, Législatives : Philippe plaide pour un «accord technique» entre le camp présidentiel et Les Républicains

Législatives : Philippe plaide pour un «accord technique» entre le camp présidentiel et Les Républicains

, Législatives : Philippe plaide pour un «accord technique» entre le camp présidentiel et Les Républicains

Mercredi 10 juillet

07:01

C’est la fin de ce direct.

Merci de nous avoir suivi. Pour tout savoir des tractations politiques qui vont se poursuivre, rendez-vous sur notre nouveau direct que vous pouvez suivre en cliquant sur ce lien.

Mardi 9 juillet

22:35

Emmanuel Macron a rencontré Gérard Larcher en secret à l’Élysée, selon les informations du Figaro

Selon les informations révélées par Le Figaro, Emmanuel Macron, silencieux depuis le second tour des législatives qui a vu le Nouveau Front populaire devancer le camp présidentiel, a reçu mardi soir à l’Élysée le président LR du Sénat Gérard Larcher. Une réunion à la demande du chef de l’État, à laquelle le président du Sénat répond comme d’habitude, mais «pour écouter» et «sans proposition à soumettre» à Emmanuel Macron.

Le groupe Les Républicains (LR) du Sénat a réaffirmé mardi matin en réunion de groupe son refus de toute coalition avec le camp macroniste et son choix d’une ligne autonome et indépendante pour la droite, une position également défendue ces derniers jours par Gérard Larcher. Emmanuel Macron, qui a maintenu pour l’instant en poste son premier ministre Gabriel Attal, doit s’envoler mercredi pour une visite de deux jours à Washington, où il doit participer à un sommet de l’Otan.

» Retrouvez notre article.

21:55

Mathilde Panot annonce être réélue à la présidence du groupe LFI à l’Assemblée

La députée Mathilde Panot a annoncé qu’elle avait été réélue mardi à la présidence du groupe parlementaire de La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale. Sur le réseau social X, elle a adressé ses «chaleureux remerciements» aux élus insoumis qui se réunissaient mardi pour la première fois de la nouvelle législature.

Mathilde Panot, 35 ans, est très proche du leader de LFI Jean-Luc Mélenchon. Elle est députée du Val-de-Marne depuis 2017 et présidente du groupe depuis octobre 2021. LFI et ses partenaires de l’alliance de gauche Nouveau Front populaire (NFP) sont arrivés en tête dimanche des élections législatives anticipées. Bien que très éloignés de la majorité absolue, ils demandent qu’un des leurs soit nommé Premier ministre par le président Emmanuel Macron.

LFI devrait rassembler entre 70 et 80 députés, une fois les groupes parlementaires définitivement composés.

21:27

Édouard Philippe plaide pour un «accord technique» entre le camp présidentiel et Les Républicains

Édouard Philippe a plaidé mardi pour un «accord technique» entre le camp présidentiel et Les Républicains (LR). En cas de refus, ces derniers devront, selon lui, «expliquer à leurs électeurs qu’ils ont préféré un gouvernement du Nouveau front populaire avec LFI».

«Le président va devoir nommer un premier ministre» et «la logique des institutions, c’est qu’il se tourne vers la formation politique, ou plus exactement vers l’organisation politique qui est majoritaire», a déclaré l’ancien premier ministre sur TF1. «Aujourd’hui, il y a le Nouveau Front populaire, il a 182 députés. Mais il y a un autre bloc, au centre, composé de Renaissance, du MoDem, d’Horizons, et des LR. Qui n’est pas un bloc constitué, je le reconnais, mais qui, si on le prend dans son ensemble, fait 220 députés, donc plus que le Nouveau front populaire», a développé le président du parti Horizons, membre de la coalition présidentielle sortante.

20:42

Xavier Bertrand propose un gouvernement «d’urgence nationale» mené par un membre des Républicains

Xavier Bertrand plaide pour un gouvernement «d’urgence nationale», avec une majorité qui est «capable de gouverner dès maintenant», a-t-il détaillé sur France 2. Le membres des LR et président des Hauts-de-France veut une coalition avec Ensemble pour former ce gouvernement et déclare «passer un appel pour y parvenir». S’il n’a pas encore échangé avec Emmanuel Macron, il espère que celui-ci entrera en contact avec lui rapidement.

Selon Xavier Bertrand, le premier ministre doit venir des Républicains et mener une politique avec «plus de sécurité et moins de migrations.» Il faut, «apaiser le pays pour avancer», a également souligné l’homme politique. «Moi je sais pertinemment que les Français nous demandent de nous battre.»

«Il est temps de mettre un coup d’arrêt au Nouveau Front populaire, que Mélenchon prétend victorieux», a déclaré dans un premier temps Xavier Bertrand. Et d’insister sur le fait que le NFP, avec son programme «délirant», «ne peut gouverner.» Xavier Bertrand voit en effet la coalition de gauche comme un danger. Il attend du président de la République qu’il, «décide vite et fasse avancer le pays rapidement. Si nous voulons que les revenus progressent, il va falloir faire confiance aux partenaires sociaux et à la démocratie des territoires.» 

Interrogé sur la possibilité qu’il puisse entrer à Matignon, Xavier Bertrand n’a pas répondu clairement. «On se met autour d’une table, on se met d’accord sur les principes et les mesures. Les questions de personnes viendront après», a conclu l’homme politique.

19:59

La gauche «va proposer un nom d’ici la fin de semaine», espère Roussel

Invité mardi soir de France 5, le secrétaire national PCF Fabien Roussel indique que la gauche, qui est arrivée en tête des élections législatives en nombre de sièges, «va réussir à proposer un premier ministre d’ici la fin de semaine.» «On fait tout pour avancer dans ce sens-là dans le respect des quatre forces à gauche», fait valoir l’ancien député du Nord.

