, Le premier ministre Michel Barnier va présider un séminaire gouvernemental vendredi

Le premier ministre Michel Barnier va présider un séminaire gouvernemental vendredi

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Hier

22:43

C’est la fin de ce live !

C’est la fin de ce live consacré à la première journée du gouvernement Barnier.

Merci de nous avoir suivis !

21:14

Bruno Retailleau fait son premier déplacement à La Courneuve

Après avoir officiellement pris le relais de Gérald Darmanin ce lundi 23 septembre à Beauvau, Bruno Retailleau a effectué son premier déplacement dans un commissariat de La Courneuve au nord de Paris accompagné du préfet de Paris Laurent Nunez.

20:36

Bruno Retailleau s’alarme d’«un droit à l’inexécution des peines»

Invité lundi soir de TF1, Bruno Retailleau a jugé qu’«on a créé depuis trop longtemps un droit à l’inexécution des peines». «Il faut que les sanctions tombent», a insisté le ministre de l’Intérieur faisant référence aux futurs travaux de son collègue de la Justice Didier Migaud. S’«il faut qu’on fasse le job au ministère de l’Intérieur», le Vendéen appelle à «revoir un certain nombre de cadres.»

20:16

Didier Migaud, nouveau garde des Sceaux et ancien député PS : «J’ai toujours été pour travailler dans l’intérêt général (…) et pour passer des compromis»

Interrogé sur France 2 s’il était toujours de gauche, le nouveau ministre de la Justice Didier Migaud a assuré : «Je ne pense que le Didier Migaud d’aujourd’hui soit si éloigné que le Didier Migaud qui était député socialiste. J’ai toujours été contre les extrêmes, et j’ai toujours été pour travailler dans l’intérêt général, et pour passer des compromis».

Comme Bruno Retailleau, «je dois moi aussi montrer de la fermeté, tout en faisant en sorte que l’Etat de droit et les procédures soient respectées».

Il s’est aussi exprimé sur le budget de son nouveau ministère : «Il faut des moyens, mais je constate aussi que le budget de la Justice est passé de 7 milliards à 10 milliards. Il faut poursuivre cet effort.»

19:41

Olivier Faure «a l’impression que “La Manif pour tous” est arrivée au gouvernement»

Sur BFMTV lundi soir, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure «a l’impression que c’est la Manif pour tous qui est arrivée au gouvernement.» «Aujourd’hui, le gouvernement est très à droite», et comprend «des hommes et des femmes qui ont porté depuis de longues années la version la plus radicale de la droite», a ajouté le député de Seine-et-Marne.

19:14

Pour Pannier-Runacher, les macronistes sont «condamnés à gouverner» avec la droite

Invitée lundi soir de France 5, la nouvelle ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a considéré «être condamné à gouverner» avec la droite. «Dans ce gouvernement, nous sommes des opposants politiques, au sens où nos familles politiques sont diverses. Le premier ministre a cherché à avoir la plus large représentation pour travailler au service des Français, qui attendent une stabilité un budget», a développé la membre du gouvernement. Qui s’en remet aux «arbitrages» de Michel Barnier et au Parlement pour trancher d’éventuels désaccords.

17:42

Le nouveau ministre des Transports freine sur le périphérique à 50 km/h

Le tout nouveau ministre délégué aux Transports François Durovray a déclaré lundi n’être «pas convaincu» par la décision de la maire de Paris Anne Hidalgo d’abaisser la vitesse maximale à 50 km/h sur le périphérique parisien à partir du 1er octobre.

«Je pense que ce n’est pas une décision que la maire de Paris peut prendre seule», a dit le ministre, dans sa première interview au quotidien Le Parisien.

«J’ai l’intention d’échanger avec la maire de Paris sur le sujet parce que le périphérique n’est pas uniquement l’infrastructure des Parisiens», a insisté François Durovray, qui présidait le conseil départemental de l’Essonne, au sud de Paris, jusqu’à sa nomination samedi.

Anne Hidalgo souhaite faire passer la vitesse maximale de 70 km/h à 50 km/h sur cette autoroute urbaine de 35 km qui fait tout le tour de la capitale, pour réduire les nuisances sonores et la pollution de l’air.

16:41

Michel Barnier présidera un séminaire gouvernemental vendredi après-midi

Celui-ci aura lieu de 15h à 18h, fait savoir Matignon. Cette réunion vise notamment à préparer sa déclaration de politique générale qu’il prononcera le 1er octobre et où il exposera sa feuille de route.

Elle sera suivie par la photo officielle du gouvernement, qui sera prise à Matignon, sans le président Emmanuel Macron.

16:27

«Il n’y a pas de Français de papier mais des Français tout court» : lors de la passation, la pique de Prisca Thevenot à Bruno Retailleau

Moment d’émotion pour certains, la passation de pouvoirs a été l’occasion pour d’autres ex-ministres d’acter leurs désaccords avec le nouveau gouvernement, dévoilé ce samedi. Il faut dire qu’avec dix ministres issus des Républicains (LR), l’équipe de Michel Barnier fait la part belle à la droite.

Aussi, lundi à la mi-journée, lors du passage de relais avec Maud Bregeon, l’ancienne porte-parole Renaissance du gouvernement, Prisca Thevenot, en a profité pour marquer son opposition à la ligne du nouveau ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, sur l’immigration.

16:08

Les clichés de la sortie du premier Conseil des ministres

Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur. BERTRAND GUAY / AFP
Le premier ministre Michel Barnier. Sarah Meyssonnier / REUTERS
La ministre déléguée chargée des relations avec le Parlement, Nathalie Delattre, la secrétaire d’État à la Consommation, Laurence Garnier, et la ministre déléguée chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger, Sophie Primas. BERTRAND GUAY / AFP

16:03

«Injure à la France», «il découvre qu’il y a du racisme en France ?» : la classe politique s’étonne de la phrase de Gérald Darmanin

Quelques heures plus tard, les propos de Gérald Darmanin au moment de sa passation de pouvoir au ministère de l’Intérieur ont fait réagir la classe polémique. L’ex-ministre avait assuré «qu’il n’aurait pas été élu maire et député et sans doute n’aurais-je pas été ministre de l’Intérieur» s’il «s’était appelé Moussa Darmanin».

«Cette déclaration est une injure à la France qui lui a tout donné et qui donne leur chance à tous ceux qui la respectent», écrit Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), sur son compte X. Ce dernier invite Gérald Darmanin à «expliciter ses propos». L’ancien député européen Gilbert Collard, lui, reproche à l’ancien ministre «de partir se fait mousser avec son prénom et sans le vouloir rend un bel hommage à Rachida Dati qui elle reste et le mérite bien».

