, Des bénévoles redonnent vie à ce château historique du Val-d’Oise

Des bénévoles redonnent vie à ce château historique du Val-d’Oise

Lundi 21 juillet 2025, onze bénévoles et trois animateurs ont démarré le quatrième chantier international de mise en valeur du château de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).

Sur la colline qui domine la vallée de l’Oise se dressent les ruines de ce château, témoins d’une histoire millénaire.

Cette année, onze bénévoles se sont rassemblés, encadrés par trois animateurs, pour redonner vie à ce site oublié, à travers un chantier mêlant sauvegarde du patrimoine et exploration de la biodiversité locale.

« C’est notre moment de bascule », explique Jérémie David, secrétaire du Cercle beaumontois du Patrimoine et animateur technique du chantier, sous son imperméable.

Avec Marius et Assia, animateurs pédagogiques, ils encadrent ces passionnés venus de divers horizons. « La mairie est propriétaire du château et espère lancer des restaurations d’ici à 2027. Pour l’instant, on étudie tout, on apprend, on protège », explique Jérémie.

La première mission s’est concentrée sur la faune et la flore présente au château, avec un inventaire précis réalisé sous la houlette de Patrick Soulas, ancien botaniste du Muséum d’Histoire naturelle.

Il n’a pas fallu longtemps pour constater une « relative pauvreté » de la biodiversité, avec une quarantaine d’espèces végétales recensées seulement, quand l’Île-de-France en abrite plus de 1 600.

Relevé de la flore avec Patrick Soulas, botaniste retraité du Muséum national d'histoire naturelle au conservatoire botanique d'Ile de France.
Relevé de la flore avec Patrick Soulas, botaniste retraité du Muséum national d’Histoire naturelle au conservatoire botanique d’Ile de France. ©Jérémie David

Pourtant, le site possède ses curiosités, à l’image de l’orchidée bouc, un marqueur vivant du réchauffement climatique, venue du sud et désormais installée sur les vieux murs du château.

Des bénévoles heureux

Alexandra, étudiante en master patrimoine et médiation culturelle, savoure bien plus que l’apprentissage technique. « Ce chantier, c’est surtout un moment de partage. On vient tous d’horizons différents, mais on vit ensemble, on travaille ensemble, on rit ensemble… C’est vraiment un lieu où se crée du lien social », raconte-t-elle.

Sous la pluie battante, l’entraide est palpable, renforcée par les repas préparés à tour de rôle dans la salle Léo-Lagrange, où chacun apporte un peu de son histoire à travers ses recettes.

Le travail s’est poursuivi avec le déracinement minutieux du lierre qui envahissait les murs, afin de protéger les pierres. « Il faut couper sans arracher, pour ne pas fragiliser la pierre », rappelle Jérémie, animateur technique.

Ici, Jade et Marius aplanissent le sol afin de mettre le futur échafaudage pour enlever le lierre.
Ici, Jade et Marius aplanissent le sol afin d’installer le futur échafaudage pour enlever le lierre. ©Alexis Martinez

Guillaume, en pleine réorientation universitaire, en a fait l’expérience à ses dépens. « Pour accéder au lierre, nous avons déplacé des pierres sous lesquelles il y avait d’énormes araignées. Finalement, je crois que je préfère l’archéologie en musée ! » Sa bonne humeur, malgré les conditions difficiles, est partagée par Alexandra, qui rigole : « On se croirait en colonie de vacances pour adultes. »

Biodiversité et archéologie du bâti

La présence d’experts a aussi enrichi le chantier.

Jeudi 24 juillet, la Ligue de protection des oiseaux est venue sensibiliser les bénévoles à l’ornithologie locale. Les murs en ruines offrent un refuge unique pour de nombreuses espèces.

Les spécialistes ont pu répondre aux questions des bénévoles : « Pourquoi certains oiseaux nichent-ils ici ? Quels sont les critères d’installation ? Pourquoi cet oiseau est présent, mais pas celui-ci ? » 

Et à la nuit tombée, le groupe a eu la chance d’observer des chauves-souris, petites habitantes discrètes des lieux.

La première semaine fut consacrée à l’étude de la biodiversité du site, alors que la deuxième était tournée vers l’archéologie du bâti.

L’étude des murs et des ruines, l’apprentissage des techniques de relevé et de photogrammétrie permettent de mieux comprendre l’histoire du château. C’est aussi l’occasion de protéger ce patrimoine fragile en vue de futures restaurations.

Kelwin, qui vient de terminer sa licence d’Histoire à Tours et s’apprête à débuter son master d’archéologie à Strasbourg, était impatient de débuter cette partie du chantier.

« Ici, on parle de gros appareil, petit appareil, reprises de murs… Je suis ravi d’être ici, même si c’était un petit périple de quatre heures pour venir », sourit le futur strasbourgeois.

Vivre ensemble

Fatima, qui termine ses études d’architecte au Maroc, participe pour la première fois à un chantier en France. « On partage tous la même passion alors qu’on vient d’horizons différents, c’est vraiment enrichissant. »

Pour certains, ce chantier était une évidence ; d’autres l’ont découvert sur un coup de chance. « C’est ma grand-mère qui est tombée sur un article dans La Gazette, par hasard. Elle savait que je cherchais un chantier pendant les vacances, pour valider mon année d’études. Je n’aurais jamais pensé atterrir ici, mais c’était un vrai coup de chance », explique Jade.

Mais au final, tous sont là pour la même chose : participer au chantier et découvrir de nouvelles personnes.

Une fois les outils rangés, la petite bande se retrouve à la salle Léo Lagrange, à dix minutes à pied du château, pour finir la journée.

« On dort dans la même pièce, on mange ensemble, on partage la vaisselle, les recettes, les playlists… C’est ça qui crée du lien »

Alexandra

Et puis le groupe vit bien. « Socialement, ça se passe bien, je suis content. En général, je suis difficile à vivre, mais là, aucun reproche, c’est bon signe ! », rigole Kelwin.

Finalement, c’est ça, l’esprit d’un chantier bénévole : des pierres à préserver, oui, mais surtout des liens à construire.

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