19:02

Édouard Philippe au «20 heures» de TF1, Xavier Bertrand invité de «L’Évènement» sur France 2

Alors que les tractations vont bon train pour former une coalition à l’Assemblée nationale, l’ancien premier ministre et président d’Horizons Édouard Philippe sera l’invité mardi soir du JT de TF1.

Au centre de toutes les attentions, la droite est divisée entre les tenants d’une alliance avec les macronistes et ceux qui s’y refusent. Parmi ses ténors, Xavier Bertrand. Invité de «L’Évènement» sur France 2 à 20h35, le président de la région Hauts-de-France sera amené à clarifier sa position.

18:42

Le Nouveau Front populaire met en garde «solennellement» Macron contre le maintien prolongé d’Attal à Matignon

Les quatre formations de gauche qui composent Nouveau Front populaire (NFP) ont «solennellement» mis en garde Emmanuel Macron contre «toute tentative de détournement des institutions», avec le maintien prolongé de Gabriel Attal à Matignon, dans un communiqué commun publié mardi.

Alors que le chef de l’État n’a pas appelé l’alliance de gauche, arrivée en tête des élections législatives, à former un nouveau gouvernement, le NFP juge que si Emmanuel Macron «persistait», ce serait «une trahison de l’esprit de notre constitution et un coup de force démocratique auquel nous nous opposerions de toutes nos forces».

17:56

«Je suis revenu» : le député LFI Sébastien Delogu nargue Yaël Braun-Pivet sur X

Il avait été sanctionné le mois dernier pour avoir brandi un drapeau palestinien dans l’hémicycle. Le député La France insoumise (LFI) des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu a publié une photo de lui sur X à la tribune de l’hémicycle avec ce message adressé à l’ancienne présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet : «Je suis revenu. À bientôt.»

Une provocation claire à l’adresse de celle qui lui avait interdit de paraître dans l’enceinte du Palais Bourbon pendant quinze jours après cette violation du règlement de l’Assemblée. Yaël Braun-Pivet, qui a elle aussi été réélue dans les Yvelines, siégera elle aussi dans la nouvelle Assemblée.

17:44

À l’Assemblée nationale, les LR bientôt écartelés entre trois groupes?

Ils seront 30 et 40 députés élus avec l’étiquette Les Républicains (LR) à se réunir mercredi. L’objectif ? Désigner leur président et changer le nom de leur groupe après s’être mis d’accord sur la ligne indépendante prônée par Laurent Wauquiez.

Le président LR d’Auvergne-Rhône-Alpes, qui nourrit des ambitions élyséennes, «devrait se présenter» à la présidence du groupe, a indiqué une source en interne, précisant que sa candidature n’était pas encore confirmée. Une autre source précise que le président sortant Olivier Marleix, voire la députée Michèle Tabarot, pourraient être aussi sur les rangs.

Laurent Wauquiez à l’Assemblée nationale, le 9 juillet 2024. Sarah Meyssonnier / REUTERS

De son côté, le député du Lot Aurélien Pradié, qui a annoncé il y a deux semaines qu’il quittait LR, n’a pas révélé s’il entendait former un autre groupe, ne dissipant pas les doutes sur le sort de la vingtaine de députés de droite qui ne rejoindraient pas le camp de Laurent Wauquiez.

Si le groupe d’Aurélien Pradié voit le jour, la droite d’avant la dissolution sera divisée en trois, le patron de LR Éric Ciotti ayant la possibilité de former le sien avec 17 députés.

Aurélien Pradie à l’Assemblée nationale à Paris, le 9 juillet 2024. Sarah Meyssonnier / REUTERS

17:19

LFI, Verts et PS veulent barrer la route au RN sur les postes clés à l’Assemblée

Les députés écologistes, insoumis et socialistes ont appelé mardi à empêcher le RN d’accéder aux postes stratégiques de l’Assemblée nationale, suscitant les protestations des lepénistes qui dénoncent un «comportement antidémocratique». Les Verts martèlent depuis lundi qu’il faut rétablir un «cordon sanitaire» contre le Rassemblement national, qui disposait avant les élections législatives de deux vice-présidences.

«L’extrême droite n’est pas compatible avec la République. Le Rassemblement national ne doit occuper aucun poste dans cette Assemblée nationale», a de nouveau affirmé mardi la députée écologiste Cyrielle Chatelain, ancienne présidente du groupe vert au Palais Bourbon. L’ancienne chef des députés insoumis Mathilde Panot est allée dans son sens en arrivant à l’Assemblée nationale.

La présidence de l’Assemblée sera en jeu le 18 juillet, puis les postes stratégiques de vice-présidents et questeurs le lendemain, avant l’attribution des présidences de commission. L’attribution de deux vice-présidences au RN avait divisé l’Assemblée nationale il y a deux ans, la gauche accusant les macronistes d’avoir contribué à la normalisation de l’extrême droite.

La proposition d’un «cordon sanitaire» anti-RN a aussitôt suscité la colère dans les troupes lepénistes. «C’est un comportement antirépublicain, antidémocratique. Nous représentons aujourd’hui dix millions de Français, 143 députés ici», a réagi le député Thomas Ménagé sur LCP. «J’appelle à un peu de raison, à respecter le choix des électeurs… J’appelle toutes les autres forces politiques, au-delà du Nouveau Front populaire à respecter les choix des électeurs», a réclamé ce député RN du Loiret.

17:04

Quatennens propose «une grande marche populaire en direction de Matignon» pour faire «céder» Macron

Sur X, l’ancien député insoumis Adrien Quatennens propose d’organiser «une grande marche populaire en direction de Matignon» pour faire «céder» Macron sur le choix du premier ministre. «Alerte ! Macron veut nous voler la victoire et manœuvre pour faire barrage à l’application du programme du Nouveau Front populaire», indique l’ex-élu.