Le député Insoumis Raphaël Arnault, lui, aussi sur X, se demande si l’ancien locataire de Beauvau «s’est fâché avec Emmanuel Macron». «Ah non là vraiment j’étais pas prêt, s’étonne l’élu LFI. Après avoir servi de rampe de lancement au RN c’est maintenant qu’il découvre qu’il y a du racisme en France ?»

15:36

Le premier Conseil des ministres depuis la nomination de Michel Barnier est terminé

Après seulement une vingtaine de minutes, les nouveaux ministres du gouvernement de Michel Barnier quittent l’Élysée au compte-goutte. Le premier Conseil des ministres, commencé aux alentours de 15 heures, est terminé.

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a quitté les lieux dans les premières positions et a reconnu que la réunion avait été «brève», mais «c’était prévu à l’ordre du jour». Ce premier conseil, dans le jardin d’hiver du palais présidentiel, s’est «très bien» passé, a sobrement commenté le nouveau ministre de la Justice Didier Migaud, le seul issu de la gauche.

15:22

Face à la crise du logement, la nouvelle ministre veut s’engager sur trois volets

Valérie Létard, nouvelle ministre du Logement, ce lundi 23 septembre. ALAIN JOCARD / AFP

La nouvelle ministre du Logement et de la Rénovation urbaine Valérie Létard a affirmé, lundi lors de son discours de passation, vouloir s’engager sur les enjeux sociaux, économiques et environnementaux liés au logement, dans un contexte de grave crise du secteur.

«Il faut dire au monde du logement l’attention particulière qu’on leur porte», a-t-elle assuré, ajoutant que le choix d’un ministère de plein exercice montre que «le premier ministre considère que le logement est au coeur des priorités et des préoccupations».

Valérie Létard a dit vouloir s’engager sur trois volets, et a d’abord cité les enjeux sociaux et «toutes les questions liées au pouvoir d’achat des ménages» et au logement, qui est le premier poste de dépenses des Français. S’ajoutent les enjeux environnementaux, avec la rénovation énergétique, et les enjeux économiques, compte tenu de la crise actuelle. Pour Valérie Létard, «il faut préserver la filière logement pour 2025 et il faut imaginer la suite».

15:10

Le premier conseil des ministres du gouvernement Barnier a commencé

Les 39 nouveaux ministres et secrétaires d’Etat du gouvernement de Michel Barnier sont réunis lundi après-midi à l’Elysée autour d’Emmanuel Macron pour leur premier Conseil des ministres.

Les membres du nouvel exécutif, très majoritairement issus de la macronie et de la droite, s’étaient déjà vus dans la matinée à Matignon pour un «petit-déjeuner gouvernemental» de plus de deux heures – une rencontre «autour d’un café pour mieux se connaître», selon le nouveau premier ministre.

14:47

«La transition écologique et énergétique» est une «priorité absolue», selon Agnès Pannier-Runacher

Agnès Pannier-Runacher ce lundi 23 septembre. Benoit Tessier / REUTERS

La formation d’un gouvernement dirigé par un premier ministre issu des Républicains, sans majorité à l’Assemblée nationale, n’est pas «un appel à l’inaction», a estimé lundi la nouvelle ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher, qui dit «apparaître isolée en tant que femme de gauche».

«Je serai une voix exigeante au sein du gouvernement, avec la volonté d’agir tous les jours, de ne pas considérer que la nouvelle donne politique serait un appel à l’inaction. Bien au contraire, J’ai conscience d’être dorénavant membre d’un gouvernement où je peux apparaître isolée en tant que femme de gauche», a lancé la ministre lors de la passation de pouvoirs avec Christophe Béchu. Pour elle, «il y a une semaine, il n’était pas question» d’intégrer ce gouvernement.

«Mais après m’être insurgée pendant deux mois contre les figures de la social-démocratie qui ne voulaient pas participer à un contrat de gouvernement sans doute inconfortable mais nécessaire pour sortir de l’ornière, comment ne pas m’appliquer à moi-même ce que j’attendais des autres», a-t-elle dit, alors que «la transition écologique et énergétique» est selon elle une «priorité absolue».

Dans ses nouvelles fonctions, l’ex-ministre déléguée à l’Agriculture, a également dit «emporter le combat» des agriculteurs, «premières victimes du dérèglement climatique et premiers acteurs» de la transition écologique.

Agnès Pannier-Runacher, qui a également la tutelle sur l’énergie avec la ministre déléguée Olga Givernet, a insisté sur la mise en œuvre des «quatre grands piliers» de la transition énergétique: l’efficacité et la sobriété énergétique, «toutes les énergies renouvelables» et le nucléaire, un «atout pour la souveraineté de la France et de l’Europe et pour le climat». «Chacun de ces piliers est indispensable et aucun ne peut s’envisager sans les autres si on veut tenir nos objectifs», a-t-elle martelé.

14:23

Thani Mohamed Soilihi, «fier» d’être le premier Mahorais au gouvernement

Thani Mohamed Soilihi ce lundi 23 septembre Gonzalo Fuentes / REUTERS

Thani Mohamed Soilihi, premier habitant et élu de Mayotte à entrer dans un gouvernement français, a dit lundi sa «fierté» lors de sa prise de fonction comme secrétaire d’Etat chargé de la francophonie et des partenariats internationaux.

«Etre le premier Mahorais» au gouvernement, «est une incroyable fierté pour moi», un «immense honneur», a-t-il déclaré depuis le Quai d’Orsay, disant son émotion de rejoindre l’équipe gouvernementale de Michel Barnier annoncée samedi. Les territoires ultramarins répartis dans «trois océans» sont «une réelle opportunité à condition de la valoriser», a également déclaré le sénateur de Mayotte élu depuis 2011.

Avocat de formation et vice-président de la commission des Lois, il appartient au groupe Rassemblement des démocrates progressistes et indépendants à majorité Renaissance. Il est aussi membre de la délégation sénatoriale aux Outre-mer.

Il est entre autres à l’origine d’une proposition de loi en janvier portant sur la création d’un statut de l’élu local, et, en 2018, d’un amendement dans le cadre de la loi Asile et Immigration sur les conditions d’acquisition de la nationalité française par le droit du sol sur cette île de l’océan Indien.

Le département de Mayotte, dont la population au 1er janvier a été estimée à 321.000 personnes par l’Insee, compte deux sénateurs et deux députés.

14:06

L’accès aux soins et la prévention, «axes majeurs» de la nouvelle ministre de la Santé

Geneviève Darrieussecq ce lundi 23 septembre. Benoit Tessier / REUTERS

La nouvelle ministre de la Santé Geneviève Darrieussecq a cité l’accès aux soins et la prévention comme «axes majeurs» de sa future politique, tout en prévenant qu’elle ne pourrait pas «faire de miracles» en termes budgétaires.

