
D’un côté, un père qui se dit désespéré. De l’autre, un personnel éducatif excédé. Ce mercredi 31 juillet 2024, un homme de 53 ans a été condamné à une peine de 1350 euros d’amende par le tribunal de Créteil (Val-de-Marne).
Le motif : des mails malveillants envoyés à des membres du personnel d’un collège de Champigny-sur-Marne ayant signalé des violences qu’aurait commises le prévenu sur son enfant. La juge des enfants ayant ordonné le placement du collégien a également subi des insultes.
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Condamné pour violences sur son fils
L’affaire remonte à juin 2023 et a fait l’objet d’une trilogie judiciaire. Le premier volet concerne des violences sur mineur. Le prévenu, un enseignant de sciences anglophone vivant à Paris depuis 2021, souhaite déménager avec son fils en Angleterre, car il a trouvé du travail.
Ce dernier se rend alors au collège où étudie son fils, afin de les informer de leur départ, et de leur demander d’envoyer des devoirs électroniques à l’élève le temps qu’il soit scolarisé outre-Manche. Mais surprise de taille : un signalement pour violences a été effectué par l’établissement à l’encontre du père de famille.
La machine judiciaire s’emballe alors, et le prévenu est condamné pour violences. « Il s’agirait d’une clé de bras, rien de plus ! », a déclaré son avocat à l’audience ce mercredi. L’enfant est alors placé sur décision du juge des enfants.
Une vague de mails injurieux
Privé de son enfant, le prévenu commence à se lancer dans une campagne de mail à l’encontre de la proviseure adjointe du collège et d’un éducateur. Les insultes s’enchaînent dans la langue de Shakespeare, ce qui pousse les destinataires à déposer plainte. En mars 2024, le père de famille est de nouveau condamné, cette fois-ci pour injures. Une peine de prison avec sursis et une interdiction de rentrer en contact sont prononcées à son encontre.
Mais voilà, après quelques mois de silence radio, la boîte mail des victimes se remplit à nouveau d’injures. Le prévenu les qualifie de « pédophiles ». La magistrate ayant ordonné le placement se voit aussi qualifiée de « médiocre » et de « néonazie ». Infraction supplémentaire, le prévenu se rend dans le collège malgré l’interdiction. Une goutte d’eau de trop. Le père de famille est interpellé fin juin et incarcéré dans l’attente du procès.
« Je voulais retrouver mon fils »
Aidé d’une interprète, le prévenu a tenté ce mercredi d’expliquer ce mailing de mauvais goût. « C’est difficile pour moi. Je voulais retrouver mon fils qu’on m’a pris », a répété à plusieurs repris l’intéressé, qui souffrirait de dépression. Ces justifications laissent pantois les magistrats. « Mais je ne comprends pas, quel était le but de ces insultes ? », demande une assesseure interloquée. En réponse, le prévenu répète inlassablement qu’il voulait retrouver son fils.
Si les avocats des parties civiles demeurent mesurées, et demandent surtout « que cette situation cesse », le parquet a eu la main lourde. « Je suis inquiet, car monsieur n’a aucune remise en question. Il n’a exprimé aucune empathie envers les victimes. On a l’impression qu’il est dans une forme de toute-puissance », a lancé le ministère public, requérant une révocation partielle du sursis, soit trois mois de prison ferme.
« Il ne cherche pas à embêter les gens ! »
À la barre, la défense a dressé un tableau inversé de la situation. « Le parquet parle d’une toute-puissance, de mon client, mais c’est complètement l’inverse ! Il ne comprend pas pourquoi on lui a pris son fils et il cherche à le récupérer. Mettez-vous à sa place. Il ne cherche pas à embêter les gens, mais à appeler à l’aide ! », a clamé l’avocat.
Le conseil a également mis en avant l’absence totale d’antécédents judiciaires du prévenu : « Il n’avait jamais commis de violences, il est instruit et entièrement inséré. On ne va pas l’envoyer derrière les barreaux ! ». Des arguments qui ont bousculé les juges, décidant de ne pas révoquer son sursis et le laisser partir libre. « Le tribunal s’est posé beaucoup de questions », a reconnu la présidente au moment du délibéré. En plus des 1 350 euros, le prévenu ne devra plus entrer en contact avec les victimes pendant deux ans.
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