16:33

Le groupe d’Éric Ciotti publie à son tour sa photo de famille à l’Assemblée

Sur X, le patron des Républicains et député réélu Éric Ciotti a publié la traditionnelle photo de famille de son groupe à l’Assemblée nationale, baptisé «Républicains à droite».

«Nous sommes un groupe autonome, indépendant, dans une coalition», a indiqué Éric Ciotti devant les journalistes. «Nous travaillerons de concert pour faire valoir cette opposition puisque nous serons finalement les seuls groupes d’opposition dans l’hémicycle face à la coalition des gauches et de la macronie», a ajouté, président des LR, qui s’est allié au RN pour les législatives, provoquant une scission au sein du parti de droite. «La première force politique, c’est celle de l’union des droites».

15:55

DÉCRYPTAGE – A gauche, la course de vitesse pour Matignon s’engage entre le PS et LFI

La gauche n’a qu’une seule crainte : qu’Emmanuel Macron profite de ces interminables négociations internes au NFP pour prendre le cartel de vitesse en allant construire une autre offre avec la droite. «Il obtiendrait une majorité relative avec quelques dizaines de sièges en plus. Il peut nous la faire à l’envers», s’inquiète un écologiste. «Il n’aurait aucune légitimité politique et démocratique à imposer quoi que ce soit», rétorque un responsable du NFP. «Dès que nous aurons un gouvernement, nous espérons qu’Emmanuel Macron agira comme un vrai démocrate», pressait aussi Cyrielle Châtelain, la chef de file des députés écolos, lors de l’arrivée de ses troupes à l’Assemblée ce mardi.

Toutes les composantes du Nouveau Front populaire ont beau s’entendre sur l’indispensable «pression» qu’ils doivent maintenir sur le chef de l’État, en s’accordant le plus rapidement possible sur une personnalité pour les représenter, les discussions continuaient de patiner mardi. Poussant de nombreux cadres à prédire encore plusieurs journées de négociations.

15:30

«François Hollande s’approche»: la blague d’Alexis Corbière, interrompu en pleine interview par la pluie

15:22

Devant l’Assemblée nationale, Mélenchon reproche à Macron de «bloquer la situation»

Bien qu’il ne soit pas député, Jean-Luc Mélenchon s’est rendu à l’Assemblée nationale ce mardi. Interrogé par TF1 sur le timing de la nomination d’un nouveau premier ministre, il a reproché à Emmanuel Macron de «lanterne(r)» et de faire «exprès de traîner». «Le président de la République, c’est lui qui bloque la situation aujourd’hui, pour garder le pouvoir le plus longtemps possible», a-t-il ajouté.

15:20

Olivier Faure se dit «prêt à assumer la fonction» de premier ministre

Pour sa rentrée à l’Assemblée nationale ce mardi après-midi, Olivier Faure, député de Seine-et-Marne et premier secrétaire du Parti socialiste, a choisi d’affirmer ses ambitions pour Matignon. «Je suis prêt à assumer cette fonction [de premier ministre] mais j’ajoute un codicille. Ce sera dans le dialogue avec nos partenaires. Je ne suis pas d’accord pour que quiconque impose à qui que ce soit son point de vue», a prévenu le socialiste.

«Nous sommes dans une situation qui est proprement historique, avec des Françaises et des Français qui sont inquiets, angoissés par une situation où nous avons la guerre à nos portes, des crises qui se succèdent et où il faut que chacun sache prendre ses responsabilités. Dans l’histoire des socialistes, toutes celles et ceux qui m’ont précédé dans la fonction que j’occupe aujourd’hui l’ont fait par sens à la fois du devoir et par envie de servir le pays. J’y suis donc prêt dans les mêmes conditions», s’est-il justifié lors d’une session de micros tendus aux abords du Palais Bourbon.

Olivier Faure, député réélu dans la 11e circonscription de Seine-et-Marne et premier secrétaire du Parti socialiste. Yara Nardi / REUTERS

15:04

Les écologistes prennent la pose devant l’Assemblée nationale

Les députés écologistes élus lors des législatives sont arrivés à l’Assemblée nationale ce matin. «Bravo à elles et eux pour leur élection. Le groupe écologiste se renforce», a tweeté Marine Tondelier. «Bienvenue aux nouveaux profils qui seront, je suis sûre de toutes les batailles pour la justice sociale, pour l’écologie, pour la démocratie», a encore écrit la patronne des Verts.

14:52

Les dissidents insoumis proposent aux écologistes et aux communistes de créer un nouveau groupe

Plusieurs dissidents de La France insoumise qui ont été réélus députés dimanche dont Clémentine AutainFrançois Ruffin et Alexis Corbière proposent un nouveau groupe à l’Assemblée nationale qui réunirait les communistes, les écologistes et Génération.s.

«Comme vous le savez, la rupture entre nous et la France Insoumise est consommée. Nous ne siégerons pas dans le groupe insoumis», expliquent-ils dans une lettre adressée à Cyrielle Châtelain (Les Écologistes) et André Chassaigne (Parti communiste), citent LCI et BFMTV, affirmant «aspirer à un groupe nouveau» et se mettre à leur «disposition».

14:10

Les Insoumis à l’Assemblée pour «faire appliquer le programme du Nouveau Front populaire»

Manuel Bompard, réélu député, a diffusé sur X la photo du nouveau groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale. Y sont notamment présents des membres de la précédente législature, comme la chef du groupe Mathilde PanotClémence Guetté ou Louis Boyard.

De nouveaux députés s’y trouvent, comme Aurélien Le Coq, qui a remplacé Adrien Quatennens dans la 1ère circonscription du Nord.

13:02

DÉCRYPTAGE – Obligé de patienter à Matignon, Gabriel Attal s’active pour préparer l’après

C’est comme premier ministre «démissionnaire» que Gabriel Attal passe ce mardi le cap symbolique des six mois de présence à Matignon. Dans les jardins de la Rue de Varenne, il doit recevoir à un apéro dînatoire tous les macronistes élus et battus dimanche. Un moment pour « prendre le pouls des troupes après une dissolution violente et brutale », narre un proche.