«Je ne ferai pas de miracles, je ne suis pas une fée», a-t-elle dit lors de la passation de pouvoir au ministère de la Santé lundi matin, à propos du budget 2025 de la Sécurité sociale qu’elle va devoir très vite préparer en vue de son examen au Parlement. Les enveloppes «augmenteront un peu», mais «jamais à la hauteur de ce que tout le monde espérerait», a prévenu la sixième ministre de la Santé depuis 2022.

Parmi les axes majeurs de sa politique, elle a cité en premier «l’accès aux soins», qui doit être «partie intégrante de l’aménagement du territoire». Pour progresser, le système de santé doit «certainement se décloisonner», a-t-elle indiqué. «Chacun ne doit pas considérer l’autre comme un concurrent mais comme un compagnon de route», avec lequel il est possible de «construire, ensemble».

La nouvelle ministre a aussi exprimé sa volonté de répondre au «défi démographique». Alors que la population vieillit, «nous ne sommes pas un pays suffisamment dans la prévention», a-t-elle dit. La ministre n’a pas mentionné dans son bref discours le projet de loi de fin de vie, qui a suscité des débats très nourris à l’Assemblée, avant que ceux-ci ne s’arrêtent pour cause de dissolution.

13:56

Le nouveau ministre chargé de l’Autonomie se veut rassurant face à l’absence d’un ministère spécifiquement dédié au handicap

Paul Christophe, nouveau ministre chargé de l’Autonomie, ce lundi 23 septembre. IAN LANGSDON / AFP

Le nouveau ministre chargé de l’Autonomie, Paul Christophe, a tenté lundi de rassurer les acteurs du secteur du handicap après leurs critiques sur l’absence d’un ministère pleinement dédié aux personnes handicapées.

«Malgré les inquiétudes soulevées par certains acteurs, je peux vous assurer que le handicap sera un point absolument central de mon engagement au sein de ce ministère, a-t-il déclaré deux jours après sa nomination à la tête d’un large ministère (Solidarités, Autonomie et Égalité femmes-hommes). J’aurai à cœur de travailler à l’amélioration de l’information aux droits des personnes âgées ou handicapées, à la simplification des démarches (…), à l’inclusion de tous via l’école pour tous, à l’accessibilité ou encore au développement des outils de communication.»

À ses côtés, Fadila Khattabi, qui était ministre déléguée chargée des personnes handicapées sous les précédents gouvernements Borne et Attal, a dit sa confiance dans «l’engagement» de Paul Christophe à porter les questions liées au handicap. «Je tiens à rassurer tout l’écosystème, toutes les associations impliquées dans le grand âge et sur le handicap, qu’il saura relever les défis», a-t-elle souligné.

L’annonce samedi soir de la composition du gouvernement de Michel Barnier a suscité de la colère et de l’incompréhension de la part de plusieurs acteurs du secteur du handicap. «Il y a 13 jours, Emmanuel Macron saluait l’élan créé par les Jeux paralympiques. Aujourd’hui, le gouvernement Barnier ne compte aucun ministère dédié au handicap… mais un ministère titanesque sans secrétaire d’État», a déploré sur X le collectif Handicaps, qui regroupe 54 associations nationales de personnes handicapées et leurs familles. «On nous parlait d’un héritage des Jeux. Il aura vite été enterré.»

13:44

La nouvelle ministre du Travail veut «répondre aux anxiétés» que la réforme des retraites «a pu générer»

Catherine Vautrin a effectué la passation de pouvoirs avec Astrid Panosyan-Bouvet ce lundi. Benoit Tessier / REUTERS

La nouvelle ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a affirmé lundi que la réforme controversée des retraites devait être rendue «plus soutenable pour tous», estimant aussi que «le plein emploi ne doit pas être la seule priorité».

«Il faut rendre la dernière réforme des retraites peut-être plus soutenable pour tous et répondre aux anxiétés qu’elle a pu générer, en particulier chez les femmes», a déclaré la ministre macroniste lors de la passation de pouvoirs avec Catherine Vautrin. Travailler deux ans de plus dans un pays où, passé 55 ans, on a le sentiment qu’on a plus tout à fait sa place dans le monde du travail, ou quand le métier qu’on exerce est pénible (…), ça peut apparaître comme anxiogène.»

«Depuis sept ans, les gouvernements se sont beaucoup concentrés sur le plein emploi. C’est indispensable», a-t-elle aussi jugé, appelant notamment à «poursuivre les efforts de la réforme de France Travail (ex-Pôle emploi, NDLR) ou de l’accompagnement des bénéficiaires du RSA».

«Mais le plein emploi ne doit pas être la seule priorité», car il «n’est pas le travail», qui est «un lieu de construction de l’estime de soi et du lien social» et «le moyen d’une vie digne et décente», a affirmé la ministre.

13:32

Guillaume Kasbarian veut «débureaucratiser à tous les étages»

Guillaume Kasbarian ce lundi 23 septembre. Benoit Tessier / REUTERS

Le nouveau ministre de la Fonction publique Guillaume Kasbarian souhaite «débureaucratiser à tous les étages», a-t-il affirmé lundi à Paris dans un discours prononcé lors de la cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur Stanislas Guerini.

«Nous devons libérer les Français du poids des démarches administratives» mais «cette simplification ne doit jamais se faire au détriment de la qualité du service public», a insisté celui dont le portefeuille comprend également la Simplification et la Transformation publique.

L’ancien ministre délégué au Logement s’est fixé comme objectif de «faciliter la vie des Français et des agents publics». «Je suis convaincu que nous allons réussir, grâce au remarquable travail que réalisent chaque jour les agents publics de ce ministère et de toutes les administrations de France», a-t-il poursuivi.

Comme député (Ensemble) d’Eure-et-Loir et habitant d’«un petit village rural près de Chartres», «j’écoute les Français qui viennent à ma permanence ou qui m’interpellent sur le terrain», a-t-il développé.

«Ceux qui se sentent parfois éloignés des services publics. Ceux qui ne savent pas toujours comment effectuer une démarche administrative. Ceux qui ont dans certains cas l’impression d’être enfermés dans un labyrinthe bureaucratique, a-t-il énuméré. Une souffrance partagée par de nombreux agents, qui peuvent avoir l’impression d’être seul ou de passer plus de temps à remplir des formulaires qu’à exercer leur métier de cœur. C’est pour cette raison que la simplification et la transformation de l’action publique ont toute leur place dans ce ministère.»

