Depuis 1847, La Ferté-Gaucher, en Seine-et-Marne, accueillait un marché franc de veaux, dont l’accès était gratuit, ce qui lui permit de bien se développer, de sorte qu’une halle était nécessaire.
La Halle-aux-Veaux est l’œuvre de Jules Marmottin, l’architecte de la ville et l’arrondissement de Coulommiers de 1870 à 1904. À La Ferté-Gaucher, nous lui devons de nombreuses réalisations avec une école, un abattoir qui est l’actuel centre technique communal et bien sûr, la Halle-aux-Veaux. Avant 1870, il fut dessinateur dans le cabinet de Victor Baltard, l’auteur des célèbres pavillons Baltard des Halles de Paris ! Or, la Halle-aux-Veaux est le seul ouvrage métallique que Jules Marmottin aura réalisé durant sa longue carrière, d’où le caractère unique de ce bâtiment.
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Construite à la fin du XIXe siècle

Selon le dossier conservé en mairie de La Ferté-Gaucher, sa construction eut lieu de 1881 à 1882, c’est-à-dire avant celle de la Tour Eiffel (1887-1889). Sa toiture est portée par des colonnes surmontées d’un chapiteau de style corinthien épuré. Elles sont reliées entre elles par une frise géométrique, qui s’étend sur le pourtour du bâtiment. Côté Sud, un pignon agrémenté de part et d’autre d’un motif floral, couronne l’entrée principale. Ce motif se répète sur le cadre métallique situé à la base de la toiture.
Toutefois, la Halle-aux-Veaux ne fut opérationnelle que jusqu’en 1910, « quand le marché aux veaux aura périclité pour diverses raisons dont l’instauration de taxes trop élevées », selon L. Forgeard. Alors, la halle connaît une seconde vie : « le samedi soir, on y danse sous la protection de bâches tendues entre les piliers et, tout de suite après la guerre, [elle accueille] les distributions de prix, le 14 juillet […], les pompiers arrosant le toit pour éviter les apoplexies ! ».
En 1928, elle est convertie en salle des fêtes et, après avoir échappé de peu à la démolition pour un projet de parking, une restauration réalisée en 1997 par le cabinet Duchauchoy (architectes fertois) lui a donné son aspect actuel. Dans leur travail, les architectes se sont directement inspirés des pavillons Baltard pour remettre en valeur la charpente métallique. Un soubassement en briques émaillées et des verrières posées entre les colonnes s’intègrent parfaitement au bâtiment et lui confèrent beaucoup d’élégance et de légèreté.
Commentaires émis par Dominique Frichet, présidente du Comité d’animation Ferté Europe (CAFE), en charge de la gestion du jumelage entre La Ferté-Gaucher et le canton allemand de Bedburg-Hau.
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