La veille, « fidèle à la tradition républicaine », il s’est rendu à l’Élysée pour proposer son départ, après des législatives anticipées où son camp a perdu 82 sièges. Dans une lettre sobre, il insiste sur sa fierté d’avoir été chef du gouvernement tout en prenant acte, une nouvelle fois, de la dissolution décidée par Emmanuel Macron.

12:43

Les Jeunes socialistes de Loire-Atlantique portent plainte après que «trois militants ont été agressés par un membre de l’équipe du candidat de l’ancienne majorité présidentielle»

Dans un communiqué publié lundi, les Jeunes socialistes de Loire-Atlantique annoncent porter plainte après que «trois militants ont été agressés [alors qu’ils collaient des affiches] par un membre de l’équipe de Mounir Belhamiti, candidat de l’ancienne majorité présidentielle».

Les faits se seraient déroulés vendredi soir «avant minuit», soit juste avant la réserve électorale qui empêchait, jusqu’à dimanche soir, «de diffuser ce communiqué et les informations concernant l’agression», est-il écrit.

Contacté par Actu et Ouest France, le candidat perdant Mounir Belhamiti a démenti l’information selon laquelle il s’agit de ses militants.

12:43

INFO LE FIGARO – Macron sous pression pour annuler son déplacement au sommet de l’Otan

Emmanuel Macron doit décoller mercredi matin pour Washington, où s’ouvre aujourd’hui le sommet de l’Otan prévu jusqu’à jeudi. Mais selon les informations du Figaro, plusieurs cadres du gouvernement et de partis alliés du chef de l’État ont fait remonter à l’Élysée leurs inquiétudes sur l’absence du président pendant 48 heures, alors que des tractations ont lieu en tous sens pour trouver un prochain gouvernement.

«La gauche va se mettre d’accord sur le nom d’un premier ministre, il faut s’organiser en face. Mais si le président part aux États-Unis pendant deux jours, il ne se passera rien chez nous», redoute un ministre, insistant sur la nécessité d’une négociation rapide pour aboutir à une coalition.

D’autant que la session de la nouvelle Assemblée s’ouvrira le 18 juillet, date du début de la XVIIème législature et de l’élection pour la présidence du Palais Bourbon. «Il y a des choses dont on peut discuter jusqu’au 17 et pas après. Prendre son temps empêche une négociation globale qui puisse prendre en compte les postes clés à l’Assemblée», fait-on valoir de même source.

Emmanuel Macron s’interroge bel et bien sur l’opportunité d’annuler son déplacement aux États-Unis. «Ça n’en prend pas le chemin. Il n’est pas dans l’état d’esprit de ne pas y aller», esquive sobrement l’entourage du président au Figaro. Sans démentir formellement une possible annulation.

Louis Hausalter et Tristan Quinault-Maupoil

12:29

Pour Benoît Payan, «il faut un socialiste pour gouverner ce pays»

«Je pense que pour gouverner ce pays, il faut de la force tranquille. Je pense qu’il faut un socialiste pour gouverner ce pays parce qu’il n’y a qu’un socialiste dans cette situation qui puisse apaiser, qui puisse parler à tout le monde», a expliqué le maire de Marseille, estimant par ailleurs qu’il n’y aurait «aucune raison» qu’un insoumis ait plus de chance d’accéder au poste.

«Jean-Luc Mélenchon se trompe doublement sur la méthode car on ne peut pas de l’extérieur dicter aux uns et autres ce que va être la réalité», a ajouté le socialiste.

12:27

«Tartuffes» : Ruffin fustige les propos de Braun-Pivet affirmant que le NFP va «gouverner à coups de 49.3 ou de décrets»

«20 fois, le 49.3 sous Élisabeth Borne, en 18 mois. Une réforme des retraites sans vote à l’Assemblée. Record de sanctions contre les députés. Ils devraient se faire tout petits, faire preuve d’humilité mais continuent à donner des leçons. Tartuffes», a réagi sur X le député de la Somme François Ruffin en réaction aux propos de Yaël Braun-Pivet.

«Lorsque j’entends des dirigeants du NFP dire qu’ils vont gouverner à coups de 49.3 ou de décrets je m’inquiète de la vision de la démocratie à géométrie variable selon qu’on est dans l’opposition ou que l’on se prétend être dans la majorité», avait-elle déclaré plus tôt sur France Inter.

12:12

Soupçons de financement illégal : la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2022 visée par une enquête

Une enquête préliminaire a été ouverte au sujet du financement de la campagne présidentielle de Marine Le Pen de 2022, a appris Le Figaro auprès du parquet de Paris ce mardi. Cette enquête a été confiée à la brigade financière.

Cette procédure fait suite à un signalement reçu en 2023 de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Une information judiciaire a été ouverte le 2 juillet dernier notamment des chefs de «détournement de biens par des personnes exerçant une fonction publique», d’«escroquerie commise au préjudice d’une personne publique», de «faux» et «usage de faux», précise le parquet.

11:46

Bloquer les prix, cette fausse bonne idée de la gauche aux conséquences potentiellement désastreuses

Cette mesure phare de Nouveau Front populaire, qui figure parmi ses priorités, fait largement débat. Pénuries, effet d’aubaine… Ses potentiels effets néfastes à long terme sont pointés du doigt.

11:15

Élue députée, la ministre Pannier-Runacher opposée à la réforme de l’assurance chômage

La ministre déléguée à l’Agriculture élue dimanche dans le Pas-de-Calais sous les couleurs du camp présidentiel, a indiqué qu’elle était opposée à la réforme de l’assurance chômage envisagée par le gouvernement actuel qui «n’est pas appropriée».