12:40

Passation de pouvoir au ministère des Sports

Gil Avérous, Amélie Oudéa-Castéra et Sarah El Haïry. THOMAS SAMSON / AFP

Amélie Oudéa-Castéra a cédé sa place ce lundi à Gil Avérous. L’ancienne ministre s’est félicitée pour la Coupe du monde de rugby et pour toute la période des Jeux olympiques et paralympiques de cet été. «Ces deux années et demie ont été intenses, les plus passionnantes de ma vie professionnelle, terriblement exigeantes, dures parfois, mais tellement fortes et au total si belles», a-t-elle indiqué.

Le nouveau ministre des Sports, Gil Avérous, a ensuite pris la parole. «C’est avec un immense sentiment de responsabilité que je me tiens devant vous», a-t-il commencé. Il s’est ensuite directement adressé à Amélie Oudéa-Castéra : «Tu as su porter avec détermination les valeurs et les missions de ce ministère. Je m’engage à poursuivre cette dynamique avec la même ferveur que toi. J’ai cette ambition d’essayer de te ressembler.»

Gil Avérous souhaite profiter de l’engouement du sport après les JO pour étendre la pratique physique chez les concitoyens, et ainsi lutter contre la sédentarité. «Mon ambition est de faire du sport une opportunité accessible à tous et ce sur l’ensemble du territoire français», a ajouté le ministre.

12:29

Prisca Thevenot quitte le porte-parolat du gouvernement

Prisca Thevenot et Maud Bregeon. BERTRAND GUAY / AFP

Prisca Thevenot a prononcé son discours face à Maud Bregeon, nouvelle porte-parole du gouvernement. «Sans jamais renier qui j’étais, j’ai eu la chance de servir mon pays, en tant que député, que secrétaire d’État et ministre déléguée. Je tiens à remercier le président de la République Emmanuel Macron pour la confiance qu’il m’a toujours accordée. Je tiens également à saluer Élisabeth Borne puis Gabriel Attal pour m’avoir confié des rôles importants au sein de leurs gouvernements», a-t-elle déclaré.

«Malgré certaines tempêtes, nous n’avons jamais perdu le cap», a précisé Prisca Thevenot avant de rappeler les travaux du gouvernement sur la santé des femmes, la jeunesse avec le service national universel et leur émancipation culturelle, sportive et sociale. «Nous avons œuvré pour que le travail paie plus et paie mieux», a-t-elle aussi mentionné. Sans oublier les chantiers de l’immigration : «Il n’y a pas de Français de papier, mais des Français tout court». «Chère Maud, j’ai confiance et je pars rassurée aujourd’hui», a affirmé l’ex-porte-parole.

Maud Bregeon a ensuite pris la suite de son discours. «C’est un mélange d’émotion, de fierté et de responsabilité qui m’étreint ce matin. Ce n’est pas rien d’accéder à de telles fonctions à 33 ans», a-t-elle commencé. «Ce que je souhaite, c’est modestement mais sûrement apporter ma pierre pour résorber cette fracture démocratique, pour rapprocher l’action publique de nos concitoyens, et en bref, la politique des gens». «Merci pour votre présence, et au travail», a conclu la nouvelle porte-parole.

11:47

Passation de pouvoir au ministère de l’Enseignement supérieur

Après l’Éducation nationale, c’est au tour de la passation de pouvoir de l’Enseignement supérieur. Sylvie Retailleau cède sa place à Patrick Hetzel, rue Descartes, qui s’exprime : «Notre enseignement supérieur doit pleinement jouer son rôle de formation au sens large du terme.»

Il a ensuite avancé sa méthode pour entamer ses nouvelles fonctions, celle de «l’écoute» et du «dialogue». «Ça sera un engagement entier, j’ai passionnément notre secteur chevillé au corps. Les chantiers sont suffisamment importants», a-t-il poursuivi.

Sylvie Retailleau a exprimé ses «inquiétudes» sur la solidité des engagements budgétaires du secteur et la question de la vie étudiante. «La pérennité des engagements budgétaires reste un sujet de préoccupation majeure», tout comme «la question de la vie étudiante», a-t-elle estimé avant de préciser : «dans un contexte politique et économique incertains, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter quant au respect à long terme de ces engagements».

Elle a également jugé nécessaire de «protéger les investissements faits et prévus en particulier au travers de la LPR (Loi de programmation de la recherche) et de France 2030», plan d’investissement de 54 milliards d’euros sur cinq ans. Elle a exprimé sa préoccupation sur «l’attractivité des carrières scientifiques en France», et le besoin d’y «faire revenir nos meilleurs talents, et attirer des chercheurs étrangers».

11:33

Passation de pouvoir au ministère de l’Éducation nationale

Anne Genetet et Nicole Belloubet. DIMITAR DILKOFF / AFP

Place désormais à la passation de pouvoir entre Nicole Belloubet et Anne Genetet. L’ancienne ministre prend la parole. «Je n’ai eu l’honneur de n’être à la tête de ce ministère de l’Éducation nationale que pendant 7 mois», a-t-elle introduit. «Vous aurez selon moi à traiter en priorité trois grandes thématiques : l’attractivité de la profession d’enseignant, bien que cet enjeu soit commun à la plupart des États européens. […] Devra s’y ajouter une nécessaire réflexion sur les modalités d’entrée dans la carrière enseignante. S’y adjoindra enfin la question récurrente de la formation continue des enseignants. Il est impensable de ne pas donner un caractère obligatoire à cette formation continue», a-t-elle ensuite listé. Avant d’ajouter : «Ma conviction est que la République doit donner à chaque enfant de 15 ans un socle commun de connaissances et de compétences sans aucun tri social. C’est pour moi une exigence éthique et républicaine», a poursuivi Nicole Belloubet.

Anne Genetet a ensuite indiqué vouloir «préserver l’école, protéger les élèves, bâtir un espace de sérénité et de stabilité». «J’en fais le serment», a-t-elle assuré. «Je crois beaucoup à la santé scolaire grâce à l’ensemble de ses acteurs : médecins, infirmières, psychologues, AESH, assistantes sociales. Comme médecin, cette cause me tient à cœur. L’école doit être le lieu de tous les bonheurs.» À la fin de son discours, la nouvelle ministre a adressé une pensée à Samuel Paty et Dominique Bernard, enseignants assassinés en octobre 2020 et octobre 2023.

11:21

Passation de pouvoir au ministère de l’Agriculture

Marc Fesneau cède ce lundi sa place à Annie Genevard, fraîchement nommée ministre de l’Agriculture et Souveraineté alimentaire. «Je voudrais tout d’abord remercier Marc Fesneau, qui s’est montré un ministre attentif à la député d’opposition que j’étais. Je sais depuis longtemps tout le respect qu’il porte aux relations nouées dans l’action politique mais plus singulièrement au secteur agricole. Je voudrais vous dire ma fierté d’avoir été nommée à cette fonction», a affirmé la nouvelle ministre. Avant de poursuivre : «Le monde agricole est au bout de la chaîne des difficultés mais il formera aussi celle des solutions.»

