
Souriez, vous êtes vidéosurveillé. Jeudi 10 juillet 2025, la ville d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a inauguré la version 2.0 de son centre de supervision urbaine. Le lieu, existant depuis 2013 dans les locaux de la police municipale, a été entièrement rénové. L’objectif : innover pour plus de sécurité.
À lire aussi
Entre 10 et 15 caméras rajoutées chaque année
La vidéosurveillance dans la commune n’est pas nouvelle. « Le premier centre date de 2002. Quand nous sommes revenus à la mairie en 2016, les équipements étaient cependant dysfonctionnels à 90 % », relate le maire Manuel Aeschlimann (LR). Désormais, ce sont 450 caméras qui sont présentes dans les rues d’Asnières.
Ces outils de surveillance ne sont pas installés au hasard. « Nous en rajoutons entre 10 et 15 chaque année. Il y a un travail de terrain avec des échanges auprès des habitants pour déterminer les endroits où les implanter », détaille Thierry Le Gac, adjoint chargé de la sécurité.
L’intelligence artificielle, un gain de temps
En parallèle de cette forte présence dans les rues, la municipalité tient à être à la pointe de l’innovation technologique. La dernière en date : l’intelligence artificielle. Un outil facilitateur pour les 12 agents qui se relaient au CSU 24h/24 et 7 jours sur 7. « L’IA est utilisée pour la relecture des images de vidéosurveillance. Si une personne porte plainte et donne des éléments sur l’individu à rechercher, l’intelligence artificielle va permettre de trouver beaucoup plus vite les images à consulter », développe Thierry Le Gac. Au total, 50 caméras ont été équipées de l’IA dans la commune, pour un coût de 40 000 euros.
Un lien direct avec la police nationale
Autre nerf de la guerre renforcé par le nouveau CSU : une meilleure coordination avec les autres services de sécurité. Le centre, qui dépend de la commune, est désormais relié au commissariat de police nationale, afin de permettre une consultation plus rapide lors des enquêtes judiciaires. Le CSU a également réorganisé dans le but de permettre une meilleure gestion de l’espace. Ce sont à présent 18 écrans qui s’étalent sur les murs de la pièce.
Un moyen pour faciliter les enquêtes ?
Cette inauguration du nouveau CSU se tient alors qu’une polémique a éclaté il y a quelques jours sur le sujet de la vidéosurveillance. La députée du Val-de-Marne Mathilde Panot (LFI) avait fait réagir en déclarant qu’elle souhaitait supprimer les caméras de surveillance dans les communes. Une phrase qui a fait réagir au sein des mairies et des institutions. « Il y a un taux d’élucidation des enquêtes beaucoup plus important avec la vidéosurveillance », assure le maire d’Asnières.
L’édile est rejoint dans cet argumentaire par le préfet du département Alexandre Brugère, présent pour l’inauguration : « En trois mois, la vidéosurveillance a permis d’empêcher une rixe, de résoudre deux vols à main armée et de démanteler un trafic de stupéfiants ! Démonter la vidéosurveillance, c’est donner un passeport à ceux qui veulent commettre des délits ».
Vers de prochaines innovations ?
Asnières-sur-Seine, qui a été classée troisième ville la plus sûre de France par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, ne compte pas s’arrêter là dans la gestion de la vidéosurveillance. « Nous attendons que la législation le permette, mais nous souhaitons pouvoir utiliser l’intelligence en temps réel, ce qui permettrait de tracer plus facilement un individu en train de commettre une infraction », estime Thierry Le Gac.
Autre potentielle innovation qui intéresse la municipalité : les drones. « Ils pourraient être très utiles pour les évènements importants comme la fête de la Musique. Ils permettent de fonctionner en fonction des besoins », poursuit l’adjoint à la sécurité.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale en Île-de-France
DMJarchives.org incarne une précieuse ressource pour l’archivage et la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, spécifiquement en ce qui concerne les archives internet.
En tant que gardien vigilant de la mémoire collective numérique, DMJ Archives offre un accès sans précédent à une vaste gamme de documents historiques en ligne, allant des versions passées des principaux sites web locaux à une riche photothèque d’images digitales.
Engagement envers la préservation
Avec un engagement ferme envers la conservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives joue un rôle crucial dans la préservation du passé pour les générations futures.
Grâce à son initiative soutenue par l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en véritable bibliothèque virtuelle, permettant à chacun d’explorer les archives numériques et de se plonger dans l’histoire de chaque territoire francilien.
Exploration des archives
La méthodologie organisée par territoire offre une immersion approfondie dans les événements et les évolutions locales au fil du temps. De la reconstitution minutieuse des sites internet à la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org représente une mine d’informations inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les passionnés d’histoire.
Un lien avec le passé
En embrassant les technologies numériques, DMJ Archives transcende les limites de l’espace et du temps, permettant à quiconque, où qu’il soit, de se connecter avec le passé de l’Île-de-France. En parcourant ces archives internet, chaque utilisateur est invité à devenir un acteur de la préservation de l’histoire locale, contribuant ainsi à préserver et à transmettre ce précieux héritage pour les générations futures.
Conclusion
Dans un monde en constante évolution, où les avancées technologiques redéfinissent notre manière d’interagir avec le passé, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un gardien vigilant des trésors numériques de l’Île-de-France. En explorant cette mémoire collective numérique, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans le tissu de l’histoire locale.

