
Vendredi 26 septembre, l’Espace Pierre-Bachelet de Dammarie-lès-Lys a accueilli le dernier congrès des maires et présidents d’EPCI ( établissement public de coopération intercommunale) avant les élections municipales de mars 2026.
Animée par le journaliste Jean Dumonteil, la table-ronde a permis d’aborder un mandat « hors normes » et les enjeux du prochain.
Des mandats de plus en plus complexes
Dominique Bodin, professeur à l’IEP de Fontainebleau et ancien maire, a rappelé le contexte : » Ce mandat avait bien mal commencé… gilets jaunes, covid, guerre en Ukraine, explosion des budgets municipaux. Tout ce qui avait été prévu a été remis en cause. » Pour ce dernier, l’essence du rôle d’un maire reste la vision : » Le bon maire n’est pas celui qui résout les problèmes du quotidien, mais celui qui transforme sa ville dans dix ou vingt ans. »
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Cette exigence de projection se heurte à la complexité croissante des normes et des financements. » Les appels à projets favorisent les grandes communes. Les petites manquent de moyens humains « , a insisté Bodin, appelant à « remettre le C de coopération dans les EPCI ». Il a aussi mis en garde contre une » judiciarisation de la vie locale « , avec recours et contestations systématiques.
Démocratie participative
À Moissy-Cramayel, Line Magne a confirmé ce diagnostic : » La complexité est réelle. Nous devons gérer la proximité et des enjeux nationaux ou internationaux. » Pour la Sénartaise, l’une des clés réside dans la participation citoyenne : » Nous avons créé une maison des projets. Cela marche un temps, mais la lassitude s’installe. En revanche, un panel de citoyens volontaires sur la révision du PLU a fonctionné, car il s’agissait de concret. »
Parité obligatoire
Dans les petites communes, les défis prennent d’autres formes. » 187 habitants, c’est une grande famille , a rappelé Daisy Luczak, maire de Courquetaine.
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La parité obligatoire dans les prochaines listes pourrait, selon l’édile, compliquer les choses : » Oui, ça peut être un problème. Mais il faut donner une vision, même dans un petit village. » La maire a insisté sur la nécessité de préserver écoles et attractivité : » On peut acquérir une maison pour accueillir des professionnels de santé. C’est aussi cela, se projeter. »
La sénatrice Anne-Chain Larché a elle aussi pointé ce changement du mode de scrutin dans les communes de moins de 1000 habitants : » Cela risque d’introduire de la politique là où elle n’était pas toujours présente. Le défi, ce sera de préserver l’esprit collégial, travailler dans l’intérêt général. » Pour elle, les communes demeurent » les maillons essentiels de notre démocratie » et » celles qui tiennent le pays ».
« Oser l’engagement »
Face à ces bouleversements, Guy Geoffroy, président de l’Association des maires de Seine-et-Marne, a livré un message de mobilisation : » La question est celle-ci : oser l’engagement. On pourrait se dire c’est foutu… Mais non, ce n’est pas une raison pour ne pas y aller. »
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Le maire de Combs-la-Ville a souligné l’importance du collectif : « Plus que jamais, ce n’est pas le maire tout seul mais une équipe. Il faut susciter l’engagement, aller chercher de nouvelles perceptions du bien commun. «
L’engagement, justement, reste difficile à susciter, notamment chez les jeunes. » L’engagement recule partout, associations sportives ou culturelles comprises », a noté Dominique Bodin, qui met aussi en cause l’influence des réseaux sociaux : » Les solutions simplistes séduisent, mais la vie municipale, ce n’est pas ça. » Quant à la parité, il relativise : » Peu importe si c’est un homme ou une femme, ce dont on a besoin, ce sont des gens qui se retroussent les manches. «
Alors que la confiance envers les élus locaux s’effrite, Guy Geoffroy a rappelé l’essentiel : » 70 % des Français aiment leur maire, mais c’était plus de 80 % il y a quinze ans. L’engagement, c’est le courage. »
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