11:04

Passation de pouvoir au ministère des Affaires étrangères

Jean-Noël Barrot et Stéphane Séjourné. THOMAS SAMSON / AFP

Les passations de pouvoir s’enchaînent. Stéphane Séjourné reçoit désormais Jean-Noël Barrot, nouveau ministre des Affaires étrangères. «Monsieur le ministre et cher Stéphane, vous quittez le ministère par la grande porte. Je ne peux m’empêcher de relever que vous placez vos pas dans ceux de l’un de vos illustres prédécesseurs : un certain Michel Barnier. Alors, cher Stéphane, Monsieur le ministre, merci pour tout ce que vous avez apporté à ce ministère», a déclaré Jean-Noël Barrot, nouveau ministre.

Il a ensuite ajouté : «Au moment de prendre ces fonctions, je mesure l’ampleur des défis qui se dressent devant nous : la paix, le climat, la démocratie, la prospérité.» Jean-Noël Barrot a ensuite conclu son discours en remerciant ses proches. «Je voudrais avoir une pensée pour mes collaborateurs qui m’ont suivi depuis longtemps et avec fidélité dans tous mes combats», a-t-il indiqué, avant de mentionner son épouse et ses enfants «l’origine et la destination de mon engagement».

10:56

Passation de pouvoir: Éric Dupond-Moretti à deux doigts de faire tomber les symboliques presses de sceaux

Alors que les passations de pouvoir s’enchaînent ce lundi matin pour le nouveau gouvernement Barnier, Éric Dupond-Moretti est passé à deux doigts de faire tomber les symboliques presses de sceaux.

10:43

Passation de pouvoir au ministère de l’Intérieur

Gérald Darmanin passe le relais à Bruno Retailleau. ALAIN JOCARD / AFP

Place Beauvau, Gérald Darmanin a prononcé son discours de passation de pouvoir à Bruno Retailleau. «On peut servir son pays car seuls comptent le mérite, le travail et l’amour de la France. La République est belle, et aujourd’hui je pars avec le sentiment d’avoir servi le mieux que je pouvais mon pays. Monsieur le ministre, je vous souhaite très sincèrement, à vous et à votre équipe, les vœux de réussite dans vos fonctions à vous et au gouvernement Michel Barnier», a-t-il déclaré. «Je veux vous dire que les Françaises et Français attendent de nous, collectivement», a poursuivi Gérald Darmanin, avant de remercier ses collaborateurs, mais aussi policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers, agents du corps préfectoral. «Je pense avoir toujours été au devant. Bien sûr, nous avons fait des erreurs, mais nous avons fait de notre mieux.»

Gérald Darmanin a confié partir «avec beaucoup d’émotion». «Je m’appelle Gérald Moussa Jean Darmanin. Mon père voulait écrire Moussa Darmanin, du nom de mon grand-père tirailleur algérien qui avait servi la France. Il est assez évident que si je m’étais appelé Moussa Darmanin, je n’aurais pas été élu maire et député et sans doute je n’aurais pas été nommé ministre de l’Intérieur du premier coup», a continué l’ancien ministre.

Bruno Retailleau s’est par la suite exprimé. «Je ne céderai rien, je ne tolérerai aucune offense physique et verbale contre les forces de l’ordre. […] Le message est clair : les Français veulent plus d’ordre dans la rue, aux frontières», a-t-il lancé. «Trois priorités : la première, rétablir l’ordre, la deuxième, rétablir l’ordre, la troisième, rétablir l’ordre. Quand il n’y a pas d’ordre, c’est la liberté qui est menacée. Je crois à l’ordre comme la condition de la fraternité. Tout ne va pas se faire d’un coup de baguette magique. Jamais, je ne raconterai d’histoire aux Français.»

10:20

Passation de pouvoir au ministère de la Justice

Éric Dupond-Moretti et le nouveau garde des Sceaux, Didier Migaud. DIMITAR DILKOFF / AFP

Éric Dupond-Moretti reçoit à 10 heures le nouveau garde des Sceaux Didier Migaud pour procéder à la passation de pouvoir. «J’ai travaillé ici plus de quatre ans. Alors que les cassandres prédisaient quatre semaines, je laisse entre ces murs beaucoup de moi : mes doutes, mes réflexions, mes convictions. C’est avec beaucoup d’émotion que je quitte mes fonctions et les gens qui m’entourent», a déclaré Éric Dupond-Moretti.

«La justice est désormais sur la bonne voie et je suis optimiste pour son avenir. Mais pour cela, il est indispensable que la loi de programmation pour la justice que j’ai portée soit respectée. Une trahison de cette loi serait un signal dévastateur», a poursuivi l’ancien garde des Sceaux. Avant de se féliciter des travaux entrepris ces quatre dernières années : «Fierté d’avoir porté plus d’une soixantaine de textes au Parlement». Parmi lesquels la création de pôles spécialisés en matière de violence intra-familiale, environnementale, le pôle «haine en ligne», le pôle «cold cases», la criminalisation des rapports sexuels avec des mineurs de moins de 15 ans, la possibilité de changer de nom de famille ou encore la suppression des remises automatiques de peine. «Je regrette de ne pas avoir eu le temps de porter devant le Parlement un grand texte sur la lutte contre le narcotrafic qui gangrène nos sociétés. Pour reprendre une formule d’ores et déjà consacrée : vous trouverez le texte sur votre bureau», a ajouté Éric Dupond-Moretti.

«Tous les chiffres démontrent que la justice n’a jamais été aussi sévère. Ceux qui opposent police et justice se trompent». Avant de conclure son discours, souhaitant à Didier Migaud ses vœux «de plein succès» : «Je pense aussi à ma famille. À ma mère, à ma compagne, qui a accepté que nous mettions notre vie personnelle entre parenthèses, à mes enfants. Ces quatre années au ministère de la Justice me marqueront à jamais et je veux sincèrement remercier le président de la République de la confiance qu’il m’a faite en me nommant à ce poste. Aucun président avant lui n’avait accordé à la justice une attention comme celle qu’il lui a accordée. Grâce à lui, nous avons commencé le rattrapage de plus de 30 ans d’abandon politique, humain, budgétaire.»

10:12

Barnier demande à ses ministres d’être «irréprochables et modestes»

Le petit déjeuner à Matignon, auquel Michel Barnier avait convié tous ses ministres lundi matin, a été l’occasion pour le premier ministre de préciser sa méthode de travail. La veille, en traversant la salle du Conseil de l’Hôtel Matignon – ouvert au public dans le cadre des Journées du patrimoine -, où tout le monde s’est retrouvé lundi, il avait déjà prévu d’insister sur plusieurs points qui lui semblent nécessaires pour asseoir la crédibilité du nouveau gouvernement.