Cette réforme controversée, qualifiée d’«indispensable» par Emmanuel Macron, prévoyait un nouveau tour de vis des règles d’indemnisation au 1er décembre. Elle a été suspendue par le gouvernement après le premier tour des législatives.

«La réforme de l’assurance chômage pour moi, c’est non», a-t-elle déclaré dans une interview au journal La Voix du Nord publiée lundi. «Elle n’est pas appropriée dans son état actuel à la situation que j’ai vue sur le terrain», a souligné la ministre qui se définit de «centre-gauche». «Un certain nombre d’habitants m’ont évoqué leur situation et ce qui est porté là ne donne pas les bonnes réponses.»

11:06

«C’est une vieille histoire»: Aurélien Pradié assure qu’il faut «sortir de notre bouche le mot « Les Républicains »»

Aurélien Pradié s’est exprimé ce mardi 9 juillet à son arrivée à l’Assemblée nationale. «Je vous invite à sortir de votre bouche le mot « Les Républicains »», a-t-il répondu à une journaliste. «C’est une vieille histoire qui a fait quelques temps heureux, les idées de la droite gaulliste doivent perdurer et, pour qu’elles perdurent, il faut que nous sortions de ces petits carcans», a expliqué le député réélu dans le Lot.

11:03

Le Conseil constitutionnel saisi de huit requêtes au sujet des législatives

«Lundi 8 juillet, le Conseil constitutionnel a été saisi de 8 requêtes formées contre les opérations électorales des 30 juin et 7 juillet 2024», annonce l’institution sur son compte X.

Ces contentieux concernent:

10:40

«Je serai députée»: la ministre Agnès Pannier-Runacher siégera à l’Assemblée nationale

Députée ou ministre? Élue pour la première fois ce dimanche dans la 2e circonscription du Pas-de-Calaisla ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture a annoncé sur BFMTV que «[son] choix est fait».

«Je serai députée», a-t-elle affirmé, précisant qu’elle irait s’inscrire au Palais Bourbon «dans les prochaines heures».

Agnès Pannier-Runacher à l’Assemblée nationale, en 2020, lors des questions au gouvernement. Francois Bouchon / Le Figaro

10:37

L’Assemblée accueille un quart de nouveaux députés, renouvellement le plus faible depuis 1946

Le Rassemblement national et ses alliés ont conquis 60 nouvelles circonscriptions et en ont perdu 7, à l’issue des élections législatives. Autre gagnant du scrutin, le Nouveau Front populaire a remporté près de 69 sièges, et en perd 22. Le camp présidentiel subit pour sa part la défaite de 91 de ses sortants.

Résultat, avec un quart de nouveaux élus seulement (27%), l’Assemblée nationale constituée en 2024 enregistre un record: «Le pourcentage de députés sortants réélus [est] le plus important de la Ve République et parmi les plus élevés des trois dernières Républiques», selon Pierre-Henri Bono, économètre associé au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Il faut remonter aux législatives de novembre 1946 pour retrouver un si faible niveau de renouvellement, selon Pierre-Henri Bono, pour qui «la prime au sortant n’a jamais aussi bien porté son nom».

Lire notre analyse accompagnée d’infographies | Moins renouvelée qu’en 2022, l’Assemblée accueillera un quart de nouveaux députés

10:35

DÉCRYPTAGE – Premier coup d’arrêt pour la «fusée» Bardella

Jordan Bardella le 8 juillet 2024. Guglielmo Mangiapane / REUTERS

Jordan Bardella, le «monsieur Parfait» du RN, l’enfant chéri du camp nationaliste, à la silhouette imposante et au profil toujours impeccable, vient de subir son premier revers politique et personnel. Il en assume «la responsabilité».

D’abord parce qu’il est le président du RN, depuis son plébiscite à la tête du parti avec le score soviétique de 84,8% des voix en novembre 2022, sur la ligne de Marine Le Pen.

Ensuite, parce qu’après avoir remporté les européennes, il était le chef de file de son camp pour la campagne des législatives. C’est à lui qu’était promis Matignon si le RN remportait le scrutin. Tous, au sein du parti lepéniste, ont cru à la victoire, et en premier lieu Jordan Bardella lui-même.

Lire notre article | Législatives : premier coup d’arrêt pour la «fusée» Bardella

10:21

Dette: l’agence Moody’s met en garde contre une abrogation de la réforme des retraites

L’agence de notation Moody’s a prévenu mardi que l’abrogation de la réforme des retraites et une baisse de la volonté gouvernementale de faire des économies pourraient avoir un impact négatif sur la notation de la France, et souligné les «difficultés» à venir dans le vote des lois.

L’agence, qui attribue actuellement la note Aa2 avec une perspective stable, prévient que la perspective pourrait être abaissée à «négative» en fonction de l’impact des tractations politiques sur la trajectoire budgétaire ou de croissance.

Sans majorité claire, «voter des lois sera certainement difficile». «Compte tenu des contraintes» avec lesquelles doit composer un tout nouveau gouvernement, «un assainissement budgétaire à travers [une baisse] des dépenses en 2025» est «peu probable», juge Moody’s dans un commentaire. Une hausse des recettes est également «improbable». Les résultats des élections nuisent à la capacité de la France à emprunter dans des conditions favorables, juge Moody’s, qui se préoccupe surtout de la hausse possible du coût des intérêts payés pour la dette.

«Une baisse de l’engagement gouvernemental en faveur de l’assainissement budgétaire augmenterait la pression» défavorable sur le crédit, affirme l’agence. Le taux d’intérêt à 10 ans de la France a peu évolué après le deuxième tour des élections législatives, mais a augmenté plus nettement après le premier tour.

L’abrogation de réformes, «comme la libéralisation du marché du travail et la réforme des retraites», pèserait sur la notation si cela affectait la croissance ou la trajectoire budgétaire du pays.

10:13

Sandrine Rousseau n’écarte pas une candidature à la présidence de l’Assemblée nationale

«Oui, j’aimerais bien», a déclaré la députée Sandrine Rousseau au sujet d’une candidature à la présidence de l’Assemblée nationale.

