La conservation de cette église présente, « du point de vue de l’histoire de l’art, un intérêt public, en raison de son ancienneté », justifie le ministère de la Culture, qui pointe aussi « son architecture particulière » et « les décors de sa chapelle seigneuriale »… L’église Notre-Dame-de-l’Assomption, à Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne), vient d’être classée aux Monuments historiques, à la suite d’un arrêté ministériel publié fin 2025, mais qui vient seulement d’être porté à notre connaissance.
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Un succès collectif pour les élus, les habitants et les mécènes
Il s’agit donc d’un niveau de protection supplémentaire puisque l’édifice était déjà inscrit à l’inventaire depuis 1926. « C’était un des combats de mon mandat, la priorité en matière de patrimoine, alors je suis particulièrement satisfait d’avoir pu obtenir ce classement », jubile Alain Richard, le maire de Fleury-en-Bière, qui passera la main à une nouvelle équipe après les élections. Selon lui, cette récompense doit cependant être attribuée à toutes les forces vives du village qui se sont mobilisées : « Les nombreux élus qui ont participé, mais aussi grâce à l’implication d’habitants comme OIivier Pelat et Laura de Ganay, qui ont œuvré pour un tel résultat », insiste Alain Richard.
Un succès collectif qui remonte même aux mandats précédents : « C’est ma prédecesseure, Chantal le Bret, qui avait lancé l’idée d’un tel classement », rappelle le maire sortant. Dans nos colonnes, la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) avait qualifié l’église de Fleury-en-Bière comme « un édifice médiéval remarquable » – dont certains éléments remontent à l’an mil – et avait décrit un monument « d’une grande richesse historique et archéologique. »
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L’arrêté ministériel évoque aussi l’intérêt du couvrement de sa nef « en voûtes d’arêtes », illustrant le passage de l’architecture romane à l’architecture gothique en Île-de-France. « Ce sont des détails qui ont été repérés par l’historien spécialisé Philippe Plagnieux, lors de sa visite de l’église, assure Alain Richard. Des éléments qui sont quasiment uniques dans la région. »

Ce classement a aussi permis des avancées historiques : les peintures découvertes lors d’une rénovation en 2005, sous un faux plafond en plâtre – qui étaient attribuées à Le Primatice – seraient finalement l’œuvre d’un de ses célèbres disciples, Nicolò dell’Abbate, mort à Fontainebleau en 1571. Lors de fouilles réalisées aux abords de l’église, une pierre de l’époque médiévale avait également été mise au jour et était déjà classée aux Monuments historiques.
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Projet de rénovation d’envergure
Mais au-delà de la dimension symbolique, ce classement est aussi la première pierre d’un projet de restauration d’envergure de l’église, au coût évalué à près de 3 M€ et qui pourrait s’étaler sur plusieurs années. Selon le maire, la première tranche de travaux est déjà financée, grâce à un contrat rural du Département et de la Région portant sur 350 000 €, mais aussi grâce aux dons de particuliers et mécènes comme Olivier Pelat : plus de 230 000 € ont été collectés via la fondation Mansart.

« Cela permet d’envisager le lancement des travaux pour cette année, mais c’est un dossier qui sera porté par la future équipe municipale, conclut Alain Richard. C’est une belle manière de terminer mon mandat, un petit bonheur partagé avec tout le village et qui permettra, j’en suis sûr de faire rayonner notre patrimoine. » Ce classement permet aussi une continuité et une cohérence puisqu’elle a été construite à proximité du château de Fleury... un édifice lui-même classé aux Monuments historiques… tout comme son parc qui donne sur l’église.
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