, Législatives 2024 : à midi, une participation record depuis 1981

Législatives 2024 : à midi, une participation record depuis 1981

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Qui gouvernera la France à l’issue très incertaine des élections législatives ? La question est sur les lèvres de tous les électeurs, qui ont déjà commencé à se déplacer massivement vers les urnes ce dimanche matin. La participation à midi était de 26,63 %, au plus haut depuis les législatives de 1981 qui avaient porté la gauche au pouvoir (28,3 %). Elle était de 25,9 % à la même heure au premier tour la semaine dernière, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

De quoi confirmer l’intérêt des Français pour ce scrutin qui revêt un caractère historique. Dimanche dernier, le taux de participation s’était finalement élevé à 66,7 %, soit 20 points de plus que pour les dernières législatives, où des records d’abstention avaient été battus. Les instituts de sondage prédisent à nouveau une forte mobilisation ce dimanche : l’Ifop, par exemple, table sur une participation de 68 %.

La participation à la mi-journée dépasse même les 30 % dans 23 départements, à commencer par les Bouches-du-Rhône (34,59 %) où le RN est arrivé en tête dans les 13 circonscriptions restant à attribuer. Le podium est complété par la Corrèze (33,88 %), où l’ex-président François Hollande est en lice dans une triangulaire, et le Cantal (33,48 %) où deux duels opposent la droite et l’extrême droite.

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En bas du classement, les huit départements d’Ile-de-France affichent les taux de participation les plus faibles, entre 22,03 % pour Paris et 12,77 % pour la Seine-Saint-Denis. La plupart des électeurs franciliens ont cependant jusqu’à 20 heures pour se rendre dans leurs bureaux de vote.

Engouement pour les procurations et le vote en ligne

Malgré le début des vacances scolaires et les premiers départs en vacances, nombreux sont ceux qui avaient anticipé leur absence pour ne pas manquer de participer au scrutin : le nombre de procuration est près de quatre fois plus important qu’en 2022 (3,31 millions au 4 juillet), selon le ministère de l’Intérieur. Le vote en ligne, qui s’est ouvert mardi et s’est terminé jeudi à midi, avait déjà été pris d’assaut par les Français résidant hors de France avec 460.000 participants, un record.

Certaines personnalités politiques se sont rendues aux urnes tôt ce matin, à l’image du Premier ministre Gabriel Attal à Vanves, candidat à sa réélection dans les Hauts-de-Seine, de son prédécesseur Edouard Philippe (Horizons) dans son fief du Havre en Seine-Maritime, du maire RN de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales Louis Aliot, du député sortant LFI Alexis Corbière à Bagnolet en Seine-Saint-Denis, du patron des Républicains Eric Ciotti à Nice, ou encore de l’eurodéputée Marion Maréchal à Paris. Le président Emmanuel Macron était attendu à la mi-journée pour voter dans sa commune du Touquet.

Carton plein de la gauche en outre-mer

A l’issue du premier tour, 76 députés ont déjà été élus, dont 39 du Rassemblement national et ses alliés, 32 du Nouveau Front populaire et deux de la majorité présidentielle. De nombreux candidats qualifiés au second tour, majoritairement issus de l’alliance des gauches mais aussi du camp présidentiel, se sont désistés pour faire barrage au RN au nom du front républicain. Finalement, il reste 89 triangulaires.

Dans les territoires d’outre-mer qui ont voté samedi, la gauche a d’ores et déjà réalisé un carton plein : en Guyane, Martinique et Guadeloupe, ses candidats ont trusté les victoires, tandis que le Rassemblement national n’a pas réussi son pari d’obtenir un siège. Ces résultats ne présument en rien d’une tendance nationale, tant chacun de ces territoires suit des dynamiques propres.

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