
Après « Baudrigue 19 août 1944 : le récit de l’horreur » sorti il y a presque un an jour pour jour, le passionné d’histoire carcassonnais Martial Andrieu signe un nouvel ouvrage traitant également de la Résistance audoise : « Jean Bringer, chef de la Résistance de l’Aude, qui l’a dénoncé ? ». L’auteur nous livre la genèse du projet.
À peine un an après votre dernier ouvrage, vous sortez un nouveau livre traitant de la Résistance dans l’Aude, pourquoi ?
Mon précédent livre « Baudrigue 19 août 1944 : le récit de l’horreur » se présentait sous la forme d’une enquête. Ce nouveau livre traite uniquement de Jean Bringer, le chef de la Résistance de l’Aude qui a été tué à Baudrigue avec 14 autres martyrs. Ce projet découle de toutes les recherches que j’ai réalisé ces cinq dernières années. J’ai pensé que pour le 80e anniversaire du 19 août 1944, il fallait sortir quelque chose sur Jean Bringer comme cela n’a jamais été fait… En 1994, un ouvrage a été fait sur Aimé Ramond mais rien sur Jean-Bringer qui a donné son nom à une rue du centre-ville de Carcassonne. C’est pourquoi, je me suis mis à travailler sur son passé. J’ai énormément travaillé. On peut dire que le livre a été fait en dix mois. Je voulais absolument qu’il sorte à cette période-là.
Comment vous y êtes vous pris pour récolter des informations personnelles à son propos ?
Il a fallu que je trouve des pistes de recherches. Sa femme est décédée depuis maintenant quelques années. Son fils également. Il ne restait plus que la belle-fille de Jean Bringer, Jocelyne Bringer. Elle habite à 25 km de Limoges ville où je suis très souvent. J’ai réussi à la contacter. Et il s’avère qu’elle savait un certain nombre de choses que lui avait dit sa belle-mère, la femme de Jean Bringer. Mais ces éléments seuls ne pouvaient pas constituer un livre. Entre-temps, j’ai appris que les archives municipales de Pierrelatte (Drôme) dans la Drôme, avaient conservé 300 lettres de correspondance entre le père de Jean Bringer et son fils entre 1936 et 1943, année du décès de son père. Je suis rentré en contact avec eux et grâce à Jocelyne Bringer, j’ai obtenu l’autorisation de consulter ces lettres. Je n’ai que les lettres du père, pas les retours du fils. Mais on arrive quand même à avoir le cheminement de Jean Bringer.
Qu’avez-vous découvert sur Jean Bringer ?
Mon travail a été de dresser le parcours de Jean Bringer depuis sa naissance jusqu’à son arrivée à Carcassonne. C’est un parcours essentiellement militaire et de rapport avec sa famille. Il est né à Vincennes dans les Hauts-de-Seine. Son papa Rodolphe Bringer était écrivain, journaliste. Il a d’ailleurs repris le Canard enchaîné après la guerre de 14-18. Ainsi, Jean Bringer est issu d’un milieu bourgeois. Il avait une attirance pour les arts, la musique, la peinture, le dessin, l’archéologie. On apprend qu’au départ il voulait entrer à l’école des Pont et chaussée mais il n’a pas pu car il était daltonien. Il a par la suite voulu devenir officier. À partir de ce moment-là, je raconte son parcours à l’école militaire de Saint-Mexant, de Saint-Cyr. En résumé sans trop en dévoiler, on apprend que c’est un homme qui, à partir de 1936 rentre dans l’armée, veut devenir officier militaire de carrière. Le problème, c’est que les évènements de la guerre vont l’en empêcher. Il n’arrivera qu’à devenir sous-lieutenant de réserve… Au cours de sa carrière, il est envoyé au Bousquet-d’Orb dans l’Hérault, c’est là qu’il va rencontrer sa femme, se marier et avoir un enfant. C’est aussi là qu’il rentrera en contact avec la Résistance de l’Aude. Ensuite il est affecté pour être inspecteur des eaux et forêts à Carcassonne. La suite, on la connaît…
Travaillez-vous actuellement sur un nouveau projet d’écriture ?
J’ai un autre projet de livre dans la tête. Mais ce coup-ci, pas sur la Résistance. Ce serait plutôt un dictionnaire sur les noms de rues à Carcassonne. Un ouvrage qui permettrait aux lecteurs de comprendre pourquoi telle rue a été baptisée de telle ou telle manière.
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