, Près d’une centaine de mairies hissent le drapeau palestinien malgré l’opposition du gouvernement

Près d’une centaine de mairies hissent le drapeau palestinien malgré l’opposition du gouvernement

, Près d’une centaine de mairies hissent le drapeau palestinien malgré l’opposition du gouvernement

Près d’une centaine de mairies dirigées par la gauche ont hissé le drapeau palestinien au fronton de leur mairie, ce lundi, jour choisi par Emmanuel Macron pour reconnaître officiellement l’État de Palestine, un pavoisement auquel s’est fermement opposé le ministre démissionnaire de l’Intérieur.

Au moins 86 communes à 17 h

Ledit ministère recensait, ce lundi, à 17 h, au moins 86 municipalités réfractaires, sur 34 875 communes. L’Élysée n’a pas souhaité faire de commentaire sur le sujet.

« Ce soir, le président de la République annoncera à l’Onu la reconnaissance de l’État de Palestine. Nantes accompagne cette décision historique de la République française en hissant, pour la journée, le drapeau palestinien », a écrit, ce lundi, matin, sur X, la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, alors que le drapeau flottait déjà devant sa mairie.

En Bretagne, 45 personnes se sont rassemblées, à la mi-journée, devant la mairie de Lannion (22)
pour saluer la reconnaissance de l’État de Palestine mais aussi pointer l’« absurde » interdiction de pavoiser les mairies. La mairie avait, elle, refusé de faire pavoiser le drapeau. À Rennes, le drapeau palestinien a été hissé sur le fronton, ce lundi matin.

À Carhaix (29), le maire régionaliste (DVG) Christian Troadec a expliqué avoir hissé le drapeau palestinien en réaction aux propos de Bruno Retailleau de n’avoir que le drapeau français. « D’abord, il y a aussi le drapeau européen, le drapeau breton, il n’y aura certainement pas que le drapeau français sur la mairie de Carhaix ! », a-t-il déclaré.

Le ministère de l’Intérieur, qui avait donné instruction aux préfets de faire cesser tout pavoisement en vertu du principe de neutralité du service public, de non-ingérence dans la politique internationale de la France et du risque de « troubles graves » à l’ordre public, avait d’abord recensé, ce lundi midi, 52 communes réfractaires.

Un jour « historique »

Un drapeau palestinien a également été hissé, vers 9 h 40, au fronton de la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en présence du premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui avait appelé à ce pavoisement, au moment où le président Emmanuel Macron doit officialiser la reconnaissance par la France de l’État de Palestine lors d’une Assemblée générale de l’Onu. « Il ne s’agit pas d’un acte militant de longue durée (…). Nous avons fait le choix de le faire sur un moment, c’est le temps de la reconnaissance de l’État de Palestine », a fait valoir le maire socialiste de la commune, Mathieu Hanotin. Il a qualifié, ce lundi matin, ce jour d’« historique ».

Le maire PCF de Stains (Seine-Saint-Denis), Azzédine Taïbi, a également « procédé à la pose du drapeau palestinien, ainsi que celui du drapeau de l’Onu et de la Paix », a-t-il déclaré.

La bannière rouge, noire, blanche et verte devrait être exhibée au fronton d’autres mairies de la banlieue parisienne, telles Nanterre, Bagneux, Gennevilliers, Ivry-sur-Seine ou Corbeil-Essonnes.

Les mairies écologistes de Besançon et Lyon ont également hissé le drapeau palestinien sur le fronton de l’hôtel de ville. « Cette reconnaissance de l’État palestinien n’est pas une offense faite à Israël (…). L’absence d’État est un terreau fertile pour tous les groupes terroristes, de Daech au Hamas », a estimé le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, cité dans un communiqué.

À Tours, le pavoisement était prévu en début de soirée. « Reconnaître l’État de Palestine (…), c’est rappeler que nulle conquête territoriale par la force ne peut être légitimée et qu’aucune paix durable ne saurait naître sans justice et réciprocité », a déclaré le maire écologiste, Emmanuel Denis.

À Paris, une dizaine d’élus, dont David Belliard, candidat écologiste à la mairie de Paris en 2026, ont déployé le drapeau palestinien depuis une fenêtre de l’hôtel de ville, peu après 18 h, contre l’avis de la maire PS, Anne Hidalgo. La mairie n’a pas souhaité faire de commentaire. Dimanche, l’édile socialiste avait préféré projeter les drapeaux palestinien et israélien côte à côte sur la tour Eiffel, décision qualifiée, ce lundi, de « consternante de stupidité » par le fondateur de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Faire respecter un « principe de neutralité des services publics »

À Malakoff, la maire communiste avait précédé l’appel et apposé un drapeau palestinien dès vendredi, resté sur le fronton de l’hôtel de ville, malgré une injonction du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, sur recours du préfet des Hauts-de-Seine.

À Lille, le drapeau palestinien qui était déployé depuis la visite, mi-septembre, d’une délégation de sa ville jumelle Naplouse, en Cisjordanie, a été ôté, ce lundi matin, au départ de cette délégation, a indiqué la mairie, et ne sera pas remis en place dans la soirée, à la demande du préfet.

Car Bruno Retailleau a donné consigne aux préfets de faire respecter un « principe de neutralité des services publics ». « L’État, non seulement, ne demande pas le pavoisement mais demande le non-pavoisement », a insisté, samedi, le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Hugues Moutouh.

Invité, ce lundi matin, de TF1, Jean-Noël Barrot, ministre démissionnaire des Affaires étrangères, a, de son côté, qualifié ces débats de « polémiques futiles ». « C’est un jour historique pour la paix et je ne souhaite pas (…) qu’il puisse être instrumentalisé aux fins de polémiques politiciennes, aux fins de nous diviser dans un moment où, plus que jamais, nous avons besoin d’être unis pour être fort », a-t-il ajouté.

Source

DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale à travers les archives web

DMJarchives.org représente une véritable institution dans le domaine de la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, notamment à travers les archives web.

Engagement envers la préservation

Engagé dans la sauvegarde de la richesse culturelle et patrimoniale de la région IDF, DMJ Archives offre un accès inestimable à une vaste gamme de documents historiques numériques.

Grâce à son partenariat avec l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en gardien vigilant de la mémoire collective numérique, permettant à chacun d’explorer les trésors d’archives web de l’Île-de-France.

Exploration des archives

Organisées par territoire, les archives internet disponibles sur DMJarchives.org permettent une immersion approfondie dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne.

De la reconstitution minutieuse des sites internet locaux à la mise à disposition de documents variés, cette plateforme offre une mine d’informations pour les chercheurs, étudiants et passionnés d’histoire.

Un lien avec le passé

En embrassant les technologies numériques, DMJ Archives transcende les barrières temporelles, offrant à tous la possibilité de se connecter avec le riche passé de l’Île-de-France.

En explorant les archives web sur DMJarchives.org, chaque visiteur est invité à devenir un acteur de la préservation de l’histoire locale, contribuant ainsi à préserver et à transmettre ce précieux héritage pour les générations futures.

Conclusion approfondie

Dans un monde en constante évolution, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un témoin fidèle du passé numérique de l’Île-de-France.

En explorant cette mémoire collective numérique, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans l’histoire locale.

Pour découvrir plus sur l’histoire de l’Île-de-France à travers les archives web, rendez-vous sur DMJ Archives.