Michel Barnier a notamment demandé à ses troupes d’être «irréprochables et modestes» mais aussi «d’agir plus que de communiquer, et d’agir avant de communiquer». «Pas d’esbroufe s’il vous plaît !», leur a-t-il intimé, en les invitant à avoir «du respect» pour tous les «concitoyens» français et pour tous les «partis politiques». Il a également souhaité que tous les ministres soient à «l’écoute» de «tout le monde», en soulignant : «Les meilleures idées doivent venir de tout le monde». Le premier ministre s’est enfin engagé à animer un gouvernement «républicain, progressiste et européen».

Pour certains présents, cette intervention était à la fois un recadrage préalable visant à encourager un esprit «collectif» mais aussi un petit message adressé à tous ceux qui n’avaient pas encore intégré totalement la nécessité de porter une parole publique cohérente avec les messages de Matignon. Lors de la passation de pouvoir organisée à Bercy dimanche, certaines déclarations d’Antoine Armand, nouveau ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, qui a vanté le bilan du sortant Bruno Le Maire, étaient apparues en contradiction avec le constat renouvelé par Michel Barnier d’une situation budgétaire «très grave». Selon nos informations, un échange téléphonique a eu lieu entre les deux hommes.

Emmanuel Galiero

09:50

Entre retard, coupes sèches et hausses d’impôts, une loi de finances de tous les défis

«Ce budget 2025 va être le plus compliqué à élaborer de la Ve République.» Malgré la tempérance qui caractérise habituellement les discours de la Cour des comptes, son premier président, Pierre Moscovici, n’a pas peur d’user de superlatifs sur ce sujet. L’élaboration de ce texte est toujours une épreuve du feu. Nombre de ministres s’y sont cassé les dents. Et la tâche concentre cette fois-ci toutes les crispations politiques du moment, tant le tabou de la fiscalité est inflammable. Mais, en plus de cela, une montagne de contraintes particulières pèse également sur le projet de loi de finances. Le nouveau titulaire du portefeuille, Laurent Saint-Martin, sait à quoi s’attendre…

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09:25

Yves Thréard : «Gouvernement Barnier, le miracle ou la faillite»

Comme au temps de la IVe République, le nouveau gouvernement est le pur produit de la petite cuisine des partis. Pendant des jours d’intenses tractations, la classe politique, «papoteuse, ragotante et jacassante», selon la formule du général de Gaulle, a été à son affaire. Avec ce qu’il faut de postures ridicules, de vieux préjugés et de lignes rouges à ne pas dépasser ! La sénatrice LR Laurence Garnier, pressentie pour être ministre de la Famille, a finalement été écartée de cette fonction car elle s’était opposée au mariage pour tous : quel outrage ! Othman Nasrou ne sera pas secrétaire d’État à la Laïcité, mais à la Citoyenneté : une appellation beaucoup plus politiquement correcte, qui en dit long sur l’état d’esprit du camp présidentiel ! Bruno Retailleau, nommé ministre de l’Intérieur, a droit, quant à lui, à toutes les «amabilités» : serait-il réactionnaire ? Michel Barnier le sait : son équipe ne tiendra qu’à un fil. Il devra user de tous ses talents de conciliateur.

Et si, au sein de l’exécutif, règne une ambiance de coexistence précaire, dehors, tous les fusils sont de sortie. Jean-Luc Mélenchon appelle à « se débarrasser aussitôt que possible » de ce «gouvernement de perdants». Le Rassemblement national, de son côté, ne voit «aucun avenir» à cet attelage. À tout instant, celui-ci peut effectivement tomber s’il se heurte à une majorité de 289 voix contre lui à l’Assemblée nationale.

Lire l’éditorial du Figaro | Gouvernement Barnier : «Le miracle ou la faillite»

09:10

Pour Sébastien Chenu, le gel du barème de l’impôt sur le revenu est «une ligne rouge»

À la recherche d’économies et de recettes supplémentaires, les équipes de Michel Barnier plancheraient sur un gel du barème de l’impôt sur le revenu. Une désindexation de l’inflation qui pourrait rapporter 4 milliards d’euros supplémentaires dans les caisses de l’État en 2025. «C’est une ligne rouge pour nous, parce que c’est une hausse d’impôts déguisée», a prévenu le lepéniste Sébastien Chenu ce lundi matin sur BFMTV et RMC. «On va nous dire “ça touche les plus fortunés” alors qu’en réalité on aura fait entrer dans le barème supérieur des Français qui n’auront pas vu leur pouvoir d’achat augmenter ces dernières années», argue le député du Rassemblement national.

Invité de France 2 dimanche soir, le nouveau premier ministre a toutefois indiqué qu’il ne comptait «pas alourdir encore l’impôt sur l’ensemble des Français», «ni sur les gens les plus modestes, ni sur les gens qui travaillent, ni sur les classes moyennes». En revanche, il a indiqué «ne pas exclure que les personnes les plus fortunées participent à l’effort national», via des «prélèvements ciblés» qui toucheraient aussi «certaines grandes entreprises».

09:00

INFOGRAPHIE – Voici la composition du gouvernement Barnier

Après deux semaines d’attente, la composition du gouvernement Barnier a été dévoilée samedi soir. Marquée à droite, cette équipe de 39 personnes compte peu de poids lourds politiques.

08:50

Roland Lescure (ex-ministre de l’Industrie et Énergie) : «Je comprends qu’un certain nombre d’électeurs puissent se sentir frustrés»

Invité ce lundi matin sur Franceinfo, le ministre démissionnaire chargé de l’Industrie et de l’Énergie, s’est exprimé sur ce nouveau gouvernement. «Je comprends qu’un certain nombre d’électeurs puissent se sentir frustrés par ce gouvernement qui ne représente pas les résultats des élections législatives», a-t-il déclaré. Il est par la suite revenu sur son choix de ne pas poursuivre au gouvernement. «Je suis vice-président de l’Assemblée nationale. Ça va être un travail, intéressant, stimulant et un peu compliqué. Il va falloir s’assurer que les débats à l’Assemblée aient lieu […] et soient aussi apaisés que possible. Et puis, je souhaitais retrouver ma liberté de parole», a ajouté Roland Lescure.

