Voir mon actu
Un cinq de départ prometteur sur le papier, mais avec un plan de jeu encore nébuleux. La légende du basket français et des Spurs de San Antonio (États-Unis), Tony Parker, était à la Cité des Sports d’Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, jeudi 10 octobre 2024, en compagnie d’autres pointures dans leurs domaines respectifs, afin d’exposer son prochain grand projet entrepreneurial : le CampUS (comme « nous » en anglais) Tony Parker. Une conférence de presse qui avait plus vocation à faire la pub du programme que d’en préciser les contours.
À lire aussi
Casting 5 étoiles
Le maire de la Ville et ancien ministre, André Santini. Une référence du secteur de l’éducation, Agnès Perrin-Turenne. Un puissant homme d’affaires et grand patron du groupe Les Mousquetaires – l’un des principaux acteurs économiques d’Issy-les-Moulineaux – Thierry Cotillard. L’entrepreneur Serge Bueno (Smart Good Things). Et, enfin, l’ancien meneur des Bleus, Tony Parker. Difficile de faire plus clinquant.
Une grande affiche publicitaire de la marque Nike avait aussi été déployée dans leur dos. Et les deux premiers rangs étaient réservés à la presse. Histoire que les photos soient réussies. Serge Bueno ne s’en est d’ailleurs pas trop caché. « C’est un grand cœur qui se cache derrière ce projet, une mission de justice. C’est le message que vous devez partager », a-t-il lancé en direction des médias.
De grands moyens mais un programme pédagogique à l’état embryonnaire ?
Mais de quoi parle-t-on exactement ? D’une « formation qualifiante dédiée au management par le sport », dixit Thierry Cotillard. Le tout, à destination des salariés des entreprises du secteur privé « installées à Issy-les-Moulineaux et dans le Grand Paris » puis, dès septembre 2025, aux étudiants post-Bac. Celle-ci doit démarrer dans trois mois, en janvier 2025. « Il y aura un programme lié à la créativité et un autre aux datas, à l’IA (intelligence artificielle)… Nous allons démarrer la conception pédagogique afin d’être prêts en janvier », a confié, pour sa part, Agnès Perrin-Turenne.
Sur le plan financier, Serge Bueno a annoncé un budget avoisinant le million d’euros pour l’année 2025. Tandis que Thierry Cotillard a assuré qu’il mettrait « son réseau à disposition ». Agnès Perrin-Turenne a également évoqué un « département égalité des chances [rendu possible grâce aux nombreux partenaires] », avec des bourses censées permettre à des jeunes aux maigres revenus « d’accéder à l’excellence par ce dispositif ».
Des materclass et événements avec des sportifs et parasportifs sont, enfin, prévues pour les entreprises partenaires qui seront « fédérées au sein d’un club affaires ». De nombreux jumelages avec d’autres villes, un partenariat avec une ambassade et des discussions avec des pays européens – dont l’Italie – et d’Afrique sont aussi dans les tuyaux, afin de mettre en place des échanges étudiants, notamment.
Que vient faire Tony Parker dans les Hauts-de-Seine ?
Il y a presque un an jour pour jour, « TP » aurait mis pour la première fois de sa vie les pieds à Issy-les-Moulineaux. En dédicace dans un magasin de Thierry Cotillard, l’ancien basketteur aurait alors attiré une horde de jeunes en délire. Le président du groupe Les Mousquetaires aurait ensuite organisé une rencontre avec le maire de la Ville, André Santini, lors duquel les trois hommes auraient convenu de travailler ensemble. « Thierry a été l’entremetteur et Tony est tombé amoureux de la ville. Il va vite en amour », s’est amusé l’ex ministre. Voilà pour le storytelling délivré par les acteurs du projet.

Dans les faits, Tony Parker multiplie les projets entrepreneuriaux depuis sa retraite sportive. En plus de détenir deux clubs de basketball à Lyon (l’ASVEL Lyon-Villeurbanne depuis 2014 et le club féminin du Lyon-ASVEL depuis 2017), il a intégré en janvier dernier le casting des investisseurs de la saison 4 de l’émission « Qui veut être mon associé » produite par Arthur et diffusée sur M6.
Ces derniers années, le quadruple champion NBA investit également dans l’éducation. Après avoir lancé une Tony Parker Academy à Lyon en 2019, TP a annoncé qu’il allait exporter son concept en région parisienne, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). « J’ai commencé à Lyon parce que mes clubs sont là-bas, mais je veux m’implanter et partager mon expérience avec l’Île-de-France », a-t-il réaffirmé ce jeudi 10 octobre.
Avant de conclure : « C’est dur d’être entrepreneur en France, mais je veux essayer de créer des plateformes pour que les jeunes puissent s’en sortir. Je sais que 95 % des apprenants ne deviendront pas sportifs de haut niveau, mais je veux susciter chez eux d’autres passions. Les chefs d’entreprise apprécient énormément de valeurs du sport, comme la capacité à engranger d’importantes charges de travail. C’est ce que je veux partager et c’était le meilleur endroit pour le faire. »
Le CampUS Tony Parker a pour objectif de former 1 500 à 4 000 salariés et 350 à 500 étudiants à horizon 2027.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale à travers les archives web
DMJarchives.org représente une véritable institution dans le domaine de la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, notamment à travers les archives web.
Engagement envers la préservation
Engagé dans la sauvegarde de la richesse culturelle et patrimoniale de la région IDF, DMJ Archives offre un accès inestimable à une vaste gamme de documents historiques numériques.
Grâce à son partenariat avec l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en gardien vigilant de la mémoire collective numérique, permettant à chacun d’explorer les trésors d’archives web de l’Île-de-France.
Exploration des archives
Organisées par territoire, les archives internet disponibles sur DMJarchives.org permettent une immersion approfondie dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne.
De la reconstitution minutieuse des sites internet locaux à la mise à disposition de documents variés, cette plateforme offre une mine d’informations pour les chercheurs, étudiants et passionnés d’histoire.
Un lien avec le passé
En embrassant les technologies numériques, DMJ Archives transcende les barrières temporelles, offrant à tous la possibilité de se connecter avec le riche passé de l’Île-de-France.
En explorant les archives web sur DMJarchives.org, chaque visiteur est invité à devenir un acteur de la préservation de l’histoire locale, contribuant ainsi à préserver et à transmettre ce précieux héritage pour les générations futures.
Conclusion approfondie
Dans un monde en constante évolution, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un témoin fidèle du passé numérique de l’Île-de-France.
En explorant cette mémoire collective numérique, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans l’histoire locale.
Pour découvrir plus sur l’histoire de l’Île-de-France à travers les archives web, rendez-vous sur DMJ Archives.

