Comment se douter que sous le city stade et la maison de quartier de La Madeleine, à Albi, se trouvait un cimetière utilisé pendant près de 200 ans ?
L’histoire débute à l’hiver 2009-2010 quand un homme habitant sur le boulevard Alsace-Lorraine signale que des ouvriers travaillant sur le site de la future maison de quartier de la Madeleine, se passent des ossements humains et les empilent dans un coin du chantier.
La pelle mécanique, en excavant près d’un mètre de terre, a dévoilé des dizaines de tombes dont certaines ont été altérées par le godet. Les services de la mairie sont immédiatement avertis ainsi que les services archéologiques compétents.
Daniel Schaad, archéologue et nouvellement nommé responsable de la DRAC pour le département du Tarn se déplace et constate les faits.

Le chantier a été stoppé par la mairie. Des analyses rapides sont menées pour évaluer l’ampleur du site et la conservation des tombes afin de pouvoir le protéger et donner suite aux travaux de construction.
Christophe Mendygral, aujourd’hui co-président du Conseil Départemental d’Archéologie du Tarn (CDAT) était présent à l’époque. Il nous raconte « C’est toujours impressionnant de voir surgir un cimetière de sous nos pieds, même si l’emplacement était connu. Le site a été préservé et enfoui sous les nouveaux équipements et peut-être un jour, les archéologues du futur travailleront sur ces tombes ».
« L’archéologie est partout ! »
C’est aussi cela, l’archéologie. Préserver des sites connus pour les laisser aux générations futures. Christophe Mendygral ajoute « la fouille c’est avant tout de la destruction. Quand on fouille un site, il est forcément détruit pour comprendre les différents niveaux et pouvoir les interpréter. »
Sur le site de l’ancien cimetière de la Madeleine, 28 tombes ont été dégagées en surface. Elles étaient soigneusement alignées et régulièrement espacées montrant une gestion réfléchie de l’espace funéraire. L’ensemble de la couche sépulcrale profonde a fait l’objet d’une mesure de préservation.
Le cimetière a été en fonction du XVIIe siècle jusqu’en 1873 où il a été décidé de le déplacer à Pratgraussals loin de l’urbanisme galopant.
Le Conseil Départemental d’Archéologie du Tarn avec ses trois salariés et ses bénévoles contribuent à différentes missions dans tout le département. Christophe Mendygral nous précise « nos actions s’articulent autour de grands axes, à savoir : l’inventaire et la protection du patrimoine archéologique, la conservation et la valorisation des collections archéologiques, le soutien à la diffusion de la connaissance, le soutien à la recherche et l’accompagnement des collectivités ».
Du Viaur aux confins de la Montagne Noire, en passant par les plaines du Lautrecois ou la vallée du Tarn, le CDAT veille sur son territoire car comme le dit si bien son président « les vestiges du sol sont infinis, l’archéologie est partout ! ».
En résumé, DMJarchives.org se positionne comme un gardien vigilant de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès sans précédent à une multitude de trésors d’archives numériques. Avec un engagement ferme envers la préservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives redonne vie aux documents historiques disparus, les rendant accessibles à tous. Grâce à une organisation méticuleuse par territoire, cette plateforme permet une plongée immersive dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque riche en images digitales, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région. En somme, en archivant méticuleusement ces témoignages du passé, DMJarchives.org s’érige en véritable gardien de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette précieuse plateforme pour découvrir et redécouvrir les trésors cachés de la région, archivés pour les générations futures.

