, Val-d’Oise : le festival Do You Remember quitte Taverny pour Mériel

Val-d’Oise : le festival Do You Remember quitte Taverny pour Mériel

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Adieu Taverny, bonjour Mériel ! Après deux éditions au parc François-Mitterrand de la cité tabernacienne, le festival Do You Remember (Dyr) ouvre un nouveau chapitre.

Les 3, 4 et 5 juillet 2026, il s’installera sur le site de l’abbaye du Val, à Mériel. L’annonce a été faite mercredi 1er octobre, sur les réseaux sociaux du festival et de la ville hôte.

Fin de cycle

Ce déménagement marque la fin d’un cycle pour cet événement, devenu en quelques années un rendez-vous musical majeur dans le Val-d’Oise pour les fans de musique des années 90 et 2000.

L’an dernier, le Dyr avait rassemblé près de 30 000 participants à Taverny, atteignant la limite de capacité du site. Des nuisances sonores et des difficultés liées au stationnement avaient nourri les tensions avec certains riverains.

« La proximité avec les habitations était importante. On avait évoqué l’idée d’arrêter à minuit, mais ça ne changeait rien. Le lieu n’était plus adapté », explique Matthias Barthélémy, le producteur du festival.

Après avoir reçu plusieurs propositions, y compris en dehors du Val-d’Oise, la production a choisi de rester fidèle au département. Deux sites avaient été retenus par les organisateurs : la base de loisirs de Cergy et l’abbaye cistercienne du Val, à Mériel.

C’est finalement ce dernier écrin de verdure autour d’un monument historique du XIIe siècle qui a été retenu.

« Nous avions la volonté de rester à proximité de Taverny. Le site est idéal et respecte notre cahier des charges : 30 000 personnes ; une scène le plus loin possible des habitations ; environ 2 000 places de parkings disponibles. Cela fait quatre ans que je travaille avec la ville de Mériel. On y a organisé plusieurs concerts et on s’est lié d’amitié avec le maire », poursuit Matthias Barthélémy. 

100% Val-d’Oise

L’édition 2026 devrait marquer une montée en puissance. L’organisateur vise ainsi 45 000 festivaliers sur les trois jours, avec plus de 45 artistes à l’affiche. « 100 % de nos prestataires (food trucks, sécurité, scène…) seront du Val-d’Oise », promet-il, insistant sur l’ancrage local de l’événement.

À Mériel, l’arrivée du Dyr est vu comme une belle opportunité pour la Ville. « Moi, je suis un facilitateur dans cette histoire, sourit Jérôme François, le maire (Se) de Mériel. Les organisateurs avaient besoin d’un espace plus grand pour accueillir plus de monde et le propriétaire de l’abbaye du Val est ok. »

L’édile confie avoir lui-même nourri, il y a quelques années, le projet d’un grand rendez-vous musical : « Au départ, je voulais organiser un festival de musique électronique. J’avais monté un dossier, écrit à la Sncf pour obtenir des trains supplémentaires pendant ce festival… J’ai appris en août que le Dyr allait quitter Taverny, j’avais un dossier tout prêt et j’ai proposé à Matthias, que je connais bien, de venir chez nous. »

Ravi, le maire se dit également confiant sur les questions pratiques, notamment le stationnement pour les futurs festivaliers : « On travaille avec la préfecture. Il y a des champs pour se garer à proximité et on discute avec un agriculteur. On est assez éloigné du centre, les premières maisons sont à 700 mètres. Le site de l’abbaye du Val est tout à fait adapté. »

Eau et coca zéro

Le Dyr Festival attire un public fidèle et très féminin : 80 % des festivaliers sont des femmes, selon l’organisation. Festif et convivial, l’événement ne connaît pas de débordements.

« En tête des consommations, on trouve, dans l’ordre : de l’eau, du coca zéro et du vin rosé », s’amuse Matthias Barthélémy.

Conscient de tourner une page de l’histoire du Dyr, le producteur voulait que le festival reste attaché à ses racines valdoisiennes : « On m’avait proposé plusieurs sites hors du département, mais il était hors de question de quitter le Val-d’Oise. »

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