
Initiée par Pauline Pesme et Maël Nonet, Résilience use de l’humour pour aborder des thématiques sombres et profondes. À l’origine, une histoire de vie : celle de Maël Nonet, plus jeune, fraichement débarqué dans la capitale.
« Je suis allé au cinéma un dimanche soir et, en rentrant, deux personnes me sont tombées dessus et m‘ont braqué dans la rue. J’ai passé ensuite une partie de cette nuit-là au fond d’une cave, où attendait un troisième agresseur. J’y ai subi deux longues heures de sévices, où chaque seconde dure une minute et chaque minute dure une heure », raconte-t-il dans un communiqué.
Et c’est grâce au rire que l’éditeur a repris goût à la vie : une émotion souvent provoquée par les bandes dessinées. Un constat partagé par Pauline Pesme, co-éditrice, longtemps handicapée par le port d’un corset dû à une scoliose importante, et une vie marquée par « des agressions physiques et sexuelles à différents degrés de gravité ».
« Lire des témoignages racontés en BD ou dans des romans m’a permis de comprendre que je n’étais pas seule avec mes questions et mes traumatismes », confie l’éditrice. Ce fut pour elle un déclic décisif, une révélation : la guérison était envisageable, portée par la puissance de la dérision et ce léger décalage que seul l’humour peut offrir, permettant ainsi de porter un nouveau regard sur sa propre histoire et de changer de perspective.
Violence brute, ou indicible
Alors, quand l’opportunité s’est présentée, Résilience s’est imposé comme le mot parfait pour nommer cette collection de bandes dessinées. Et pour l’inaugurer, le duo d’éditeurs a choisi de publier simultanément deux ouvrages, le 13 septembre 2024.
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La couverture du premier, Ma zone d’inconfort, d’Eldiablo, donne le ton : l’histoire sera violente et haute en couleur.
Quand Eldiablo est arrivé de France avec sa famille au Québec (expérience racontée dans Wesh Caribou, publié en 2018 aux éditions Rouquemoute), on lui a dit que dans les rues de Montréal, il avait plus de chances de croiser un orignal que d’être victime d’une agression. Depuis, Eldiablo n’a pas encore croisé d’orignal. En revanche, parce qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment et qu’il s’est retrouvé sur le chemin d’un individu dérangé et violent, il a vécu une infernale descente aux enfers.
Ma zone d’inconfort aborde le sujet du stress post-traumatique, avec humour et sincérité. Entre séjours à l’hôpital et un quotidien qui a volé en éclats, suite à une mâchoire fracturée, Eldiablo raconte l’agression qu’il a subie, les longs mois de souffrance qui ont suivi et les précieux soutiens qui lui ont permis de tenir bon. Un dossier thématique sur la résilience et les conséquences post-traumatiques d’une agression clôt l’album.
– Résumé de l’éditeur de Ma zone d’inconfort
Sept ans et neuf mois, de Coline Veith, narre une violence d’un autre genre : celle d’une grossesse qui n’arrive jamais.
Sept ans, c’est le temps qu’il aura fallu à Coline et Sam pour voir enfin deux barres s’afficher sur un test et vivre neuf mois de grossesse. Ce roman graphique de Coline Veith est un récit initiatique où l’humour et l’autodérision permettent de s’identifier pleinement aux personnages. Elle y décrit ses doutes, ses angoisses, mais aussi les moments de répit qui ont jalonné ce long parcours du combattant.
Elle raconte sans fard les tests médicaux passés à répétition, avec un personnel médical pas toujours diplomate, voire brutal et culpabilisant, les injections, les réponses qui se font attendre, les réflexions des proches bienveillants, mais maladroits, le stress du boulot, l’épuisement. Et puis l’âge, qui avance inexorablement, jusqu’à la délivrance de tomber enfin enceinte. S’ouvre alors une période de neuf mois de bonheur, mais aussi de nouvelles peurs notamment autour de l’accouchement, ce moment tabou dont on ne parle guère en détail, même entre femmes.
– Résumé de l’éditeur de Sept ans et neuf mois
En conclusion, DMJarchives.org incarne une véritable bibliothèque virtuelle de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès inestimable à une multitude de trésors d’archives numériques. Grâce à son engagement à préserver la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives comble les lacunes laissées par les documents historiques disparus. L’organisation méthodique des archives par territoire permet une exploration approfondie de l’histoire de chaque ville et commune. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque exhaustive, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région francilienne. En somme, en offrant un accès facile et organisé à ces archives numériques, DMJarchives.org joue un rôle crucial dans la préservation et la diffusion de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette riche plateforme pour plonger dans l’histoire fascinante de chaque territoire, et découvrez ainsi les trésors cachés de la région à travers les âges.

