En Seine-et-Marne, la mairie de Lagny-sur-Marne dispose de quatre pièges photographiques pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets. Elle a aussi durci ses sanctions contre les contrevenants pris la main dans le sac, pour endiguer ce fléau.
C’est un fléau qui n’épargne aucune commune d’Île-de-France. Les dépôts sauvages de déchets continuent de gâcher la vie des habitants. Selon une étude de l’institut Terram, un think tank dédié à l’étude des territoires, huit habitants de zones rurales sur dix considèrent que jeter des déchets dans l’espace public est inacceptable, même si pour un habitant sur cinq, certains comportements d’abandon de déchets sur la voie publique peuvent être compréhensibles.Ces habitants réclament quand même plus de poubelles, de points de collecte pour déposer les déchets. Un peu plus d’un quart d’entre eux estiment aussi qu’il faut des sanctions systématiques pour ceux qui laissent leurs déchets dans l’espace public. Et les communes s’arment pour lutter contre ces dépôts sauvages, du tas de sacs poubelles au tas de gravats.
À Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, la mairie s’est dotée il y a quelques semaines de quatre pièges photographiques. Déclenchés par le mouvement, ils prennent plusieurs clichés en l’espace de quelques secondes et permettent de prendre sur le fait, à tout moment du jour et de la nuit, une personne en train de déposer illégalement des déchets.


« Sur les photos, on voit clairement les véhicules et les plaques d’immatriculation », explique Benoît Breysse, le directeur de cabinet du maire de Lagny-sur-Marne. « Ça permet de retrouver le propriétaire du véhicule et de lui envoyer l’amende qui correspond à son dépôt. »