Selon l’ancien ministre, la prise de parole de Michel Barnier de dimanche soir «nous a rassurés sur un certain nombre de choses». «On était inquiets sur les hausses d’impôts, il nous a indiqué que celles et ceux qui travaillent, les classes moyennes, ne seraient pas affectés par un matraquage fiscal. Il nous a rassurés sur les sujets sociétaux : la PMA, les discriminations anti-LGBT, l’IVG… J’espère qu’on ira plus loin», a-t-il ajouté, évoquant notamment le sujet de la fin de vie. Avant de mentionner un autre sujet «très important» : «J’étais jusqu’à hier ministre de l’Énergie. Je suis convaincu qu’on arrivera à décarboner la France qu’à une condition : qu’on développe à la fois le nucléaire et les énergies renouvelables. […] Les moulins à vent, on en a besoin.»

08:48

«Bruno Retailleau a fait preuve de racisme», accuse Manuel Bompard

Nommé ministre de l’Intérieur samedi dernier, Bruno Retailleau, membre des Républicains (LR) connu pour ses positions fermes sur l’immigration et la sécurité, cristallise les critiques à gauche. Manuel Bompard a d’ailleurs estimé que le nouveau locataire de la place Beauvau «a fait preuve de racisme». Une accusation en lien avec des propos tenus en juillet 2023 par le sénateur de la Vendée, au moment des violences urbaines qui ont frappé la France. Il déclarait alors au sujet des émeutiers : «Certes, ce sont des Français mais ce sont des Français par leur identité et malheureusement, pour la deuxième, la troisième génération, il y a comme une sorte de régression vers les origines ethniques.»

Pour le coordinateur de La France insoumise (LFI), «en République, il n’y a qu’une catégorie de Français : ce sont des Français, quelles que soient leurs origines». Aussi, l’Insoumis accuse Bruno Retailleau de considérer qu’«il y aurait des races, […] des races qui seraient inférieures, puisqu’on parle de régression».

08:35

Le gouvernement Barnier réuni pour la première fois à Matignon

Les nouveaux ministres sont invités à se réunir ce lundi matin pour un petit-déjeuner à Matignon autour de Michel Barnier. Ils sont arrivés à 8 heures. Certains ont eu quelques minutes de retard.

08:15

«C’est une fusion-acquisition de la macronie sur les anciens LR», dénonce Laurent Jacobelli

La nouvelle équipe de Michel Barnier, dévoilée samedi soir, est composée de 39 ministres et secrétaires d’État. Avec 10 ministres Les Républicains (LR) et 4 personnalités divers droite, le gouvernement penche sérieusement à droite, avec tout de même 17 postes accordés au bloc central.

Mais, alors que la gauche dénonce une configuration déséquilibrée, Laurent Jacobelli estime pour sa part que les LR «ne sont plus à droite» mais «macronistes». «C’est une fusion-acquisition de la macronie sur les anciens LR», a dénoncé le porte-parole du Rassemblement national (RN) ce lundi matin sur TF1. Avant de décrire des Républicains à bord d’«un navire ivre qui allait couler», «rescapés, rachetés à peu de frais par la macronie». «Finalement, ils seront aux ordres», croit savoir le député de la Moselle.

Menacé d’une motion de censure par le Nouveau Front populaire, le gouvernement pourrait être renversé si le RN y joignait ses voix. Aussi, Laurent Jacobelli a rappelé la position de son parti, lequel attend la déclaration de politique générale du premier ministre le 1er octobre, puis le vote du budget, pour acter sa participation à une motion de censure. «Les choses ne s’annoncent pas très bien», a-t-il indiqué.

08:04

Éric Ciotti : «Je voterai une motion de censure s’il y a des impôts qui frappent à la fois les Français et les entreprises»

Invité sur RTL ce lundi matin, Éric Ciotti a affirmé qu’il voterait «une motion de censure s’il y a des impôts qui frappent à la fois les Français et les entreprises». «C’est en France que chaque année, on gagne la Coupe du monde des impôts. Et c’est une forme de paresse intellectuelle de dire qu’il y a des déficits qu’eux-mêmes [les ministres] ont creusés. C’était incroyable, hier soir, de regarder la passation de pouvoir avec le nouveau ministre de l’Économie, Antoine Armand, qui félicitait monsieur Le Maire qui a creusé un déficit au moins de 6%», a-t-il déclaré.

Éric Ciotti a précisé ne pas vouloir voter une motion de censure dans la précipitation : «Nous verrons la composition du budget. On a toujours dit “pas de chaos, pas de censure préalable”, [à l’inverse du] Nouveau front populaire qui veut installer un chaos institutionnel dans le pays. Nous sommes respectueux. Quand je dis nous, c’est le groupe Union des droites pour la République (UDR) et le Rassemblement national avec qui nous sommes alliés.»

Ce dimanche, Éric Ciotti a annoncé démissionner de la présidence du groupe Les Républicains (LR). Il a indiqué au micro de RTL ce lundi matin quitter ses fonctions à compter du 1er octobre.

08:02

«Nous ne sommes pas pour l’augmentation d’impôt, quelle qu’elle soit», assène Sylvain Maillard

Invité de Télématin sur France 2 ce lundi, le député «ensemble pour la République» de Paris Sylvain Maillard a été interrogé sur les différends qui pouvaient exister entre le parti présidentiel et La Droite républicaine, au sein d’une coalition dans le cadre du nouveau gouvernement Barnier.

«Nous sommes dans une alliance, nous souhaitons que Michel Barnier réussisse», a assuré le député, rappelant que son parti était «très heureux» du choix du nouveau premier ministre. Mais les Français étant déjà «champions du monde» du taux de prélèvement, le député souhaite plutôt «optimiser nos dépenses» que «penser à l’augmentation d’impôts». Dans la déclaration de politique générale, il faudra «présenter aux Français les économies qu’on va faire», soutient-il.

Alors que le nouveau chef de gouvernement a confirmé dimanche soir sur France 2 que «les plus riches» devaient selon lui «prendre part à l’effort de solidarité» – tout en excluant une hausse d’impôts sur les classes moyennes –, Sylvain Maillard a tenu à rappeler au nom de «ensemble pour la République» : «Nous ne sommes pas pour l’augmentation d’impôt, quelle qu’elle soit».

«Ce qu’il y a de pire, et que détestent les Français, c’est qu’il y ait des hausses d’impôts et que cela ne change rien à leur quotidien», a-t-il souligné. Et de reconnaître des difficultés pour s’entendre sur ce point avec le nouvel exécutif. «Nous sommes des partenaires qui n’avons pas l’habitude de travailler ensemble, donc c’est effectivement difficile», a-t-il reconnu.

07:43

ENTRETIEN – Éric Ciotti au Figaro : «Je quitte Les Républicains»

Moins d’un mois après avoir lancé l’Union des droites pour la République (UDR), le député des Alpes-Maritimes explique pourquoi il a abandonné ce dimanche la présidence du mouvement des Républicains.

LE FIGARO. – Pourquoi avoir pris la décision de quitter la présidence et le parti LR ?

