques.
« C’est un endroit que je vous livre pour la première fois […] J’en ai refait une ferme, parce que c’était mon vœu le plus cher. J’ai toujours rêvé d’un endroit où on ne tue pas, où les animaux puissent vivre en liberté et mourir de leur belle mort. Tous les animaux qui sont ici sont des rescapés des abattoirs. »
La star avait fait don de cette propriété à sa fondation en 2006
En 2006, Brigitte Bardot avait fait don à sa fondation (créée en 1986) de cette demeure, où elle passait la moitié de l’année à une époque. Le site est devenu il y a six ans l’un des refuges administrés par l’organisation. Lors de son inauguration, en octobre 2019, une pléiade de célébrités avait fait le déplacement, parmi lesquels Dave, Arielle Dombasle.
En 2023, suite à l’acquisition d’une propriété adjacente, la Fondation Brigitte-Bardot (FBB) avait pu s’agrandir. Quelque 1 000 animaux vivent ici aujourd’hui sur près de 6 hectares, « en toute tranquillité, loin des souffrances du monde extérieur ».
« Doté d’un étang, de pâtures, de bergeries et de chatteries, le refuge de Bazoches est un véritable sanctuaire pour les animaux de la ferme, notamment les canards, poules, chèvres, ainsi que pour de nombreux chiens et chats. »
Sur le site Internet de la FBB, la star dit encore ceci à propos de son « havre » du sud des Yvelines. « J’ai eu un coup de cœur en mai 1960 pour cette ancienne bergerie que j’ai entièrement restaurée. Un farfouillis, véritable Arche de Noé, où j’ai vécu en harmonie avec mes animaux et mes rares amis. »
À lire aussi
Pierre Coville, son ami de Montfort-l’Amaury
Brigitte Bardot vient de s’éteindre quelques mois seulement après l’un de ses grands amis, Pierre Coville, figure de Montfort-l’Amaury décédé le 9 août 2025 à l’âge de 93 ans. BB, « ma sœur » comme il la considérait, était une habituée de La Moutière, son cabaret-restaurant qui a vu défiler le Tout-Paris.
Leur première rencontre datait déjà de plusieurs années. « C’est une amie de jeunesse, avait-il confié à notre rédaction en 2017. Ses parents venaient dans notre magasin (antiquités-brocante – N.D.L.R.), c’est comme ça qu’on s’est connus. »
« Quand j’ai ouvert le restaurant, elle avait tout le temps envie de venir. Là-bas, elle était peinarde. Personne ne lui demandait d’autographe. À part Paris-Match, les photographes étaient interdits d’entrée et je veillais au grain personnellement. Cette femme, qui a eu une vie très difficile, avait une paix royale chez moi ! »
À lire aussi

Bardot et les Yvelines au cinéma
Le cinéma a aussi amené l’inoubliable Camille (Le Mépris, 1963) a tourné quelques fois dans les Yvelines. Dès 1954, avant même de devenir une star internationale grâce à son personnage de Juliette dans Et Dieu… créa la femme (1956), Bardot a ainsi tenu un rôle de quelques secondes dans Si Versailles m’était conté, de Sacha Guitry, tourné au sein même du château.
Une ravissante idiote (1963) et L’Ours et la Poupée (1970) ont aussi été filmés en partie dans le département. En 1973, pour ce qui sera l’un de ses tout derniers rôles au cinéma, BB était venue également à la brasserie Le Bouquet, place Fouillère à Conflans-Sainte-Honorine, pour une scène de Don Juan 73 ou si Don Juan était une femme, réalisé par Roger Vadim, son premier mari.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.
En résumé, DMJarchives.org se positionne comme un gardien vigilant de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès sans précédent à une multitude de trésors d’archives numériques. Avec un engagement ferme envers la préservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives redonne vie aux documents historiques disparus, les rendant accessibles à tous. Grâce à une organisation méticuleuse par territoire, cette plateforme permet une plongée immersive dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque riche en images digitales, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région. En somme, en archivant méticuleusement ces témoignages du passé, DMJarchives.org s’érige en véritable gardien de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette précieuse plateforme pour découvrir et redécouvrir les trésors cachés de la région, archivés pour les générations futures.

