
Voir mon actu
Actu.fr, La Gazette du Val-d’Oise : Depuis les émeutes de l’été 2023, vous avez mis en place une procédure destinée à aider les bailleurs sociaux dans leur démarche d’expulsion de locataires commettant des troubles à l’ordre public et des infractions graves. Où en est-on ?
– Xavier Melki, maire (dvd) de Franconville (Val-d’Oise). Quand on a suffisamment de rapports de police, on envoie un courrier au bailleur pour lui dire qu’un de ses locataires se rend coupable de ces faits-là. On ne parle pas de musique trop forte, mais de rixe, de port d’arme, de trafic de stupéfiants, de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. Leur avocat et le nôtre peuvent alors envisager une procédure d’expulsion. Ça prend du temps et ça coûte de l’argent mais c’est le prix de la tranquillité. Au début, ça a été un peu compliqué mais de plus en plus de bailleurs sont en phase avec ce discours-là. On est sur une quinzaine de procédures en cours. Le bailleur qui refuse, on considère qu’il fait obstruction au pouvoir de police du maire. Notre avocat va même, dans certains cas, parler de complicité passive. On commence à faire passer le message qu’on ne tolère plus et qu’on pose les dossiers sur le bureau du juge.
Vous voulez appliquer ça dans le domaine privé ? Vous voulez vous immiscer dans un contrat entre propriétaire et locataire ?
Je ne m’immisce pas. J’explique que je suis, dans les compétences qui sont les miennes, garant de la tranquillité et de la sécurité publique. On envoie un courrier type aux syndics de copropriété expliquant qu’on a mis en place un dispositif dans le parc social, qu’on veut l’étendre dans le parc privé et que le cas échéant, s’ils ont besoin d’aide ou d’assistance sur la constitution d’un dossier d’expulsion ou pour saisir le propriétaire, on a un avocat à leur disposition. De notre côté, quand on aura des faits graves, sérieux, répétitifs, concernant l’un des occupants de leurs logements, on les saisira. Pour des raisons de confidentialité, on leur demandera si leur avocat pourrait se rapprocher du nôtre pour prévenir le propriétaire que son locataire trouble la tranquillité, qui peut l’ignorer de bonne foi.
Ce sera au propriétaire d’engager une procédure d’expulsion ?
Oui.
Ça a un coût…
Tout à fait. Ça a un coût aussi pour la commune. C’est le coût de la tranquillité.
En général, le propriétaire engage une procédure d’expulsion si les loyers ne sont plus réglés.
Normalement le syndic doit faire son travail. Quand il y a un locataire qui fout le bazar dans l’immeuble, il doit saisir le propriétaire.
« Peur, d’appeler la police, des représailles »
Vous mettez la pression sur le syndic pour qu’il mette la pression sur le propriétaire.
Le problème, ce n’est pas de mettre la pression, le problème, quand vous avez un certain nombre de colocataires ou de copropriétaires dans une résidence qui sont importunés par un individu qui fout le bazar, c’est que ces gens-là ont peur, d’appeler la police, des représailles. Et on ne peut pas tolérer ça. Nous, on prend les devants et quand on est au courant de faits suffisamment graves, on saisit nous-même le propriétaire pour l’informer de la situation. Après, c’est le rôle du syndic de copropriété qui est là pour l’accompagner. Dans un premier temps, je pense que c’est le syndic qui va mettre en demeure le locataire. Si la personne continue, on entre dans une procédure judiciaire. Peut-être aussi que le propriétaire, s’il arrive au terme du bail, pourra le dénoncer.
Le syndic pourrait se substituer au bailleur
Dans la lettre-type envoyée par la mairie aux syndics de copropriété, Xavier Melki précise que « la responsabilité du bailleur pourra être mise en cause si [ce dernier] était au courant des agissements de son locataire, et s’il a été mis en demeure par le syndic de la copropriété de les faire cesser afin de respecter les dispositions du règlement de copropriété. En cas de carence, le syndic pourra se substituer au bailleur, conformément aux dispositions du Code civil (article 1341-1) afin de demander au tribunal judiciaire au nom du bailleur la résiliation du bail pour violation de celui-ci et non-respect du règlement de copropriété ».
.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale à travers les sites d’archives
DMJarchives.org représente une véritable institution dans le domaine de la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, en offrant une multitude de documents archivés.
Engagement envers la préservation
Engagé dans la sauvegarde de la richesse culturelle et patrimoniale de la région IDF, DMJ Archives offre un accès inestimable à une vaste gamme de sites d’archives.
Grâce à son partenariat avec l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en gardien vigilant de la mémoire collective, permettant à chacun d’explorer les trésors archivés de l’Île-de-France.
Exploration des sites d’archives
Organisés par territoire, les sites d’archives disponibles sur DMJarchives.org permettent une immersion approfondie dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne.
De la reconstitution des sites internet locaux aux documents numériques, cette plateforme offre une mine d’informations pour les chercheurs, étudiants et passionnés d’histoire.
Un lien avec le passé
En embrassant les technologies numériques, DMJ Archives transcende les barrières temporelles, offrant à tous la possibilité de se connecter avec le riche passé de l’Île-de-France.
En explorant les sites d’archives sur DMJarchives.org, chaque visiteur est invité à devenir un acteur de la préservation de l’histoire locale, contribuant ainsi à préserver et à transmettre ce précieux héritage pour les générations futures.
Conclusion détaillée
Dans un monde en constante évolution, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un témoin fidèle du passé de l’Île-de-France.
En explorant cette mémoire collective, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans l’histoire locale.
Pour découvrir plus sur l’histoire de l’Île-de-France à travers les sites d’archives, rendez-vous sur DMJ Archives.