«Je respecterai bien plus les équilibres démocratiques que ça ne l’a été fait jusqu’à présent», a-t-elle ajouté au micro de Sud Radio ce mardi.

10:12

Gabriel Attal toujours premier ministre: «C’est un premier déni de démocratie d’Emmanuel Macron», dénonce Sandrine Rousseau

09:56

Le directeur général du Rassemblement national démissionne

Gilles Pennelle a démissionné de son poste au lendemain des élections législatives, a appris l’AFP, confirmant une information du Monde.

Élu il y a un mois député européen, Gilles Pennelle était le principal artisan du «Plan Matignon» du parti, censé prévoir toute la logistique en cas d’élections législatives anticipées et ne nécessitant que «d’appuyer sur un bouton» pour être activé.

Longtemps vanté par ses cadres avant l’annonce de la dissolution, ce «Plan Matignon» s’est finalement révélé faillible, notamment à propos des candidats investis, des dizaines d’entre eux s’étant fait épingler pour des propos à caractère raciste, antisémite ou conspirationniste.

Le RN et ses alliés ont obtenu 143 sièges à l’issue du scrutin, plus que les 89 de 2022, mais moins qu’espéré à l’issue du premier tour le 30 juin.

Marine Le Pen et Gilles Pennelle en 2020. LOIC VENANCE / AFP

09:48

«Il n’y a pas de claquage de porte»: Sandrine Rousseau assure que les discussions sur la formation d’un gouvernement NFP avancent «dans la sérénité»

Sandrine Rousseau s’est exprimée ce mardi à son arrivée à l’Assemblée nationale. La députée a assuré que les discussions avançaient «dans la sérénité» au sein de la coalition du Nouveau Front populaire sur la formation d’un gouvernement. «Il y a eu des discussions hier dans l’après-midi», a-t-elle rapporté.

«Il n’y a pas eu de claquage de porte ou de tensions. Il faut simplement laisser du temps», a détaillé l’élue en assurant qu’ils seront prêts à nommer un premier ministre «très vite, dans les jours qui viennent».

09:20

Johanna Rolland ouvre la porte à une alliance avec «les macronistes de gauche»

«Sur les bases du Nouveau Front populaire, nous sommes clairs mais pas sectaires.» Tel est le mantra de Johanna Rolland, négociatrice du Parti socialiste au sein du Nouveau Front populaire.

«Celles et ceux qui veulent se retrouver sur ces bases, notamment les macronistes de gauche, nous seront ouverts», a ajouté la maire de Nantes sur Télématin.

09:10

Nomination d’un candidat à Matignon: Panot moins tranchée que Bompard sur le vote

Mathilde Panot a affirmé sur BFMTV que le vote était une «possibilité» pour nommer un candidat au poste de premier ministre, au sein du NFP. Alors que Manuel Bompard a déclaré, quelques minutes plus tôt sur Europe 1, que le vote n’était pas envisagé.

La députée LFI a par ailleurs reconnu que LFI et les autres composantes du NFP «ne savent pas encore comment» trouver un consensus autour de cette décision.

09:06

«Le groupe qui aura le plus de force au sein de la coalition pourra proposer un nom» de premier ministre, affirme Clémence Guetté (LFI)

Clémence Guetté le 1er juillet 2024. Sarah Meyssonnier / REUTERS

Réélue députée du Val-de-Marne dimanche dernier, l’Insoumise Clémence Guetté aurait les faveurs de son mouvement pour briguer le poste de première ministre. Une hypothèse à laquelle cette très proche de Jean-Luc Mélenchon n’a pas donné suite ce mardi matin sur LCI: «Nous travaillons. La tâche qui est devant nous est immense. Nous devons proposer un nom de premier ministre mais aussi toute une équipe gouvernementale. Les discussions sont longues et, fort heureusement pour nous, les talents ne manquent pas.» Avant de trancher: «Donc ce ne sera pas un problème de personne.»

Si elle ne fait pas acte de candidature pour Matignon, la coordinatrice du programme de l’Union populaire lors de l’élection présidentielle de 2022 s’avance davantage sur le mode de désignation d’un éventuel premier ministre de gauche. Alors que les tractations se poursuivent entre les différents partis du Nouveau Front populaire, Clémence Guetté assure que «c’est le groupe qui aura le plus de force au sein de la coalition qui pourra proposer un nom». Mais, avec 78 députés, les Insoumis ne sont pas assurés de rester le premier groupe de gauche à l’Assemblée, menacés par la percée des socialistes. En outre, les principaux frondeurs de La France insoumise réélus ont déjà annoncé qu’ils ne siégeraient pas dans le groupe du mouvement mélenchoniste.

09:06

Yaël Braun-Pivet plaide pour une «alliance programmatique» d’un an à 18 mois avec LR, les centristes, l’UDI, les socialistes et les écologistes

L’ex-présidente de l’Assemblée nationale plaide, sur France Inter ce mardi matin, en faveur d’une «alliance programmatique sur une année ou dix-huit mois» avec «les centristes, l’UDI, Les Républicains», ainsi que les «sociaux-démocrates», c’est-à-dire «les socialistes et les écologistes».

«Je crois qu’il faut changer complètement de paradigme et que nous parlions du fond. Est-ce que nous sommes capables de nous entendre sur cinq priorités sur une année. Cinq priorités qui ressortent de ce que les Français ont exprimé dans les urnes», parmi lesquelles le pouvoir d’achat.

08:59

«Emmanuel Macron n’aime pas la démocratie», dénonce Mathilde Panot

Mathilde Panot, députée LFI du Val-de-Marne, «doute» qu’Emmanuel Macron «respecte le choix des Français». Car selon elle, «cet homme n’aime pas la démocratie». L’élue a ainsi rappelé sur le plateau de BFMTV l’usage conséquent du 49.3.

