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Seine-et-Marne : un archéologue révèle les secrets des pirates de Madagascar à Samois-sur-Seine

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Au cœur de l’océan indien, l’île Sainte-Marie à Madagascar, connue pour son histoire riche en légendes de pirates, a été le théâtre d’une découverte archéologique importante.

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Une épopée pirate revécue

Sous la direction de Jean Soulat, archéologue, une mission sous l’eau menée pendant 15 jours sur l’îlot Madame à Madagascar, a dévoilé des trésors historiques fascinants, datant de l’époque où les pirates écumaient cette région. « Ce projet de recherche a mis au jour des vestiges d’une importance historique exceptionnelle, offrant un regard inédit sur les interactions entre les pirates et la population locale au début du 18e siècle », précise l’archéologue.

Jean Soulat dédicace son livre
Jean Soulat dédicace son livre Pirates à la Parenthèse à Samois-sur-Seine. ©HL/RSM77

Une équipe internationale a accompagné Jean Soulat durant cette mission, qui a permis de découvrir les restes d’un navire coulé par les pirates, potentiellement identifié comme le Fiery Dragon, sabordé en 1721. Le site de l’épave, situé à 40 mètres de la rive et à 7 mètres de profondeur, a révélé une collection impressionnante d’objets, témoignant de la vie maritime tumultueuse de l’époque. « Environ 450 objets ont été extraits, dont de nombreuses porcelaines chinoises complètes, des bouteilles en céramique asiatique et des restes de cargaison comprenant des amandes, suggérant un commerce varié et des échanges culturels complexes », détaille Jean Soulat avec passion.

Des relations culturelles inconnues

Parallèlement à cette découverte sous-marine, la mission a également exploré une cabane sur l’îlot Madame, utilisée par les pirates au même moment. Située à environ 70 mètres du site de l’épave, cette cabane a livré une richesse d’artefacts significatifs, qui décrivent la vie quotidienne des forbans. Les découvertes incluent plus de 900 fragments de porcelaine chinoise de la fin de la période Kangxi, 180 tessons de céramiques malgaches, et 55 tuyaux de pipe majoritairement hollandais. « La présence de céramiques malgaches sur ce site pirate est particulièrement révélatrice. Cela pourrait être un lieu de rencontres et d’échanges culturels entre les pirates et la population locale et donc un témoignage unique au monde dans l’étude des pirates de l’océan indien », décrit Jean Soulat.

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Une nouvelle vision des pirates

Les résultats de cette mission archéologique offrent une perspective inédite sur les activités des pirates à Madagascar, révélant non seulement leur mode de vie, mais aussi leurs interactions avec les communautés locales. Les artefacts découverts, en particulier les céramiques chinoises et malgaches, témoignent d’un réseau d’échanges complexe et d’une coexistence culturelle riche. « Ces découvertes sont très importantes pour la compréhension de l’histoire maritime de la région et l’influence des pirates dans les échanges commerciaux et culturels de l’époque », explique l’archéologue.

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Ces découvertes endormies sous l’eau depuis des milliers d’années, ne sont pas seulement des témoignages du passé pirate de Madagascar. Elles nourrissent également le patrimoine culturel mondial et sa préservation. « Ces objets, témoins silencieux d’une époque révolue, racontent une histoire vibrante de commerce et d’échanges culturels, apportant une nouvelle lumière sur une facette souvent romantisée, mais peu explorée de l’histoire maritime », conclut-il.

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