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Il est sur la table des Français en toute occasion. Le midi, le soir ou au petit-déjeuner, le pain est la star de nos repas. Plus qu’un outil pour saucer nos plats, la spécialité de l’Hexagone est un étendard culinaire.
En 2022, la baguette a fait son entrée sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco, lui conférant un statut à part se distinguant des autres aliments.
Si on l’adore, en consommer s’accompagne parfois de pratiques superstitieuses. Pain à l’envers, faire une croix dessus… Comme le vendredi 13, le pain se mange avec son lot de croyances.
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Le pain à l’envers sur la table
Quand on a affaire à des croyances populaires, bien difficile de trouver des sources écrites. actu.fr s’est tourné vers deux boulangers pour faire le point sur les croyances sur le produit culinaire qu’il fabrique : le pain.
C’est peut-être la superstition la plus connue : celle du pain qui ne doit pas être à l’envers sur la table. En effet, selon certaines croyances, cela attirerait le diable.
« Ma grand-mère me disait que le mettre sur le dos, ça voulait dire que tu n’as pas gagné honnêtement ta vie », nous raconte Pierre-Marie Mandart, boulanger à Saint-Nicolas-du-Tertre, dans le Morbihan. Mettre le pain sur le dos veut donc dire que l’on est incapable de le gagner.
La légende dit que le pain retourné dans les boulangeries était réservé aux bourreaux qui, de fait de leur fonction dans la société, ne devaient pas prendre le même que les autres citoyens.
Le pain retourné, c’est un truc de grands-parents qui est rentré dans les moeurs. On le fait toujours aujourd’hui par habitude.
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Faire une croix sur le pain
Autre superstition que certains devraient connaître : celle de signer le pain avant de le rompre. « Une croyance catholique pratiquée encore dans certains foyers pratiquants », selon l’artisan boulanger breton qui a rencontré notre rédaction Les Infos du Pays de Ploërmel en octobre 2023.
Avec la pointe du couteau, certains font une croix sur l’envers du pain. Le boulanger faisait la même avant de l’enfourner.
Pourquoi ? Cette pratique permettait de le bénir avant de le manger.
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Les couronnes vendéennes
Cette croyance religieuse a donné naissance à une autre forme de pain en Vendée, pendant les guerres de religion qui ont opposé catholiques et protestants au XVIIIe et XIXe siècle. À l’époque, les catholiques (le boulanger y compris) avaient l’habitude de faire une croix sur leur pain.
Or, ce n’était pas au goût des protestants. « Quand les protestants ont pris le territoire, ils ont voulu interdire au boulanger ce fameux signe de croix. Du coup, ils ont créé la couronne », explique à actu.fr Christian Vabret.
Pourquoi la couronne ? Pour qu’il n’y ait plus de place pour faire une croix sur le pain, poursuit le coauteur du livre Les mots du pain (édition Privat) et Meilleur Ouvrier de France (MOF).

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Mettre un pain sur une fontaine pour se faire pardonner
On quitte la Vendée pour mettre le cap sur la Provence pour une autre histoire du boulanger Christophe Vabret.
Avant, les habitants d’un village avaient pour habitude de déposer un pain sur les margelles des puits ou au bord des fontaines… pour en prendre un autre.
Déposer un pain, c’était comme pour demander pardon. En prenant celui du voisin, on efface les maux de l’année.
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L’affaire du pain maudit
Dans un autre genre, il y a aussi l’affaire du pain maudit. À l’été 1951, une série d’intoxications alimentaires a frappé le village de Pont-Saint-Esprit (Gard).
Vomissements, maux de tête, douleurs gastriques et même accès de folie… Bilan de l’épisode : sept morts pour 250 personnes intoxiquées.
« J’ai été 21 jours sans dormir… Mes nuits, je les ai passées à compter, à murmurer le mot de ‘saxophile’, ce qui ne veut strictement rien dire », raconte une victime dans une archive de l’Ina datant de 1960. On parle alors, à l’époque, d’un « pain qui rend fou ».
Leur point commun : ils ont tous mangé le pain du même boulanger. Mais à qui la faute ? Au boulanger ou au meunier ? Le maire fait fermer les boulangeries de la ville, où l’on mange désormais des biscottes.
Il faudra attendre des années pour obtenir un début d’explication. Pour les spécialistes, l’ergot de seigle, un champignon parasite des céréales qui sécrète notamment l’acide lysergique, dont est dérivé le LSD, aurait été responsable de ce drame.
En 2010, le journaliste américain Hank Albarelli, avance une autre hypothèse. Cette démence collective aurait été provoquée par une expérience menée… par la CIA, qui aurait alors pulvérisé par voie aérienne un mélange hallucinogène à base de LSD.
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Le pain de la Saint-Sylvestre
Sur Internet, on trouve également pléthore d’histoires d’antan. Le site du centre de recherche de la boulangerie, par exemple, se fait l’écho d’une croyance liée à la Saint-Sylvestre.
La nuit du réveillon, il fallait piquer un couteau dans le pain pendant une heure ou deux. Si des miettes adhèrent au couteau, elles étaient annonciatrices d’une année pluvieuse. À l’inverse, si la lame est humide, il faut s’attendre à une année de disette.
On découvre également une superstition qui dit qu’une femme qui piquerait du pain avec un couteau ou une fourchette ne sera jamais heureuse.
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DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale en Île-de-France
DMJarchives.org incarne une précieuse ressource pour l’archivage et la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, spécifiquement en ce qui concerne les archives internet.
En tant que gardien vigilant de la mémoire collective numérique, DMJ Archives offre un accès sans précédent à une vaste gamme de documents historiques en ligne, allant des versions passées des principaux sites web locaux à une riche photothèque d’images digitales.
Engagement envers la préservation
Avec un engagement ferme envers la conservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives joue un rôle crucial dans la préservation du passé pour les générations futures.
Grâce à son initiative soutenue par l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en véritable bibliothèque virtuelle, permettant à chacun d’explorer les archives numériques et de se plonger dans l’histoire de chaque territoire francilien.
Exploration des archives
La méthodologie organisée par territoire offre une immersion approfondie dans les événements et les évolutions locales au fil du temps. De la reconstitution minutieuse des sites internet à la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org représente une mine d’informations inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les passionnés d’histoire.
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En embrassant les technologies numériques, DMJ Archives transcende les limites de l’espace et du temps, permettant à quiconque, où qu’il soit, de se connecter avec le passé de l’Île-de-France. En parcourant ces archives internet, chaque utilisateur est invité à devenir un acteur de la préservation de l’histoire locale, contribuant ainsi à préserver et à transmettre ce précieux héritage pour les générations futures.
Conclusion
Dans un monde en constante évolution, où les avancées technologiques redéfinissent notre manière d’interagir avec le passé, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un gardien vigilant des trésors numériques de l’Île-de-France. En explorant cette mémoire collective numérique, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans le tissu de l’histoire locale.