L’ancienne présidente du groupe LFI à l’Assemblée demande au président de «prendre position» en annonçant qu’il respectera la victoire du NFP. «Il n’aurait pas dû refuser la démission de Gabriel Attal. Les Français ont exprimé leur désaccord avec la politique de son gouvernement. Le président aurait dû accepter. Le gouvernement aurait continué de gérer les affaires courantes, sans chef», a-t-elle détaillé.

08:52

Yaël Braun-Pivet sera candidate à la présidence de l’Assemblée nationale

Yaël Braun-Pivet le 7 juin 2024. Amaury Cornu / Hans Lucas via Reuters Connect

«C’est mon souhait. Il faut évidemment que j’en discute avec mon groupe politique et les partenaires de la majorité. Mais c’est mon souhait. J’ai été présidente de l’Assemblée à un moment où la place des femmes recule encore en politique. Si cette fonction était à nouveau confiée à un homme, ce serait un très mauvais signal pour les femmes», a déclaré la députée réélue alors que la nouvelle Assemblée nationale se réunira le 18 juillet.

Yaël Braun-Pivet a été présidente du Palais Bourbon de juin 2022 à juin 2024.

08:44

Yaël Braun-Pivet exhorte le futur gouvernement à «demander un vote de confiance»

L’ex-présidente de l’Assemblée nationale exhorte le futur gouvernement à «demander un vote de confiance». Dans le cadre de ce vote, facultatif, les députés décident d’accorder ou non leur confiance au gouvernement en place.

«Dans les circonstances actuelles, il faudrait que le [futur] gouvernement le demande pour avoir cette légitimité parlementaire», a-t-elle ajouté sur France Inter.

En juillet 2022, faute de majorité parlementaire, la première ministre Élisabeth Borne n’avait par exemple pas engagé la responsabilité de son gouvernement à l’issue de sa déclaration de politique générale.

08:33

Pour Manuel Bompard, «le premier ministre doit être issu du groupe le plus important de la coalition» du Nouveau Front populaire

Tous les regards sont tournés vers le Nouveau Front populaire (NFP), qui cherche le candidat idéal pour devenir premier ministre. Les hypothèses vont bon train, mais pour Manuel Bompard, président de La France insoumise, «le premier ministre doit être issu du groupe le plus important de la coalition NFP». C’est-à-dire de LFI, qui a 78 sièges, contre 69 pour le Parti socialiste.

Manuel Bompard continue d’assurer que «Jean-Luc Mélenchon fait partie des options». «Il a des atouts pour ce poste» car «il est en adéquation avec le programme et a une expérience de la pratique du pouvoir». Le président de LFI ne pense pas qu’il soit nécessaire qu’un vote soit organisé au sein de la coalition, préférant le «consensus».

Le NFP fera-t-il alliance avec d’autres partis que ceux de la coalition? Pas nécessairement, répond Manuel Bompard. Selon lui, des majorités peuvent se trouver texte par texte. «Si le NFP présente une proposition pour abroger la réforme des retraites, texte qui n’a jamais obtenu de majorité à l’Assemblée, il est possible de trouver une majorité, même avec la droite», illustre-t-il.

08:27

«Ça peut être une ou un socialiste» à Matignon, estime Boris Vallaud (PS)

Le député socialiste des Landes veut y croire. Au lendemain d’élections législatives qui n’ont plébiscité aucun camp, le Nouveau Front populaire compte néanmoins sur sa courte avance pour peser sur la composition du futur gouvernement. Parvenus de justesse à arracher la victoire dimanche dernier avec quelque 190 députés, les partis du NFP prêchent tour à tour pour leur paroisse, dans l’espoir d’envoyer l’un des leurs à Matignon. À l’instar du chef de file sortant du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, qui estime que «les socialistes ont leur légitimité» pour proposer un nom de premier ministre.

«Ça peut être une ou un socialiste», a-t-il déclaré ce mardi matin sur France Inter. Avant de balayer d’un revers de la main les rumeurs concernant sa potentielle nomination à Matignon: «Le sujet, ce n’est pas moi.»

Le député de la 3e circonscription des Landes veut croire à un scénario avec «un gouvernement de gauche», composé de membres du Nouveau Front populaire, qui disposerait par ailleurs d’«une assise plus large que nous-mêmes» à l’Assemblée nationale. «Ce sera la responsabilité notamment du bloc central d’avoir à choisir entre le NFP et un certain nombre de mesures qui seront mises en débat à l’Assemblée nationale, et l’extrême droite», a-t-il affirmé.

08:17

«Jean-Luc Mélenchon n’est pas qualifié pour être premier ministre», balaye Clémentine Autain qui se dit «prête à prendre cette responsabilité»

Question claire, réponse nette. «Jean-Luc Mélenchon est-il qualifié pour être premier ministre ?» «Non, il ne l’est pas. […] Ni les socialistes, ni les écologistes, ni les communistes ne veulent voir Jean-Luc Mélenchon premier ministre. De la même façon que vous ne verrez pas François Hollande premier ministre», a balayé la députée réélue Clémentine Autain sur Public Sénat ce mardi matin.

«Je suis tout à fait prête à prendre cette responsabilité si on me la confie», a-t-elle ajouté.

La députée Clémentine Autain a acté, hier, sa rupture avec La France insoumise. Sarah Meyssonnier / REUTERS

08:08

«Nous sommes prêts à gouverner», assure Clémentine Autain

«Je pense que nous sommes prêts à gouverner. […] J’ai la conviction que notre union est cohérente sur le fond», a déclaré Clémentine Autain sur Public Sénat ce mardi, deux jours après le second tour des élections législatives. À l’issue du scrutin, le Nouveau Front populaire compte le plus de députés (184).

