Le maire de Seine-Port (Seine-et-Marne) a entrepris d’interdire le téléphone portable dans sa commune.
La justice a cassé son arrêté municipal, mais l’élu estime que son devoir est d’alerter les habitants.
Ces derniers sont-ils réceptifs ?
C’est un panneau que vous ne verrez nulle part ailleurs en France. Mais à Seine-Port (Seine-et-Marne), il est partout. « Espace sans smartphone », peut-on ainsi lire devant les écoles ou à l’entrée des commerces, comme le montre le reportage sur place du JT de 13H de TF1, à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. C’est le fruit de l’arrêté municipal du 1ᵉʳ mars dernier, inédit à ce jour, consécutif à un référendum, instaurant une charte communale pour le bon usage des écrans… Que le tribunal administratif a finalement annulé à la mi-octobre. Mais l’essentiel est ailleurs.

Dans le détail, l’article 2 de l’arrêté en question évoquait des « interdictions » concernant tablette et smartphone « pour un usage de jeux, visionnage d’image réelle ou de fiction, échange par les réseaux sociaux », et ce, dans quatre types d’espaces publics : devant l’école, dans les commerces, dans la rue et dans les lieux de rassemblement… Sous peine d’un simple « rappel à la règle ». Problème : malgré le symbolisme de la mesure, un maire, à ce sujet précis, ne peut légalement que recommander, mais pas interdire. D’où le feuilleton judiciaire qui a suivi.

Pour la petite histoire, Vincent Paul-Petit, maire (LR) de la commune depuis seize ans, était autrefois patron de PME, avant que son système informatique ne soit piraté et ne le contraigne, au bout de trois mois d’arrêt de production, à revendre ses actions pour un euro symbolique. L’édile dit avoir alors eu une révélation : celle de la face cachée du numérique, qu’il voit désormais comme un problème de santé publique, exposant surtout les plus jeunes.

« J’aurais aimé pouvoir interdire le smartphone, au sens juridique du terme, mais ça ne fait pas partie de mes pouvoirs de maire, j’en ai tout à fait conscience », confie M. Paul-Petit au micro de TF1, assurant avoir de lui-même retiré l’arrêté quatre mois avant la récente décision de justice. « C’est donc un interdit de bienveillance et d’attention« , poursuit-il.

De fait, la charte, élaborée en concertation avec des professionnels de santé et votée à 54% par les habitants, n’a jamais fait qu’inciter les parents à bannir les écrans matin, midi et soir à table, ainsi qu’à les exclure totalement de la chambre à coucher de leur progéniture, sans brandir la moindre menace de sanction. En contrepartie, la commune s’est engagée à créer un espace sportif et un ciné-club pour enfants et ados, mais aussi à offrir un téléphone sans accès à Internet à tous les futurs collégiens ne possédant pas de smartphone. Jamais, jusqu’alors, une quelconque collectivité française n’avait pris une telle initiative pour lutter contre l’omnipotence des écrans.

Force est, du reste, de constater que les habitants croisés par TF1 se montrent plutôt réceptifs. « Quand tu viens chercher une baguette et que les gens sont au téléphone, moi, je trouve ça irrespectueux pour les vendeuses et les vendeurs », réagit, par exemple, un jeune papa, son bambin dans les bras, en attendant son tour à la boulangerie, devant laquelle un véhicule est stationné. À l’intérieur, une dame qui scrolle et tapote dans l’ombre : « Vous voyez, je me cache dans ma voiture pour éviter d’embêter tout le monde », s’esclaffe-t-elle. Pour mémoire, les Français passent jusqu’à trois heures et demie par jour sur leur téléphone portable et possèdent en moyenne, selon le CSA, six écrans par famille.
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