Karl Olive, député des Yvelines et candidat à la mairie de Poissy (Yvelines), commence peu à peu à dévoiler sa vision de la Ville pour l’après élections municipales de 2026.
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, il annonce son souhait de sauver l’ancienne gare de la Grande Ceinture, dans le quartier de la Bruyère. Un lieu voué à la destruction dans le cadre des travaux du Tram 13.
« C’est un lieu qui est apprécié des Pisciacais. Sa construction nous ramène quelques siècles en arrière. Le patrimoine de Poissy, c’est l’histoire de Poissy », avoue-t-il.

Un tiers-lieu ?
Au-delà de rénover le lieu, Karl Olive souhaite en créer quelque chose de nouveau. Il cite l’exemple du Quai des possibles, le tiers-lieu installé dans l’ancienne gare de la Grande Ceinture à Saint-Germain-en-Laye.
« Pourquoi pas en faire un café, un espace pour les associations ou un lieu autour de l’environnement ? Quoi qu’il en soit, on réfléchira la chose avec les habitants. »
Le projet comprend également l’implantation d’un équipement sportif, ainsi qu’une signalétique adaptée, des places de stationnement et un embellissement des abords pour en faire « une véritable entrée de ville ».
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Un lieu « irrécupérable » ?
Mais la rénovation d’un lieu aussi vieux et abandonné depuis 80 ans est-elle factuellement envisageable ? Il y a quelques mois, la maire de la Ville, Sandrine Berno Dos Santos, a affirmé à 78actu « qu’après expertises, le bâtiment s’est révélé très dégradé et irrécupérable et que les murs ne sont plus en état de supporter une quelconque rénovation ».
« Quand on a voulu rénover La Maison de Fer (inaugurée en 2020), tout le monde disait que c’était impossible. Et, on a démontré le contraire. Certaines parties de l’ancienne gare devront être reconstruites, c’est sûr. Mais peut-être que d’autres pourront être réutilisées. Il nous faut un diagnostic précis. »
Il faut noter qu’une partie du lieu appartient à la mairie, l’autre à Île-de-France Mobilités pour en faire un lieu de compensation écologique dans le cadre des travaux du tram 13.
Pour rappel, la démolition est censée se faire à la fin 2027 ou début 2028.
Une gare inactive depuis 1943
Mise en service en 1882, cette gare permettait d’accéder à la ligne de la Grande Ceinture de Paris et se situait entre la gare de Saint-Germain-en-Laye et celle d’Achères – Grand Cormier.
« Lors de sa création, 140 personnes avaient même signé une pétition pour la faire rapprocher du centre de la Ville, preuve que le bâtiment a toujours été au cœur de l’histoire pisciacaise », rappelle Karl Olive.
C’est finalement en 1943 qu’elle a définitivement fermé ses portes.
2 millions d’euros ?
L’édile nous avait également confié que « le coût d’acquisition et le montant des travaux dépassent les deux millions d’euros ».
N’étant qu’au début du projet, Karl Olive n’a pas encore pu chiffrer le montant exact de ces travaux, mais il a d’ores et déjà réfléchi à ces problématiques.
« Je regarde pour des aides institutionnelles. Comme à chaque fois, on mettra en place un système de financement et de cofinancement », note-t-il. D’autant plus qu’il prévoit d’utiliser « des matériaux nobles » pour faire en sorte que « l’empreinte carbone soit la plus basse possible ».
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