«Il reste ce problème de premier ministre, a toutefois précisé la députée, qui a acté hier sa rupture avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. Il y a une discussion entre les partis, qui est nécessaire. Il pourrait y avoir un vote. Une discussion, et potentiellement un vote. Il faut une personnalité qui puisse représenter le tout.»

08:06

«Emmanuel Macron doit nous laisser gouverner», réclame Fabien Roussel

Fabien Roussel le 14 juin 2024. Stephane Mahe / REUTERS

«La voie est étroite pour gouverner, mais il faut essayer», veut croire Fabien Roussel. Invité au micro de RTL, le président du Parti communiste estime que «le président doit nous laisser gouverner pour répondre aux problèmes de salaires, de retraites, de factures… Nos propositions ont été travaillées depuis plusieurs semaines».

Alors que l’ancien député du Nord confirme que le Nouveau Front populaire travaille pour trouver un premier ministre et un gouvernement, il n’a donné aucun nom. «La question de Jean-Luc Mélenchon n’a même pas été abordée», assure-t-il. «Il nous faut un premier ministre qui rassemble et convainc l’Assemblée pour obtenir une majorité», a-t-il détaillé.

Car sans majorité, «on ne peut pas faire voter de loi de finance rectificative». Fabien Roussel refuse par ailleurs de gouverner avec des 49.3. Le président des communistes en appelle finalement à «l’intervention populaire»: «Il faut que les gens s’en mêlent pour qu’on avance», a-t-il affirmé, afin de «faire pression sur Emmanuel Macron».

07:54

«Le Nouveau Front populaire n’est pas au-dessus de la démocratie parlementaire»: Séjourné appelle «les membres de l’arc républicain», hors LFI, à former une coalition autour du «bloc central»

Dans une tribune publiée sur le site du Monde ce mardi 9 juillet, le secrétaire général de Renaissance et ministre des Affaires étrangères s’adresse aux leaders de la gauche républicaine – hormis La France insoumise –, aux indépendants et aux Républicains pour chercher à former une coalition autour du «bloc central».

«Le bloc central est prêt à discuter avec tous les membres de l’arc républicain – des écologistes aux Républicains. Nos conditions préalables doivent être affinées mais nos lignes rouges sont connues: soutien à l’Europe et à l’Ukraine, aucune compromission sur la laïcité et la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. […] Cela exclut nécessairement Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise de l’équation gouvernementale», écrit Stéphane Séjourné.

«Depuis dimanche, le Nouveau Front populaire fonce tête baissée comme si aucune de ces réalités démocratiques n’existait. Ils veulent appliquer leur programme comme s’ils avaient une majorité pour le faire. Ils prétendent désigner le premier ministre comme si celui-ci avait, de manière automatique, le soutien de la majorité de l’Hémicycle sans discussion préalable sur sa feuille de route ou ses priorités. Ils évoquent même des 49.3 d’abrogation et une gouvernance par décret. […] Les mêmes qui conspuaient “la minorité présidentielle” de 250 sièges en 2022 sont aujourd’hui les premiers à prétendre disposer de tous les pouvoirs avec 182 sièges seulement! Le Nouveau Front populaire n’est pas au-dessus de la démocratie parlementaire», fustige-t-il.

Stéphane Séjourné, ici à l’Élysée, à Paris, le 3 juillet. Benoit Tessier / REUTERS

07:33

Les parlementaires Renaissance conviés à Matignon ce soir

Gabriel Attal, dont la démission n’a pas été acceptée lundi par Emmanuel Macron qui lui a demandé de rester «pour le moment», entend se montrer à la manœuvre.

Il doit ainsi réunir ce mardi matin les députés Renaissance par visioconférence, avant de convier à Matignon tous les parlementaires de la majorité en fin d’après-midi.

07:31

Les macronistes à l’initiative pour bâtir une grande coalition

Les tractations ne se cantonnent pas à la gauche de l’échiquier politique. Le camp macroniste, qui a limité les dégâts avec plus de 160 députés, tente de garder l’initiative, en profitant d’un paysage politique plus que jamais fracturé. Certains, à l’image du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, cabotent sur la droite, espérant encore rallier des élus de ce bord.

D’autres aimeraient ranimer le cœur social-démocrate qui avait porté Emmanuel Macron vers le pouvoir en 2017. De là à imaginer, comme le patron du Modem François Bayrou une grande coalition qui exclurait LFI et le Rassemblement national, et qui irait du PS aux LR…

Trouver une telle «coalition de majorité relative», sur «des items importants comme le pouvoir d’achat, la sécurité», cela «va prendre plusieurs semaines», a estimé lundi le député Renaissance de Paris Sylvain Maillard (Renaissance). Il s’agit surtout d’un «doux rêve», a asséné en retour le patron des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau, interrogeant: «Est-ce que vous me voyez franchement gouverner avec François Hollande?».

Lire notre article | Minoritaire, le camp Macron veut garder la main

07:27

Les tractations en quête d’une majorité se poursuivent

Les tractations à tous les étages se poursuivent au surlendemain des législatives qui n’ont pas permis de dégager une majorité claire à l’Assemblée, où les députés de gauche, ragaillardis par leur succès mais en quête d’un consensus pour gouverner, débarquent en force mardi.

Les regards sont avant tout braqués sur le Nouveau Front populaire, lancé dans de nouvelles négociations entre ses composantes, après avoir réussi à bâtir une alliance express pour ces élections législatives.

Arrivés en tête avec plus de 190 sièges, mais très loin de la majorité absolue requise (289) pour gouverner sans partage, les partis de gauche veulent pousser leur avantage pour proposer un nom pour Matignon, si possible «dans la semaine», selon le patron du PS Olivier Faure. «Nous ne devons pas laisser s’imposer une forme de vide dans lequel le chef de l’État s’engouffrerait», a-t-il insisté.

Les tractations à tous les étages se poursuivent pour former une majorité à l’Assemblée nationale (image d’illustration). CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

07:24

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