, Pourquoi cette ville des Yvelines choisit de ne plus commémorer l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940

Pourquoi cette ville des Yvelines choisit de ne plus commémorer l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940

, Pourquoi cette ville des Yvelines choisit de ne plus commémorer l’appel du général de Gaulle du 18 juin 1940

Il y a des symboles auxquels il est difficile de s’attaquer. La nouvelle majorité de Marly-le-Roi (Yvelines), menée par Jérôme Verdin, est en train de l’expérimenter. Sa décision de mettre fin à la commémoration de l’Appel du 18 juin 1940, lancé depuis Londres par le général de Gaulle, fait réagir. Cette cérémonie avait été instituée par l’ancien maire, Jean-Yves Perrot, en 2001 lors de son arrivée à la tête de la commune.

Le sujet s’est invité lors du dernier conseil municipal à la faveur d’une question diverse posée par Emmanuelle Rampazzo, conseillère municipale du groupe d’opposition Une impulsion nouvelle pour Marly.

Cette dernière a expliqué pourquoi elle regrettait la décision prise par la municipalité.

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« Le 18 juin, ce n’est pas une commémoration comme les autres »

« Le 18 juin, ce n’est pas une commémoration comme les autres. Au-delà de la figure du général de Gaulle, ce sont des valeurs de liberté et de résistance que nous honorons ce jour-là. Nous nous réjouissons par ailleurs de voir les écoles et les élèves de notre commune s’impliquer de plus en plus dans cette cérémonie, et il serait dommage de freiner. »

« Nous devons multiplier les occasions de permettre à nos jeunes de se sentir acteurs du devoir de mémoire, plutôt que de les restreindre. Et aujourd’hui, plus que jamais, les valeurs de citoyenneté, de liberté et d’engagement méritent d’être transmises et d’être célébrées. »

Emmanuelle Rampazzo, conseillère municipale d’opposition

L’élue a conclu son propos en indiquant que son groupe espérait que la décision d’annuler la commémoration puisse être « reconsidérée » ou qu’une initiative, « même modeste », puisse être maintenue le 18 juin prochain.

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« Il s’agit de l’histoire de Marly »

Un autre groupe d’opposition, sur les trois que compte le nouveau conseil municipal marlychois, s’est ému de la décision lors de ce conseil.

Ainsi, Jacqueline Diop-Oddoux, membre d’Une équipe pour Marly, a pointé pour sa part la contradiction qui existait, à ses yeux, entre le choix d’annuler cette commémoration et le discours tenu par le maire, le dimanche 26 avril, à l’occasion de la Journée nationale du souvenir de la déportation.

« Quel contraste entre la tonalité de ton discours hier et cette décision de suppression ? Tu as parlé d’histoire, d’esprit de résistance, de libération, de courage et surtout du devoir de mémoire, sans lequel certains pans de notre histoire tomberaient doucement dans l’oubli, sans être transmis », a martelé l’élue.

« Et là justement, précisément, il s’agit de l’histoire de Marly. Donc, il y a quand même un certain paradoxe à vanter un jour des choses que l’on va supprimer un autre jour. »

Jacqueline Diop-Oddoux, conseillère municipale d’opposition

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Le général de Gaulle a séjourné 4 mois dans la commune

Lors de son intervention, Jacqueline Diop-Oddoux, a tenu à rappeler les liens historiques particuliers qui liaient Charles-de-Gaulle à la commune.

En effet, le 21 janvier 1946, la Cadillac du général stoppait devant le pavillon présidentiel de Marly-le-Roi. Celui qui venait de démissionner de ses fonctions de chef du gouvernement provisoire de la République française la veille ne devait en repartir que quatre mois plus tard, le 26 mai 1946.

C’est à Marly-le-Roi que Le général de Gaulle rédige l’ébauche de la première partie de ses Mémoires de guerre.

De son côté, le maire de la commune, Jérôme Verdin, a tenu à préciser les raisons qui avaient poussé la majorité à prendre cette décision pour le 18 juin 2026, « et probablement les suivants »,

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« Ce n’est pas une cérémonie obligatoire »

« Ce n’est pas une cérémonie obligatoire, qui a lieu un jour travaillé et qui ne permet pas facilement à la population d’y participer, indique Jérôme Verdin. Il y a d’ailleurs un nombre quand même assez modéré de participants. Je ne suis pas certain que ce soit une cérémonie qui fédérait beaucoup de Marlychois. »

Pour expliciter son propos, le maire a ajouté que si un groupe de 70 à 80 personnes y assistait, il était composé d’élèves d’une à deux classes, accompagnés par au moins un parent, les membres du conseil municipal, et « les habitués des cérémonies ».

« Moi je fais partie de ceux qui apprécient notamment le modèle anglais et je pense que tous ceux qui participent au Remembrance Day en Angleterre sont vraiment marqués par la ferveur qu’on peut voir sur cette cérémonie unique dans l’année. »

Jérôme Verdin, maire de Marly-le-Roi

Commémoré le 11 novembre, le Remembrance Day – Jour du Souvenir en Français – rappelle d’abord l’Armistice de 1918, mais il honore également les victimes d’autres guerres.

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Le modèle anglais de la cérémonie unique

« La législation ne nous permet pas de toute façon de faire une cérémonie unique, ajoute Jérôme Verdin. Mais, c’est vrai que peut-être un peu moins de cérémonie, mais plus fervente, c’est un peu ce qu’on a en tête. »

Une façon de voir mise en pratique dès cette année à l’occasion de la cérémonie de la Victoire du 8 mai 1945. Après un premier temps organisé au cimetière Henri-Bouilhet, cette journée de commémoration s’est ainsi poursuivie devant la plaque de l’Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle dans la cour de l’Hôtel Couvé. Un coussin floral y a été déposé avant un instant de recueillement et la diffusion de La Marseillaise.

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