Éric CIOTTI. – Je prends acte de la dissolution de l’état-major des Républicains dans la macronie. Ce gouvernement n’est pas un gouvernement de cohabitation. C’est un gouvernement macroniste, avec quelques LR comme cautions et alibis. J’avais encore quelques espoirs que Michel Barnier puisse imposer sa marque mais la configuration du gouvernement démontre qu’il n’en sera rien. Je quitte une équipe compromise mais je ne romps pas avec mon histoire personnelle, celle du militant gaulliste que j’ai toujours été et que je reste. Je ne romps pas avec notre histoire collective, celle d’un grand parti qui a toujours combattu le socialisme et son héritier macroniste.

Lire l’entretien complet | Éric Ciotti au Figaro : «Je quitte Les Républicains»

Pour Éric Ciotti, son ancien parti est tombé dans «le piège» tendu par Emmanuel Macron. Francois Bouchon / Le Figaro

07:26

Retailleau à l’Intérieur : Barnier réfute tout clin d’œil au RN, défend un «gage donné aux Français»

C’est une nomination symbolique. Chantre d’une ligne conservatrice, le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau a été choisi pour succéder à Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur. Un profil controversé, qui braque la gauche et une partie du camp présidentiel. Dont certains responsables, comme Gabriel Attal, pourfendent la dérive droitière de l’exécutif. En affirmant, lors d’une réunion avec son groupe, qu’il restera «fidèle à ses valeurs et libre dans ses prises de position», le président des députés EPR a fait état sur la place publique de «désaccords de fond avec certaines personnalités». Dans son viseur, le Vendéen.

Invité dimanche soir de France 2, Michel Barnier a réfuté tout geste en direction du Rassemblement national (RN), parti qui peut à tout moment faire tomber le gouvernement par le vote d’une motion de censure. «C’est un gage donné aux Français», a répliqué le premier ministre.

Lire l’article | Retailleau à l’Intérieur : Barnier réfute tout clin d’œil au RN, défend un «gage donné aux Français»

07:17

Quels sont les grands équilibres du gouvernement Barnier ?

Deux mois et demi. C’est le temps qu’il a fallu à Emmanuel Macron, depuis les législatives, pour composer le nouveau gouvernement. Alors que le scrutin anticipé n’a accordé la majorité à aucun bloc, le président de la République et Michel Barnier se sont efforcés à constituer une équipe hétérogène. Après avoir écarté fin août l’idée de nommer Lucie Castets – la «première-ministrable» du NFP – à Matignon, le chef de l’État s’est tourné vers Les Républicains et son ancienne majorité. Manière d’unir les forces et de surpasser en nombre le contingent parlementaire de la gauche. Une forme de coalition qui se retrouve dans les grands équilibres du gouvernement Barnier.

Lire l’article | Macronistes, LR… Quels sont les grands équilibres du gouvernement Barnier ?

07:10

RÉCIT – Pour Michel Barnier et son gouvernement, le plus dur reste à faire

Le gouvernement de Michel Barnier, dévoilé officiellement samedi soir, va enfin pouvoir se mettre au travail. Dimanche soir, le premier ministre a pris la parole sur France 2 pour rappeler sa méthode et souligner la gravité de la situation budgétaire de la France, appelant à veiller à la «crédibilité» du pays sur les marchés internationaux. Il a également éteint la polémique sur les lois sociétales, qui venait d’être ouverte par le président du groupe EPR Gabriel Attal. «Ce qui est important c’est que les gens sachent qu’il n’y a aucune ambiguïté sur les grandes lois sociales ou sociétales… Elles seront intégralement préservées», s’est-il engagé, en se qualifiant de «rempart». Le premier ministre a dit aussi sa volonté de ne pas alourdir l’impôt des Français mais sans écarter la possibilité de réclamer un effort national de la part des «personnes les plus fortunées» et des «très grandes sociétés». Enfin, sur la question de l’immigration, il s’est montré ferme en estimant qu’elle devait être traitée «avec beaucoup plus de rigueur».

Lire l’article | Pour Michel Barnier et son gouvernement, le plus dur reste à faire

07:05

Le programme des passations de pouvoir de ce lundi

Alors que le premier Conseil des ministres doit se tenir à 15 heures à l’Élysée, ce lundi matin sera marqué par une succession de passations de pouvoir dans les différents ministères, dès 10 heures.

  • 10 heures : Passation de pouvoir au ministère de la Justice
  • 10 heures : Passation de pouvoir au ministère de l’Agriculture
  • 10h15 : Passation de pouvoir au ministère de la Santé
  • 10h30 : Passation de pouvoir au ministère de l’Intérieur
  • 10h30 : Passation de pouvoir au ministère des Affaires étrangères
  • 11 heures : Passation de pouvoir au ministère de l’Éducation nationale
  • 11 heures : Passation de pouvoir au ministère de l’Enseignement supérieur
  • 12 heures : Passation de pouvoir au ministère des Sports
  • 12 heures : Passation de pouvoir du porte-parolat du gouvernement

06:54

Ce que change le gouvernement Barnier à l’Assemblée nationale

Parmi la dizaine de députés promus au gouvernement, quatre occupaient des postes clés dans la Chambre basse. Des postes vacants qui donneront lieu à de nouvelles élections dans l’Hémicycle.

Lire l’article | Vice-présidence, commissions… Ce que change le gouvernement Barnier à l’Assemblée nationale

06:51

Emmanuel Macron réunit le gouvernement à 15 heures pour un Conseil des ministres

Les passations de pouvoir des ministres vont se dérouler toute la matinée. À 15 heures, le président de la République recevra le gouvernement Barnier à l’Élysée pour un premier Conseil des ministres.

06:48

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct

Samedi soir, le gouvernement de Michel Barnier a été dévoilé dans son intégralité. Au lendemain de la prise de parole du premier ministre sur France 2, durant laquelle il a rappelé sa méthode et souligné la gravité de la situation budgétaire de la France, les premières passations de pouvoir entre les ministres vont se tenir ce lundi matin. Nous vous proposons de suivre cette nouvelle journée avec ce direct.

Les publications apparaîtront ici

En conclusion, DMJarchives.org incarne une véritable bibliothèque virtuelle de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès inestimable à une multitude de trésors d’archives numériques. Grâce à son engagement à préserver la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives comble les lacunes laissées par les documents historiques disparus. L’organisation méthodique des archives par territoire permet une exploration approfondie de l’histoire de chaque ville et commune. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque exhaustive, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région francilienne. En somme, en offrant un accès facile et organisé à ces archives numériques, DMJarchives.org joue un rôle crucial dans la préservation et la diffusion de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette riche plateforme pour plonger dans l’histoire fascinante de chaque territoire, et découvrez ainsi les trésors cachés de la région à travers les âges.